08 novembre 2007

Ma ptite famille

Le bonheur, c’est si peu de choses.

C’est deux petits jours passés chez soi, dans sa famille, bien entourée.

C’est le fait de voir des sourires, des mines heureuses, des rires pas forcés pour un sou, tout ça réuni pour quelques heures, juste pour le plaisir d’être ensemble.

C’est les sentir là, tout près, tous : mon papa conteur d’histoires en tous genres, ma maman protectrice et joyeuse, mon frère, discret et taquin, ma sœur bavarde et attentionnée, mon presque deuxième frère, ce déconneur un peu taré, et puis enfin mon amoureux, celui qui un jour a décidé que ma main ne serait plus orpheline.

En un rien de temps, se rendre compte que le mot « famille » peut porter tellement de choses, avoir tellement de sens. Offrir tellement de sérénité. Et d’espoir.

Ces deux jours, c’était ma bouffée d’oxygène à moa. J’en avais besoin. Et je sais que, avant la prochaine, j’aurai le temps de ressentir leur absence, le manque que cela crée en moa, la peine de ne pas les voir aussi souvent que je le souhaiterai.

Je ne sais pas si je suis quelqu’un de particulièrement « famille », mais je sais que la mienne a un sens pour moa. Je sais que je me suis construite au milieu d’eux, que j’ai grandi à leurs côtés, sous leur influence, que j’ai appris, que j’ai mûri en les côtoyant. C’est en partie grâce à eux que je suis devenue ce que je suis.

J’ai vraiment l’impression qu’ils font partie de moa ; ce lien du sang dont on parle tant, je l’ai ressenti très fort pendant ces deux jours.

Est-ce le décès de mon papi qui a fait ressurgir bruyamment ce lien naturel ? Ou est-ce simplement un brin de lucidité qui s’empare de moa plus fort qu’auparavant?

Ils me manquent.

Et tout à la fois, je suis tellement fière d’avoir fait mon petit brin de chemin, d’avoir décidé de vivre ma vie à Lyon, loin d’eux, même si certains jours c’est difficile et douloureux. Je suis contente de vivre par moa-même aujourd’hui, tout en les gardant bien précieusement dans mon petit cœur, et tout en sachant que l’occasion de les revoir arrivera bien vite. Je me sens vraiment plus responsable, pas plus adulte qu’avant, ça non, je suis encore trop insouciante, mais responsable, oui.

Et j’ai tellement envie qu’ils soient tous fiers de moa.

C’est ce que je recherche vraiment, je crois ; je veux les rendre fiers, et c’est ce qui me comble de bonheur quand je décèle une once de fierté à mon encontre dans leurs yeux bleus.

Pour ça, ma famille n’a jamais été un poids, ou quelque chose de semblable. Ils m’ont toujours poussé à faire ce que j’aimais, ce en quoi je croyais, ce pour quoi j’étais douée. Pas d’obligation de poursuite d’études, pas de cloisonnement concernant une scolarité plus lucrative ou florissante, non, rien que des encouragements et du soutien.

J’ai de la chance.

J’ai vraiment de la chance de tous les avoir.

 

Une famille de barjots, oui, surement.

On a tous un peu un grain dans la famille.

Mais on est des doux dingues, des gens qui aiment juste vivre bien, se faire plaisir, partager des moments simples et agréables, où le rire est au programme et où il éclabousse tout autour de lui.

J’espère les avoir près de moa encore un bon bout de longtemps. Ne jamais regretter d’être partie à 400 kms, et d’avoir raté une partie de notre vie familiale. Non, ça je ne le veux pas.

Je sais, je sens qu’à leur contact je suis plus forte. Et je suis moa.

Juste moa.

Ça fait sacrément du bien parfois !

 

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06 septembre 2007

Marlou

Il fallait que je fasse un petit mot pour elle aussi ...

Parce qu’avec le temps, ça devient évident. Notre amitié prend doucettement de l’ampleur. Notre complicité s’affirme. Nos points communs se multiplient, encore et encore.

Parce que au-delà des délires, on partage ensemble de vraies passions, des envies folles, et des rêves d’ailleurs …

Mais pourquoi faut-il toujours que ce soit quand les gens s’en vont qu’on se rend compte de toute la place qu’ils ont prise petit à petit dans nos vies ?... Pourquoi faut-il qu’on soit toujours si nombriliste qu’on ne voit pas toutes les petites merveilles qu’il y a sous notre nez ? Pourquoi attend-on toujours le dernier moment pour dire aux gens qu’on les aime, tout simplement ?

Ce week-end, nous avons fêté son départ en Nouvelle-Calédonie. De la voir entourée de tous ces gens qui comptent pour elle, de la voir si touchée, si émue de nous dire aurevoir … ça m’a retournée. J’ai pris comme une vague violente de réalité dans la face, et c’est là que j’ai compris toute la place qu’elle prenait, et celle encore plus grande, qu’elle prendrait encore avec le temps, dans ma vie. J’ai eu envie de la protéger, de la serrer fort fort pour ne plus voir son ptit visage rayonnant tout noyé de larmes. Et j’ai eu envie de lui dire « ne pars pas, ce n'est que le début !... ».

Mais je ne lui ai pas dit, bien sûr. Parce que je sais qu’elle a pris la bonne décision en partant, la meilleure décision pour elle. Et c’est ça qui compte. Qu’elle vive sa vie, qu’elle aille au bout de ses envies, de ses rêves, pour ne pas laisser des regrets amers flétrir son beau sourire, à l’avenir. Et je suis tellement heureuse pour elle qu’elle se donne vraiment les moyens d’y arriver, qu’elle ose, qu’elle saute le pas, ce pas qui a du terriblement lui coûter.

Et quoiqu’il arrive, là-bas, même si ses amis et sa famille seront loin, je sais qu’elle profitera de chaque instant, de chaque moment, et qu’elle saura faire de cette décision un choix épanouissant pour elle. Parce qu’elle est comme ça. Qu’elle aime la vie et que ça lui suffit.

C’est bête à dire, mais c’est difficile de s’inquiéter pour une petite bonne femme comme elle. Elle est dégourdie, ouverte, débrouillarde, curieuse de tout, décidée. Je suis sûre que là-bas, passées les premières appréhensions inhérentes à toute installation dans un pays inconnu, elle saura trouver ses marques, établir des repères, faire le nécessaire pour se sentir chez elle. Elle a une volonté à toute épreuve cette poulette, c’est épatant. Je crois en elle. Je crois en elle parce qu’elle croit en ses rêves, et qu’elle s’y accroche, et qu’elle fait tout ce qu’il faut pour les rendre réels.

Elle va me manquer …

Dans un petit mail, après cette fête d’adieu, elle disait qu’elle aurait aimé avoir plus de temps pour nous connaître, pour partager des moments avec Olivier et moa. Qu’elle regrettait drôlement que la distance n’ait pas favorisé et fait s’épanouir plus fortement ce qui nous liait. C’est vrai que c’est dommage, moa aussi j’aurais tellement aimé la voir plus souvent et la connaître encore mieux,  pour partager avec elle des moments à part comme des instants plus quotidiens. Mais qu’importe !

Une certitude persiste aujourd’hui, c’est celle qu’il n’est pas question de perdre contact, ça non, et que si sa vie se retrouve être véritablement là-bas, alors c’est nous qui viendrons à elle, peut-être pas tout de suite, mais dans quelques temps, quand l’argent ne sera plus un problème.

Si vous la connaissiez, vous comprendriez ...

Marlou, c’est une pépite d’or toute pimpante, toujours de bonne humeur, adorable, drôle et qui donne tout le temps, à tout le monde … Elle a le sourire collé aux lèvres du matin au soir, je crois qu’elle a du naître comme ça, c’est pas possible autrement.

Elle est d’un naturel désarmant, et c’est ce qui la rend si jolie. Elle ne cherche pas à plaire à tout prix, elle est elle-même, et ça lui va tellement bien qu’on la comprend ! Elle rit à tout bon de champs, chante et danse quand l’envie lui prend, elle n’attend pas le bon moment pour faire telle ou telle chose … Elle vit, tout simplement !

C’est exactement ça, c’est une bonne-vivante !

Une amoureuse de la vie et des gens comme on en fait plus !

Alors tout ça, ça valait bien une ptite bafouille dans mon blog …Parce que oui, au cours du temps, elle s’est faufilée dans mes indispensables, et elle s’y est installée définitivement !

Alors bonne route vers la Nouvelle Calédonie ma Marlou, profite pour embellir encore tes yeux des milles et une choses merveilleuses à découvrir là-bas, et reste fidèle à toi-même, surtout surtout ! Prends bien soin de toi ma toute belle …

Ta ptite Zou qui t’aime

 

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27 avril 2007

Jonathan

Jonathan, c’est quelque chose !

C’est un phénomène à part entière ce bonhomme là !

J’en ai encore pas vu beaucoup dans ma vie, des comme ça …

Jo c’est un amoureux de la vie … Un de ceux qui ne voit que ce qu’il y a de meilleur dans les gens, qui croit résolument en la nature humaine et en ce qu’elle peut faire de grand, de beau, de touchant.

Il a soif de rencontres, d’évasions, de moments vrais et simples. Il déborde d’envie, ce ptit gars là …

Jo c’est un grand dadais de 23 ans qui a une expérience toute particulière de la vie, qui s’est frotté au mondé très vite pour mieux le connaître et l’appréhender, qui n’a pas eu peur d’aller voir ailleurs comment ça fonctionnait.

C’est un ptit homme qui déborde de ressources, de gentillesse, de vitalité, et d’amour à revendre surtout.

Et il a même pas idée à quel point il est chouette !...

Maître du sarcasme, il adore taquiner les gens qui l’entourent. Et on le lui rend bien en général ! Il a toujours une petite remarque acerbe à la bouche. Mais ce n’est jamais méchant, ou gratuit. C’est juste sa façon d’être.

C’est sa manière à lui de se moquer des autres pour ne pas leur dire conventionnellement qu’il les aime.

 Et puis, il est pourvu d’une bonne humeur continuelle, d’un sourire quasi permanent.

Et tout en même temps, il a sa face cachée, son côté fêtard, taré, désinhibé … C’est tout lui, ça : un bon vivant.

J’aime cette simplicité qu’il dégage. Ce côté zen. Posé. Heureux de vivre et fort de s'en contenter.

Bien sûr, il a aussi ses petits défauts.

En premier lieu, son accent est un sacré handicap …

Pour la communication, je veux dire … Une prononciation rapide, saccadée, aussi articulée que les paroles d’un papi qui aurait perdu son dentier … Typiquement lilloise, la prononciation.

Je crois qu’il faut un certain temps d’adaptation avant de le comprendre.

Et puis bon, quand on apprend à déchiffrer ses propos, on se dit que finalement on a rien raté …

Bon sinon, c’est « L’incruste » son petit surnom. D’ailleurs je crois que le film du même nom a été écrit à partir de son histoire …

C’est comme ça qu’il fonctionne. Par réseaux. Il se balade sur les routes de France et frappe ici ou là, aux portes des foyers qui veulent bien l’accueillir.

Et c'est toujours un plaisir de l'avoir chez soi ce taré-là ...

Pour ça, faut dire qu’il est pas difficile. Il se contente d’un bout de canapé et c’est parti pour des ronflements sonores et intempestifs jusqu’au bout de la nuit.

Mais il est serviable. Attentionné. Il sait écouter.

Je pense qu’il a un sens de l’amitié particulièrement affuté.

Il a des principes, des principes qu’on partage.

Et même si ça fait pas encore un an qu’on se connaît, je me dis qu’il a pris une vraie place dans ma vie, depuis ce 26 juin 2006.

Le découvrir au week-end forumeurs parmi toutes ces têtes connues, et me dire intérieurement qu’il ne dénotait pas d’avec le reste. Le voir se faire sa place, s’intégrer doucement mais naturellement parce qu’il a un vrai don pour la vie « en société ».

Et passer par la suite, des soirées à papoter jusqu’à pas d’heure … Une en particulier.

Alors qu’on se connaissait somme toute si peu.

Parler de tout et de rien, échanger des impressions, des ressentis, faire le point sur nos vies, se confier sans pudeur … Evoquer ce qui ne va pas, mais parler tout aussi ouvertement et passionnément de nos projets, de nos envies … Echanger nos points de vue sur nos façons de voir et d’appréhender la vie …

Une horloge, qui à force de bavardages, commence à afficher une heure bien tardive … Mais c’est pas grave, ça en valait vraiment la peine.

Et aller se coucher finalement, avec un sourire discret et bienfaisant sur les lèvres, parce qu’on a l’impression, en un rien de soirée, d’avoir gagné un ami …

Et depuis, depuis …

Que ce soit à Lyon dans le même salon propice à la confidence, à Lille dans son univers à lui qu’il me fait découvrir, à Dijon parmi une bande d’amis … Que ce soit à Arc-et-Senans à partager des confidences assis par terre, entourés de gens debouts qui nous montrent leur postérieur …

Cette impression d’avoir trouvé un sacré compagnon de route n’a jamais failli.

J’en ai la confirmation tous les jours ...

20 février 2007

mon Olivier

Il était temps ... Il était temps que je m'intéresse à son cas, à l'indispensable parmi les indispensables ...  

Et bien vouala, aujourd'hui, c'est chose faite !

Aujourd'hui c'est lui mon sujet de bavardage, comme les 364 autres jours de l'année. C 'est sur lui que mes pensées se portent tellement de fois dans la journée. C'est avec lui que j'envisage l'avenir, et tout plein de bébés.

Il m'est tombé sur le coin de la gueule, sans prévenir. Il a fait basculé ma vie, littéralement. Il m'a fait comprendre certaines choses, m'a grandit, il a fait de moa quelqu'un de meilleur.  

Si l'on a qu'un grand amour dans une vie, alors sans consteste, pour moa, c'est lui.

Et pourtant, un autre a tant et tant compté avant ... mais pas assez, pas autant.

Lui c'est une telle évidence ! ...

Lui c'est mon Tofio, mon doudou, mon ptit radis, mon tout doux, mon pareil, ma moitié, mon ciel, ma liberté ...  

Il a tout bouleversé, en tellement bien ...

J'aurais pu continuer sur ce chemin tout tracé, suivre la destinée que tous me promettaient. Mais j'ai voulu, pour une fois, me mettre en danger, écouter cette fameuse petite voix intérieure qui me murmurait d'y croire, donner une chance à cette histoire inconnue qui me tendait les bras.

Ce jour-là, j'ai donné un sens à ma vie.

Et pourtant, c'était une décision irrationnelle, bête, presque capricieuse.

Quitter un amour stable et épanouissant de plus de 4 ans, pour peut-être une amourette à bas prix, décevante et trop banale.

Et pourtant non ... ça n'a pas été décevant ! et encore moins banal ! et oui, c'est sûr, j'ai fait le meilleur choix qu'il m'ait été donné de prendre !

J'ai saisi mon avenir et mes envies à bras le corps, j'ai fait fi du qu'en dira t'on, j'ai oublié de rationnaliser et j'ai seulement profiter du moment présent ...

 

Et depuis, vouala presque 2 ans, je partage ma vie avec Olivier. Quelque chose de chaleureux, de doux, de chaud, de complice, s'est installé en nous. Une relation difficile à évoquer, de par sa complicité et sa simplicité mêlées.

 

C'est lui qui me booste, me remotive, me secoue quand j'en ai besoin. C'est lui qui n'oublie pas de me border le matin et de m'amener le nounours qu'il m'a offert, le temps que je dorme bien pendant son absence. C'est lui qui, peu expérimenté en relations amoureuses qui durent, m'a fait confiance et m'a laissé le guider doucement. C'est lui qui n'hésite pas à me le dire quand je déconne, qui me fait me questionner sur moi, qui m'aime malgré tous mes défauts. C'est lui qui me fait rire à gorge déployée, qui fait son foufou juste pour me divertir, qui devient clown dès qu'on est tous les deux. C'est lui qui a toujours un mot gentil ou une douce parole quand ça va pas, qui a les bras les plus réconfortants que je connaisse. C'est lui qui me fait me sentir jolie, parfois ... C'est lui qui oublie le monde pendant quelques heures pour m'aimer autant qu'il est possible de le faire. C'est lui qui laisse traîner ses chaussettes et ses slips sales partout pour m'exaspérer. C'est lui qui se moque, qui taquine, parce que c'est dans sa nature. C'est lui qui répond "des enfants" à la question désespérée que je lui pose parfois "Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ?..." C'est lui qui est toujours prévenant et attentif quand il le faut. C'est lui qui est parfois si léger, si jemenfoutiste qu'il m'agace. C'est lui qui n'oublie jamais le dimanche matin de se lever plus tôt pour aller chercher des croissants chauds. C'est lui qui est parfois si timide, si réservé sur les sentiments qu'il porte à autrui. C'est lui qui m'achète des collants de toutes les couleurs quand finalement je ne les espérais plus. C'est lui qui m'offre un piercing pour la Saint Valentin alors qu'au fond il n'accepte l'idée qu'à moitié. C'est lui qui regarde Dawson avec moa en grognant et qui finalement se laisse prendre si agréablement au jeu. C'est lui qui est persuadé que je suis la femme de sa vie. C'est lui qui fait sauter des crêpes quand je lui demande, alors qu'il craint la chaleur. C'est lui qui discute des heures avec mon père sur l'état actuel du foot en France. C'est lui qui se moque gentimment de ma maman et qui la fait rire. C'est lui qui est parfois si passionné, si extrème, si passionnant. C'est lui qui offre le gîte à qui le veut. C'est lui qui me fait des surprises intempestives dans le seul but de me faire sourire. C'est lui qui attend toujours le moment opportun pour me dire qu'il m'aime. C'est lui qui a tant de joie de vivre, qui me donne tant d'espoirs et de force de combativité. C'est lui qui oublie ce qui peine pour ne retenir que l'essentiel. C'est lui qui ne peut s'empêcher de sourire quand l'instant d'avant il n'était pas content. C'est lui qui me fait mal au coeur quand son regard est embrumé ou que ses sourcils sont froncés. C'est lui qui n'a pas peur de choquer ou de paraître con aux yeux des autres. C'est lui qui m'embrasse comme personne, rafolant de toutes les marques de tendresse possibles et imaginables. C'est lui qui tient toujours ma main ...

 

Y a pas à discuter, c'est lui tout simplement ... Et encore hier soir je me suis rendu compte de tout ce qui nous rapprochait ... De cette peur de se perdre, de cette tristesse incommensurable si l'autre devait partir, de ce besoin que l'on a l'un de l'autre, entier et envahissant ... Nous sommes les mêmes, les deux moitiés d'une même entité, la complétude d'un tout.

 Moa sans lui, et lui sans moa ... ça a tellement peu de sens ...

Et lui et moa, et moa et lui ... ça prend tellement de place ...

Je l'ai trouvé mon manège à moa ... Il me l'a offerte ma vie en rose ...

Vivement la suite, vivement nous deux, vivement demain, vivement la vie d'amoureux ... Vivement que chaque jour se lève pour pouvoir se rassasier de notre bonheur, jusqu'à plus soif ...

06 février 2007

Virginie

Une indispensable de plus ... Encore une ...

Et pourtant, je ne savais pas il y a encore peu qu'elle le deviendrait autant ...

Je ne savais pas qu'en prenant cette décision de partir si loin, dans le froid du Canada, elle créerait un rapprochement si évident entre nous, une complicité toute particulière et une envie infinie de se découvrir l'une l'autre ...

Je ne savais pas qu'en partant là-bas, elle tisserait un lien ténu entre nous, ce petit lien qui fait les grandes amitiés ... Ce genre de lien qui fait attendre un mail ou une lettre avec tellement d'impatience qu'on y pense 100 fois dans la journée ...

Je ne savais pas qu'elle saurait trouver les bons mots, les soirs de trop grands trous noirs, je me doutais pas qu'elle serait d'un réconfort tout particulier ... Je ne savais pas que le fait même de l'écouter et de l'épauler serait aussi apaisant pour moa ...

Apaisant parce que j'ai eu petit à petit la sensation qu'on se comprenait toutes les deux, qu'on était idem ... Qu'on était des grandes cachottières et que c'était pour ça qu'on ne s'était pas rendues compte tout de suite à quel point on se ressemblait ... Alors que pourtant, aujourd'hui, c'est tellement évident ... Tellement logique ... Tellement simple ...

ça va faire 2 ans bientôt qu'on se connaît ... 2 ans qu'on a passé notre première rencontre en tête à tête, à manger un kebab et à se raconter nos vies, en attendant deux ptits gars partis se divertir devant Vincent Delerm ... 2 ans qu'on se croise, qu'on fait des concerts ensemble, qu'on se voit aux réunions de famille ou aux anniversaires ... 2 ans qu'on se côtoie alors qu'on ne se connaît vraiment que depuis peu ...

Et puis finalement c'est pas grave ... Il a fallut le temps, certes, mais aujourd'hui c'est pour mieux savourer ce qui nous lie, nous rapproche, nous rassemble ...

Ce n'est pas du temps perdu tout ça, et maintenant que l'on s'est "apprivoisées" c'est même du temps de gagné sur nos prochains moments à deux ... J'ai hâte d'y être ... De l'avoir près de moa ... De repartager des petites soirées à nous, entre filles, de refaire des concerts des Karpatt ou de Renan Luce, parce que ça nous appartient ces petits instants précieux ...

Elle m'a par le passé déjà exaspéré avec des attitudes que je trouvais excessives ou agaçantes ... Aujourd'hui je sais pourquoi ... Parce que j'étais pareille, et que le fait de voir ses "défauts" au même titre que les miens, comme si je me regardais dans un miroir, me déplaisait ...

Mais je sais que finalement c'est une chance qu'on se ressemble comme ça, parce qu'on se comprend ...

Et c'est déjà tellement ! ...

Virginie, elle me touche ... Je sais pas comment l'expliquer, elle a ce petit quelque chose de fragile, de blessé, d'attachant ... comme malgré elle ! Comme si ce qu'elle ne voulait surtout montrer à personne se lisait si joliment sur son visage, en toute pudeur ... Comme si ses faiblesses se retrouvaient finalement être sa plus grande force ! Comme si tout garder pour elle, à l'intérieur, la rendait encore plus touchante ...

Mais Virginie c'est aussi une petite chipie, une rigolote qui aime bien charrier et faire rigoler les autres, qui a ses moments de déconnade et de folie ... Qui ne cherche jamais à blesser, mais à divertir ...

J'ai hâte de la retrouver ... Hâte qu'on partage ensemble des petits moments simples, qu'on s'apprenne, qu'on s'écrive à deux ...

J'ai hâte, tellement hâte ... !

 

04 février 2007

Lucie

Je m'étais dit que oui ...

Je m'étais dit que j'écrirais un petit mot, une bafouille, un petit quelque chose sur toutes les personnes qui font de ma vie ce qu'elle est.

Je m'étais dit qu'avec le bilan fait ces derniers temps, je m'étais rendu compte des personnes qui étaient là, toujours. Qui comptaient. Qui faisaient de mon monde quelque chose de doux, de chaud, de différent. Je m'étais dit ça, simplement ... Je m'étais dit que j'écrirais un petit mot pour chacune d'entre elles, autant qu'elles sont ...

Et aujourd'hui j'ai envie de commencer ! J'ai envie de commencer avec Lucie ...

 

Lucie c'est une histoire qui commence il y a un peu plus d'un an ...

Des discussions sur msn, des échanges de messages sur différents forums ... Lucie ce n'était pas quelque chose d'évident ...

C'est venu petit à petit, et ça c'est imposé.

Il a fallu d'abord se côtoyer pas à pas, s'apprivoiser ...

Il faut du temps pour ces choses-là ...

Il faut des pièces de théâtre où on va la voir jouer sur scène, que ce soit un dictateur ou une putain, et se ravir de passer un moment dans son monde à elle, il faut des concerts où on a une place en trop et qu'on lui propose, pour pas gâcher pasque ça serait dommage, il faut un été difficile, où on ne trouve pas de boulot, et où le seul réconfort qui transparaît est celui de manger des crêpes salées à la terrasse d'un café, il faut des crises de couple où le désespoir est apaisé par une main amie, il faut un déménagement à 300 kms de là pour se dire que vraiment, fait chier, elle manque drôlement, il faut des soirées à Lyon de taboo ou de scoubidou pour se dire que c'est bon et que ça fait du bien, il faut des week-end à Montpellier à se faire dorer par le soleil et à savourer des moments tellement simples, tellement doux ...

Et avec tout ça, il faut accepter les défauts de chacune ...

Lucie c'est des rires, des soleils dans les yeux, des conneries et des délires en raffale, des coca-tranches (des quoi ?), des petits moments de complicité fait de trois fois rien, des regards qui en disent long, des taboo avec des bourdes grosses comme ça, c'est des soirées pâtes, des anniversaires de 20 ans qui restent gravés par le temps ...


C'est aussi des mouchoirs qui trainent partout dans l'appartement quand elle repart, c'est une forte en gueule qui se laisse pas marcher sur les pieds, c'est une demoiselle passionnée autant que révoltée qui veut juste qu'on lui laisse suffisament d'espace et d'oxygène pour vivre, pour rêver, c'est une impulsive, une tarée, une pas possible, une déjantée, c'est une qu'a pas toujours envie d'avoir le tact pour dire aux gens qu'il y en a marre, c'est une qui envoit tout casser, c'est celle qui hausse le ton et dit ce que beaucoup pensent tout bas, c'est une forte en apparence, même si parfois on la retrouve version "caramel mou" certains soirs trop tristes, c'est une clown née, c'est une pas pareille, une trop peu comprise qui vit dans un monde décalé, une fille qui croit qu'elle est pas belle alors qu'elle possède le monde dans ses yeux, une révoltée parce que plein de choses la rendent pas contente du tout, une blessée par la vie qu'a toujours relevé la tête même si elle aurait pu couler 100 fois, une qu'a un coeur gros comme ça et qu'a décidé de le montrer qu'aux personnes qui valent vraiment le coup, Lucie c'est un arc-en-ciel à taille humaine ...

Et Lucie, c'est mon amie ...