01 juillet 2008
Moa j'y crois !
Ça y est. C’est demain le grand jour.
Je vais pouvoir montrer à un jury de professeurs et de professionnels pourquoi je suis arrivée jusque là, pourquoi je veux absolument intégrer ce Master, pourquoi je mérite de faire partie des « finalistes ». Je vais leur dire tout ça, et j’espère être convaincante.
Parce que dans mon cœur, dans ma poitrine, dans mes tripes, ça ne fait pas de doute : ce Master est fait pour moa, il correspond en tout point à ce que je veux faire plus tard. Il me permettra d’apprendre les astuces et les combines de l’écriture au service de la culture, il m’ouvrira les portes d’un domaine auquel je n’ose toucher depuis trop longtemps de peur de ne pas être à la hauteur, il m’offrira la possibilité de montrer mes aptitudes dans la rédaction, et aussi, surtout il m’apprendra ce qui me manque, il comblera mes lacunes et me formera concrètement à un métier, ou en tout cas à une branche de métiers.
J’ai tellement envie d’y croire, j’ai tellement envie d’y être, j’ai tellement envie de finir mes études sur cette note parfaite, sur cette fin adéquate, sur cette réussite personnelle !! Je pars donc demain à 8h, direction Grenoble, pour prouver à ce jury que oui, il faut me prendre !!!! L’entretien est à 11h, après une demie-heure de métro, une heure et demie de train, et une vingtaine de minutes en tram !
J’ai l’air gonflée de convictions et de confiance, là, tout de suite, mais au fond je suis terrorisée, et je sais que demain va être un jour important. Important pour mon avenir, important pour la suite … J’espère que j’aurai l’occasion de m’exprimer sur cette passion, de dire les choses comme je les ressens, de placer tout ce qu’il me semble important de dire dans ce genre de situations. J’espère que je n’aurai pas de regrets, car même si je ne suis pas acceptée, avoir l’impression d’avoir tout donné, de s’être battue, c’est quand même une grande satisfaction en soi.
Et puis, pour le reste, ce ne sera plus de mon ressort …
Je n’aurai plus qu’à crier très fort une fois sortie, je n’aurai plus qu’à croiser les doigts, les pieds et les cheveux pour avoir une réponse positive, et puis à me laisser enivrer un instant par l’idée que oui, je pourrais peut-être bien aller étudier à Grenoble …
En attendant, je vais chercher la tenue adéquate pour demain … Et je vous souhaite une agréable soirée !

20:23 Publié dans Mes rêves | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : entretien, master, grenoble
17 juin 2008
C'est quand le bonheur ? :D
Ça devait être un pressentiment. Un drôle de sixième sens. Quelque chose d’inconscient, de lointain. Mais c'était bien là.
Quand j’ai changé ma bannière, il y a plus d’un mois de cela, j’ai fouillé dans les images rangées dans mon ordinateur, des images coup de coeur, et j’ai trouvé celle-ci. Un dessin de Samuel Ribeyron, un artiste que j’aime beaucoup depuis quelques années, et que je suis de loin car il dessine notamment les pochettes de CD d’Amélie-les-crayons, une chanteuse que j’aime à la folie.
J’ai toujours beaucoup aimé toutes ces maisons colorées, cet amoncellement de petites bicoques, ça me rappelle le Sud et ses habitations bigarrées. Je trouve ça poétique. Et puis, il y avait ce petit couple de mariés, en haut à droite, qui était là l’air de rien, en plein voyage, profitant juste du moment présent, regardant avec bonheur défiler de très jolis paysages. Ces petits mariés, ils étaient là, alors je les ai laissé. Mais ce sont les couleurs qui m’ont plu, c’est sur les maisons que s’est porté avant tout mon regard et mon coup de coeur, alors je me suis dit « qu’importe, les mariés, ce n’est qu’une petite illustration de plus pour embellir l’image, mais ce qui compte, ce sont ces petites maisons rose, bleu et jaune, cet arc-en-ciel de facades. »
Aujourd’hui, je ne vois plus que les mariés. Et pour cause !
Ce que je ne pouvais dire jusque là, de peur que telle ou telle personne de mon entourage tombe dessus sans que je ne lui ai annoncé avant, c’est qu’il s’est passé autre chose pendant ce petit week-end à Rome, il y a à peine 4 semaines. Vous vous souvenez, mon doudou m’avait emmené là-bas en week-end surprise pour nos 3 ans ? Et bien en plus de découvrir Rome avec un grand plaisir, j’ai eu une autre surprise. Et de taille ! Celle de voir mon doudou, dans ce cadre idyllique, se plier en 4 et me demander en mariage...
Je dois avouer que je suis un peu fleur bleue. Je suis une incorrigible romantique même. J’ai toujours rêvé de me marier un jour. Dans ma famille, il n’y a pas eu de divorce (enfin depuis que j’en fais partie), pas de déchirement de couple, pas de famille décomposée et recomposée … Je ne dis pas que tout a toujours été rose, loin de là … Mais je n’ai jamais été traumatisée par un divorce, je n’ai jamais eu à me plaindre des cicatrices et des souffrances d’une séparation, et des affres d’une famille recomposée. Alors je pense que c’est aussi pour ça, à l’heure actuelle, que je n’ai pas une vision nécrosée et blasée du mariage. Je pense que dans ce genre de cas, l’expérience compte beaucoup, et que les événements qui ont marqué ou non une vie familiale influe forcément sur la vision qui naîtra de la conception de la famille (et ici donc, du mariage). Peut-être que si mes parents étaient divorcés, je n'y attacherai pas tant d'importance ... Mais en tout cas, de par mon éducation et ma vie familiale, j'ai eu, depuis toute petite, une bonne disposition pour le mariage.
Autant dire que j’en ai toujours rêvé. Et c’est arrivé.
Mon doudou l’a fait. Il a osé. Il m’a demandé en mariage dans notre petite chambre d’hôtel adorable en plein centre de Rome. Il a fait joliment les choses, il m’a donné une lettre magnifique qu’il avait écrite, et qui m’a fait monter les larmes aux yeux, et il a continué en m’offrant une petite boîte colorée entourée de pétales de roses dans laquelle était disposée la bague. Une bague magnifique, comme je les aime. Discrète, pas du tout bling bling, soft, très jolie, très classe aussi, juste parfaite.
La voici :
Il a fallu aller chez le bijoutier la faire changer puisqu’elle était un peu grande, mais après 3 semaines d’attente, ça y est, j’ai eu ma bague faite sur mesure, et elle ne me quitte plus !! Je l’aime d’amour !!
Voilà. Je ne sais pas trop quoi dire d’autre. Si ce n’est que je suis heureuse. Vraiment.
Et si c’était ça le bonheur ? Un savant mélange, une douce alchimie entre les différents pôles d’une vie ?... Alors si c’est ça, je suis en plein dedans. En plein dedans.
Et ces deux petits mariés, sur ma bannière, là en haut à droite ... Ils ne sont finalement pas là pour rien. Peut-être que je le pressentais. Peut-être pas. En tout cas, maintenant ma bannière a encore plus de sens au jour d'aujourd'hui. Et je sais maintenant que ces deux petits mariés, là, ce sera bientôt nous ... Bientôt.

16:31 Publié dans Mes rêves | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : amour, mariage, rome, bague
20 avril 2008
La vie c'est mieux quand on est amoureux ...

ça va bientôt faire 3 ans. Dans moins d’un mois, nous y serons
3 ans. C’est beaucoup et rien à la fois. C’est 3 ans de complicité, de découverte, d’apprivoisement … C’est 2 ans de vie quotidienne, 2 ans de douceur, 2 ans de confirmation. C’est 1 an d’aller-retour entre Lyon et Paris. C’est beaucoup de mouchoirs usagés, de fous-rires à deux, d’instants passagers, de longs week-ends fiévreux. C’est une main qui attrape la vôtre, c’est un sourire qui répond à l’autre, c’est une infinité de bonheurs.
C’est des bêtises de gosses, des paris stupides, des décisions sur un coup de tête, des envies d’ailleurs, des moments bilan, des doutes en vrac, des peurs d’enfant, des départs émouvants. C’est du bon et du douloureux, du doux et du rèche, de l’extraordinaire et du quotidien.
C’est cette passion partagée pour les concerts, c’est l’amour des gens et de la vie, c’est le goût pour les choses simples, c’est le plaisir d’être bien entouré et de savoir qui sont ses amis. C’est des petits riens de tous les jours, des petits riens qui font les grands tout. C’est sa main dans mes cheveux, son regard qui m’embrasse, ses attentions rien que pour moa. C’est l’impression de pouvoir tout affronter, quand on est tous les deux. C’est cette force que l’autre nous donne. Cette façon que nous avons de nous obliger à nous dépasser. C’est les secrets, les moments d’intimité, les matins à se réveiller dans des bras amoureux. C’est savoir qu’on n’est pas, qu’on n’est plus tout seul. Et ça n’a pas de prix.
Depuis toute gamine, j’avais cet espoir, cette envie, ce besoin presque utopique de trouver quelqu’un qui me conviendrait, m’apprendrait, me comblerait. J’ai longtemps rêvé du prince charmant, j’étais une incorrigible romantique, tout en étant persuadée que ça n’était qu’aux autres que ça arrivait, et jamais à moa. Comme si j’étais allergique au bonheur, comme si une mauvaise fée m’avait jeté un sort à ma naissance, en m’octroyant ce fichu bec de lièvre. Il faut dire qu’à l’époque de l’adolescence, les garçons ne juraient que par le physique, et même si certains pouvaient apprécier ma compagnie, dès que la possibilité de « sortir ensemble » se posait par copine interposée, la réponse était toujours la même, négative : « c’est dommage qu’elle ait son bec de lièvre » … C’était comme une fatalité inexorable, quelque chose contre lequel il était impossible de lutter, et qui me condamnait à être seule toute ma vie. Alors quand j’ai eu mon premier vrai copain, celui qui avait 10 ans de plus que moa et qui m’a pris comme j’étais, conjurant le sort, c’était pour moa presque trop beau. Ça ne l’a finalement pas été, puisque je n’étais pour lui qu’une de ses nombreuses passades, mais même si j’ai laissé des plumes dans cette histoire, ça m’a quand même permis de faire entrer un soupçon d’espoir dans mon esprit … Oui, finalement j’avais peut-être bien droit à l’amour, moa aussi. Ou à quelque chose d’approchant. Je n’étais plus le vilain petit canard remisé au coin. J’allais avoir droit aux baisers, aux signes d’affection, à un rien d’amour, moa aussi.
J’ai perdu un brin d’innocence avec tout ça, mais j’ai aussi gagné un peu de confiance, et des espoirs rêveurs. Et puis j’ai eu mon premier vrai grand amour, comme on dit, à 15 ans, ça a duré un peu plus de 4 ans, et j’ai été vraiment heureuse. Il m’a permis de comprendre que j’avais le droit d’être aimée, que je le méritais même, et que c’était à moa de faire de ma vie ce que je voulais, qu’il ne tenait qu’à moa d’œuvrer pour être heureuse et épanouie.
Et puis, après une fin de relation en demie-teinte, j’ai rencontré Olivier. Il n’avait pas la place facile. Arriver après mon grand amour, celui qui me connaissait le mieux au monde, celui qui s’était tellement intégré à ma famille qu’il en faisait définitivement partie …
Je crois que les enjeux étaient de taille pour moa, à l’époque … J’avais fait un choix en mon âme et conscience, mais je n’avais décidément pas envie de m’être trompée.
Alors nous avons commencé une histoire, doucement, de loin, mais en étant déjà très proches, très fusionnels, à discuter jusqu’à pas d’heure et à apprendre à se connaître comme si nous étions avides d’en savoir toujours plus. C’était une période exquise … Il y avait de l’appréhension de part et d’autres, des peurs, des doutes, des envies, des attentes, de l’excitation … Tout ça mélangé donnait un sacré cocktail !
Et puis est venue la première rencontre, ce fameux 13 mai … Toute cette appréhension, ce poids sur les épaules, ce flip de n’avoir pas fait le bon choix, d’avoir agit sur un coup de tête … Finalement, la découverte a été douce et enivrante, et elle continue depuis 3 ans.
Ce qu’on a construit ensemble, petit à petit, pas à pas, ça me rend terriblement fière. Cette relation que l’on a bâti pierre à pierre, toute cette complicité, c’est quelque chose d’unique, que je chéris tous les jours.
Et puis, lui … Après 3 ans je suis toujours aussi admirative de son caractère de battant, de sa bonne humeur presque perpétuelle, de sa bêtise infinie, de son imagination débordante, du soin qu’il met à toujours vouloir me rendre encore plus heureuse.
J’ai beaucoup de chance de l’avoir.
Malgré mes déboires passés, mes quelques démons, mes histoires lourdes à porter, il a su trouver sa place dans ma vie, il a permis à notre relation de prendre toute la dimension dont elle avait besoin pour s’épanouir et se régénérer.
Je sais bien que par les temps actuels, il est de plus en plus rare de passer une vie entière avec une seule et même personne. C’est même devenu has been.
Mais moa, ce dont je suis sûre, à l’heure actuelle, c’est que c’est bien avec Olivier que j’ai envie de partager ma vie, d’avoir des enfants, d’acheter une maison … C’est de ça dont je rêve, c’est ça qui alimente mes projets, mes envies.
Et ces 3 ans d’histoire, ce n’est que l’introduction. L’introduction de tout le bon qui va suivre. Parce que cette histoire, j’ai bien envie qu’elle dure un bon bout de longtemps.
Et pour sûr, Goldman ne s’y trompait pas : « La vie c’est mieux quand on est amoureux » …

22:16 Publié dans Mes rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 novembre 2007
Humeur du jour, Bonjour !
Pour contrebalancer toutes mes notes d’humeur, mes matins chagrins et mes coups de gueule, voici une petite note gaie, joviale, sereine, pour dire que je me sens bien dans mes baskets, en ce moment.
Et oui, on dirait bien que ça va !
J’aspire à pas mal de sérénité en ce moment, je me sens pas trop mal dans mon corps et dans ma tête. Même si j’ai parfois des nuits agitées, je dors beaucoup mieux et je suis bien moins fatiguée que l’année passée ! Ceci s’explique en partie par le fait que mon boulot d’hôtesse de caisse me fait commencer au plus tôt à 9h15 le matin, et parfois bien plus tard, ce qui me permet de faire des bonnes nuits, et de me reposer suffisamment. Bien sûr, en contrepartie, il arrive souvent que je finisse le boulot à 19h30 ou 20h30, ce qui me réduit sacrément mes soirées, mais enfin, je tiens le coup. Bien sûr, ceci est en l’état actuel des choses, je serai sûrement beaucoup plus fatiguée et grincheuse au réveil quand j’aurai commencé mon stage au second semestre et que j’aurai retrouvé des horaires matinaux, et qu’il me faudra réduire mes grasses matinées du week-end pour cause de mémoire à rédiger !
Mais qu’importe, pour le moment je me porte plutôt bien, et la fatigue qui se fait certains jours mon ennemie la plus coriace m’a laissé un peu tranquille ces derniers temps … Alors je me réjouis, et j’essaye de profiter du petit bout de temps qui m’est imparti pour occuper un peu mes journées et pour aller contre l’impression de ne passer ma vie qu’au boulot.
Je me rends compte que je n’ai vraiment pas de quoi être malheureuse, et les quelques soucis quotidiens qui m’encombrent l’esprit me paraîtront probablement bien futiles dans quelques petites années.
Vouala, je crois qu’on peut dire que je suis heureuse.
Que j’arrive à mener ma vie bon train, comme je l’entends, et que les quelques changements de programme qui viennent perturber mes projets à l’occasion, je m’en accorde.
Je crois que je me construis pas à pas, et que je n’ai pas tant de choses que ça à envier à d’autres. Que le bonheur, mon bonheur, c’est moa qui me le crée, et qui fais ce qu’il faut pour qu’il reste le plus longtemps possible au goût du jour.
Ce soir, je n’ai plus envie de me plaindre, de bouder ou de regretter, j’ai juste envie de profiter de ce que j’ai.
Le bonheur c’est d’arriver à désirer ce qu’on a déjà
C’est du vent dans la prose, du temps qui prend la pose
C’est du chagrin qui se repose …
Alors le temps d’une petite soirée, j’ai envie de penser que je suis dans le clan des chanceux, de ceux qui portent leur vie à bouts de bras malgré les aléas de la vie, de ceux qui ont la rage et qui profitent de la moindre petite parcelle de soleil qu’on leur offre. Mon état d'esprit sera peut-être bien différent demain, mais je m'en fous, c'est maintenant qui compte ...
Ce soir j’ai envie d’être optimiste.
Ce soir, j’ai envie de voir la vie en rose. Et plus seulement en noir et blanc.
J’veux de la couleur, et des fous-rires, des ptits bonheurs, des gros sourires …
C’est pas d’ma faute si tout va bien
Voyez ça avec ma mère
C’est pas d’ma faute si j’vais bon train
J’ai rien pu y faire

20:35 Publié dans Mes rêves | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22 octobre 2007
Des rêves à ma hauteur
N’est pas funambule qui veut.
Pour ça, il faut un minimum d’adresse, d’équilibre, de confiance.
Je ne serai jamais funambule.
J’en ai un peu marre de rêver tout le temps. D’espérer. De faire semblant d’y croire.
Je voudrais vivre ma vie rêvée, au lieu de rêver ma vie.
Je ne me sens pas à la hauteur de tous ces rêves qui me hantent. Je n’arrive pas à les atteindre, jamais. Quand je les touche du doigt, c’est toujours pour mieux les repousser. Je voudrais avoir cette volonté à toute épreuve. Je voudrais y croire vraiment, pour moa. Mais est-ce que j’en suis capable ? L’équation la plus bancale, dans mon petit monde, c’est moa. Je suis trop instable, je désire trop de choses, je voudrais tout et toujours plus. Et je n’arrive jamais jusque là. Ça me mine.
J’ai l’impression de ne jamais décoller, de toujours rester ancrée dans ce sol trop dur, et de ne pas arriver à saisir ces rêves qui semblent à porté de main. Je crois que la peur d’échouer me tétanise, et que, pour ne pas dégringoler, je n’essaye même pas par moa-même d’y arriver. Je baisse les bras de suite. Je n’y crois pas vraiment, alors comment pourrais-je atteindre mes rêves autrement que dans mes pensées ?... J’ai trop peur d’y croire. J’ai trop peur de tout voir s’écrouler. Est-ce qu’un jour j’aurai la force et le courage d’oser, vraiment oser, et de me donner les moyens ? Est-ce que je vais arrêter de me retrancher dans mes craintes et mes douleurs pour faire quelque chose de bien de moa ?
En attendant je stagne. Je suis à l’état de larve, perpétuellement dans l’attente. J’attends que mes rêves s’abaissent jusqu’à moa, parce que tendre la main vers eux m’impressionne trop. Je suis déchirée entre l’envie de faire, et la peur d’espérer des choses que je ne mérite pas.
Il me faudrait des rêves à ma hauteur.
Des rêves à ras de terre.
Pour que je puisse les réaliser sans trembler, sans avoir peur de l’échec ni des limites de mes capacités.
Il faudrait que j’arrête de rêver trop fort.
Ça fait mal à la tête.

20:50 Publié dans Mes rêves | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04 juillet 2007
Un nouveau souffle

L’année scolaire est bien finie.
Pas de doute, c'est terminé.
Après un mémoire qui m’a pris des heures et des mois de travail acharné, après un rapport de stage qui a usé le peu de forces qui me restait, après des résultats validant ma première année de M1, je suis officiellement en vacances.
Mieux que ça, j’ai retrouvé le sourire. Je me sens plus légère, plus optimiste, plus positive sur toutes les choses que la vie pourrait m’offrir. Moa qui ruminais quelques idées bien noires ces dernières semaines, j’ai vu les dernières s’envoler il y a peu de temps, et j’ai vu les éclats de rire tonitruants revenir à grands pas de géant !
Ma vie a quelque chose de plus rose, de plus perçant, de plus doux que je ne l’avais pensé. Toutes mes envies sont revenues, encore enflées d’autres projets, d’autres rêves, d’autres possibilités.
Je ne me sens plus inutile.
Je me sens pleine de force, de liberté, de potentiel, de vitalité.
Après un passage à vide, mon sourire est revenu, et pour ne plus décamper cette fois-ci.
Il y a encore beaucoup de choses qui restent floues par rapport à l’avenir, beaucoup d’incertitudes, de questionnements, de tâtonnements. Mais c’est pas grave. C’est le lot de tout le monde de ne pas savoir de quoi sera fait demain, à plus ou moins grande échelle.
Mais je me dis que même si la vie ne m’amène pas jusqu’où je l’avais souhaité, c’est pas bien grave finalement, je prendrais une autre route, peut-être plus détournée, peut-être moins directe, peut-être plus chaotique, mais j’arriverai au bout. Parce que je me suis toujours battue pour ce que je voulais, et que si j’en suis là maintenant, ce n’est pas par hasard.
Alors j’ai décidé d’arrêter de me rabaisser et de penser que je suis plus nulle que tous les autres. Je vais arrêter de croire que n’importe qui vaut mieux que moa. Je vais arrêter de me prendre la tête sur ce degré de perfection que je n’atteindrais jamais. Et je vais juste être moa, à partir de maintenant. Juste une Elise pas trop mal dans ses baskets qui espère que la roue tournera en sa faveur …
Ça sera déjà un sacré bon commencement !
Un sacré bon commencement.
19:45 Publié dans Mes rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27 mars 2007
Out
C’est déjà terriblement pesant, et ça n’est que le début.
Y aura encore pas mal de larmes qui vont couler, des larmes de fatigue, d’énervement, de tristesse, de « j’en peux plus ». Comme hier.
Les hoquets, les yeux tellement plein de larmes à ne plus rien y voir, les mouchoirs qui diminuent à vue d’œil … Y aura encore plein de tout ça, et aujourd’hui faut que je trouve la force de continuer, pour me dire un jour de fin juin : « j’y suis arrivée ».
Ces peurs, ces moments de faiblesse, de perte de repère, de moments de flottement, où l’on se sent bon à rien, où l’on a envie de se réfugier sous la couette et rien d’autre … je ne veux plus en connaître, mais je sais que j’en supporterais encore.
C’est comme ça qu’on se construit, qu’on se blinde, qu’on grandit.
Ben en tout cas c’est la première fois que j’en arrive à cet essoufflement, à cette fatigue, à cette lassitude. Et ça fait peur. Drôlement drôlement peur.
Mes épaules seront-elles assez solides pour porter tout cela ? J’en doute. Et si y avait pas quelqu’un à mes côtés pour y croire pour moa, je me demande bien si je n’aurais pas définitivement baissé les bras à l’heure actuelle.
Un rendez-vous démoralisant avec ma directrice de recherche et je me sens plus perdue que jamais. Parce que oui je suis en retard, oui je suis incapable de formuler ce que je veux vraiment faire et où je veux exactement aboutir, oui je n’ai pas suffisamment de temps pour travailler sur mon mémoire avec mon emploi du temps archi plein, oui je commence à me demander ce que je fais là …
Alors même s’il y a cette possibilité de rendre ce mémoire en août, en tout dernier recours, je n’ai pas envie d’en arriver là. Je ne veux pas choisir cette facilité. Je veux le rendre en même temps que les autres, même si je bosse à côté et même si ça doit me demander des nuits blanches.
J’ai peut-être trouvé une piste. Quelque chose de vraiment bien, un sujet plus ciblé qui me plaît, que je connais mieux, et qui me permettrait en plus de me servir de mon expérience propre pour enrichir mon propos. Mais est-ce que j’aurais le temps d’exploiter cette piste, vraiment ? N’est-ce pas trop tard ? Est-ce que j’irais au bout de mes envies et de mes ressources ou est-ce que mes ambitions sont trop démesurées ?
Je me sens comme à terre, je craque sous la pression … Les vacances sont archi demandées à ma porte ! Et en même temps je pense, j’espère, que quelques jours de repos et de décompression m’aideront à y voir plus clair, à me remotiver à bloc, et à me permettre de foncer vers la ligne droite d’arrivée qui m’attend.
Et comme c’est tellement approprié en ce moment, quelques notes d’Emily Loizeau :
Oui elle a peur …
Sur le chemin
Et sur la route qui file loin …
17:50 Publié dans Mes rêves | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12 mars 2007
Clopin clopant
Sensation de flottement … de perte de contrôle …
Y a des jours ça va drôlement bien, et d’autres où j’ai un goût trop amer dans la bouche …
Y a des moments où je suis motivée, reboostée à 200 %, je pourrais croquer le monde à force d’envies … et d’autres où je me sens plus bas que terre, tellement incapable, tellement inutile…
C’est dur de jongler avec tout ça … je voudrais être un peu plus constante, un peu moins d’humeur changeante … je voudrais être moins fragile, ne pas me laisser laminer par des moments de doute, de peurs incompréhensibles, d’étouffements …
Je jongle sans cesse cette année, j’ai l’impression de ne jamais m’arrêter, j’ai de plus en plus de mal à décompresser … je suis toujours dans l’attente, dans le stress, dans la peur de mal faire … et du coup la pression se relâche trop peu souvent, je reste constamment en tension, je n’arrive pas à souffler … les semaines passent terriblement vite, oui ! parce que des journées bien remplies j’en ai à la pelle, et ça me plait bien d’être aussi active ! mais les week-ends passent encore plus vite, et ne me laissent pas le temps ni au moins l’impression de respirer enfin une grande goulée d’air frais. Le temps file et défile, et moa je cours après parce que j’ai trop peur d’en manquer … et je ne profite pas, par conséquent, des moments qui pourraient me permettre de me détendre, de souffler, de ne plus penser à rien …
Du coup les débuts de semaines sont de plus en plus difficiles … étouffants … éreintants …
Je repars clopin-clopant, mais c’est dur, physiquement et psychologiquement.
Je fais mon chemin … mais j’ai hâte que cette année se finisse ! j’ai hâte de pouvoir prendre soin de moa, de me reposer VRAIMENT, de libérer toutes ces tensions qui m’habitent. J’ai besoin d’air … j’ai besoin de partir en vacances, des vraies vacances, tranquilles, épanouissantes, et reposantes. Pas des ersatz de vacances où je suis en apnée pour pouvoir tenir le coup, pas des ptits jours par ci par là en balade dans la France pour suivre Aldebert et sa tournée … non, des vacances comme j’en ai pas eu depuis des années, comme je n’en ai peut-être jamais eus, en fait.
Ce mémoire, à rendre pour fin juin, est une véritable torture pour moa. Je me sens parfois tellement incapable d’en venir à bout, d’avancer, de produire quelque chose de sensé, de structuré. Et pourtant les gros projets ne me font pas peur en général, j’aime relever les challenges … mais celui-ci me pèse énormément, je me sens impuissante face à la tonne de travail à abattre … j’avance tellement doucement, et l’échéance avance tellement vite … je n’ai plus assez de force pour me battre aussi pour ça. J’ai l’impression tellement désagréable d’être arrivée au bout de mes capacités, à la limite de tout ce que je peux donner.
Je baisse les bras …
Et pourtant je sais que je n’en suis pas là pour rien, que je peux arriver à faire quelque chose de ma vie, si je le veux vraiment, profondément …
Mais l’avenir me semble tellement sombre, tellement incertain, tellement bancal …
Je ne sais même pas ce que j’ai envie d’en faire …
Avant, j’avais de grandes ambitions, j’étais rêveuse, un peu tête en l’air, mais j’y croyais à mes rêves, j’y croyais dur comme fer …
Je voulais être comédienne.
Ou écrivain.
Les deux vraies grandes passions de ma vie, qui ne m’ont jamais vraiment quittées.
Mais pourquoi alors aujourd’hui je doute de tout ?
Pourquoi je ne sais pas si je dois me diriger vers un poste de communication ou de relations publiques dans un théâtre, ou si je dois plutôt concilier mes deux passions et travailler par exemple dans une librairie qui me permettrait de m’occuper de livres de théâtre, ou encore si je dois passer les concours de bibliothécaire qui me tentaient quand même énormément il y a encore un an ou deux …
Qu’est ce que je vais faire de ma vie ?
Je sais que je suis à un tournant, que ça risque encore de bouger dans ma tête avant que j’arrive finalement à la fin de mes études dans à peine un an et demi … je sais que je ne suis pas au bout de mes peines, qu’il y aura encore bien assez de doutes pour me faire faire des cauchemars la nuit …je sais tout ça.
Mais les échéances arrivent si vite, ça galope, ça galope, et moa j’ai l’impression de rester au même point depuis trop longtemps.
J’ai tellement peur de l’échec, de décevoir tant de gens après avoir été « la bonne élève de la famille » … A quoi sert d’être bonne élève si on n’est pas capable de trouver un boulot après, de s’épanouir professionnellement parlant, d’avoir un statut ?
Première grosse crise par rapport à tout ça il y a une semaine …
Des larmes qui ne voulaient plus s’arrêter de rouler, et un désespoir perçant dans la voix …
Heureusement qu’Olivier était là. Heureusement.
Parce que je crois qu’à ce moment-là j’aurais été capable de tout laisser tomber, de tout abandonner, de tout jeter par la fenêtre, et basta !
Mais il m’a pris dans ses bras, m’a réconforté, m’a engueulé de baisser les bras, m’a donné du courage, et un ptit brin d’espoir. Ça m’a fait du bien.
Mais j’ai peur qu’à l’avenir ce genre de crises ne reviennent … trop souvent …
Il faut que je fasse des sacrifices cette année. Moins de loisirs, moins de concerts, moins de forum, plus de travail, de recherches, de questionnements sur ce que je veux vraiment. Pour aller au bout.
Pour être enfin fière de moa.
Une bonne fois pour toutes.
Et commencer bientôt à bâtir une vie professionnelle qui me plaise. Et me ressemble.
12:50 Publié dans Mes rêves | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

















































































