31 mai 2008
Nelson Montfort est mon chanteur préféré !
Ça fait quelques temps que ce tag circule sur la blogosphère, et j’ai beaucoup hésité à le mettre ici … Et puis aujourd’hui, je me lance ! Parce que mine de rien, c’est très important pour moa, vous allez vite comprendre !...
Alors non, Nelson Montfort n’est pas mon chanteur préféré !! (désolée pour le faux scoop ! ) Par contre, il est le parrain d’une association intitulée « Face au monde » qui œuvre dans le but d’aider des enfants atteints de difformités faciales à retrouver une vie (et un visage) « normale » grâce à la chirurgie.

Si cette initiative me touche autant, ce n’est pas par hasard. C’est parce que je suis moa-même née avec un bec-de-lièvre.
Pour ceux qui ne sauraient pas ce que c’est, c’est une malformation congénitale de la face, qui consiste à avoir la lèvre supérieure fendue, due à un défaut de soudure lors du développement de l’embryon. De plus, il est courant que les deux parties du palais ne soient pas bien soudées non plus. Dans un tiers des cas, ces fissures sont visibles de l’extérieur. Elles vont d’une simple encoche sur la lèvre supérieure jusqu’à une fissure qui peut atteindre le nez. Le voile du palais et la luette sont aussi fissurés. Une moyenne d'un bébé sur mille naît avec un bec-de-lièvre.
J’ai été ce bébé sur mille.
Selon les personnes, les becs-de-lièvre sont plus ou moins prononcés, ils empiètent plus ou moins sur le reste du visage. En général, comme la lèvre est touchée et fissurée jusqu’au nez, le nez est également touché, et la cloison nasale peut être déviée, si bien que les narines apparaissent asymétriques.
Pour ma part, j’ai été opérée 4 fois pour mon bec-de-lièvre. La première fois à 6 mois, pour recoudre la fissure qui allait de ma lèvre à mon nez. La seconde fois, à 7 ans, pour pallier aux changements morphologiques qui avaient eu lieu depuis la première opération, et refaire ma cicatrice. A 10 ans, j’ai été réopérée afin de combler un petit trou dans ma mâchoire, et pour cela, on m’a enlevé un bout de cartilage dans le genou. A 17 ans, j’ai eu une opération de chirurgie réparatrice, où ma cloison nasale a été redressée et remise en place.
Ces 4 opérations ont été vraiment douloureuses, très difficiles psychologiquement, et coûteuses. Au jour d’aujourd’hui, je suis beaucoup plus à l’aise avec mon visage, avec ce que je suis. J’ai toujours cette cicatrice entre mon nez et ma bouche, mon nez n’est pas parfait et mes narines pas exactement symétriques, mais je me retrouve davantage dans ce visage. Je sais que c’est particulièrement difficile de se construire lorsque notre propre visage est abîmé, marqué ou difforme. Savoir que notre visage ne reflète pas vraiment qui l’on est à l’intérieur, c’est quelque chose de profondément blessant. Et de nos jours, le physique a pris une telle place que c’est d’autant plus difficile de vivre avec un handicap physique, quel qu’il soit. Le problème avec le visage, c’est que c’est le premier accès, la première chose que l’on voit chez quelqu’un, et que c’est à cela qu’on associe une personne. Le visage est le reflet de l’âme, disait je ne sais plus qui … Et quand notre propre visage est marqué par quelque handicap, comment peut être notre âme à part blessée ??
J’ai encore lu pas plus tard que tout à l’heure, sur un forum spécialisé, qu’une femme avait appris pendant une échographie que son enfant allait avoir un bec-de-lièvre, et qu’elle hésitait à avorter … Je vous laisse imaginer dans quel état cela m’a mis, j’ai trouvé ça tellement triste … ça m’a déchiré le cœur de lire ces mots.
La période de l’enfance et de l’adolescence est le pire moment à vivre pour un enfant « à part » … J’ai énormément souffert dans mon enfance de remarques telle que « nez écrasé » et autres insultes proprement distinguées … Chaque fois, j’avais le droit à des questions comme « Mais qu’est-ce qui t’est arrivé ? » ou « Pourquoi t’es comme ça ? » quand je rencontrais de nouvelles personnes ou que je changeais d’environnement. C’est très déstabilisant ce genre de réactions ; et enfant, j’avais tendance à ne pas savoir quoi répondre, à ravaler cette boule dans ma gorge et à baisser les yeux en guise de réponse. Puis, par la suite, j’ai trouvé ma réponse toute faite, qui ne laissait guère de place aux questionnements : « Je suis née comme ça » …
Alors forcément, je n’ai jamais eu grande confiance en moa … J’étais toujours la petite fille effacée, la pas pareille … Alors qu’au fond, la simple chose que je voulais, que je désirais, c’était « être comme les autres » … Rien de plus. Et puis j’ai toujours pensé, toute ma vie durant, que je n’avais pas le droit au bonheur, comme si c’était une fatalité liée au fait que j’étais née différente. C’est vraiment resté ancré au fond de moa comme quelque chose que je ne pouvais changer, que je subissais. Aujourd’hui, j’arrive à relativiser et à repousser cette idée de fatalité. J’ai eu des amis et des amours qui ont su me donner confiance, et qui m’ont aidé à apprendre ce qu’est l’estime de soi. L’amour propre. Et ça, ça n'a pas de prix. J'ai également été entourée de tout l'amour de ma famille, et de leur soutien. Je leur en serai éternellement reconnaissante.
Je sais que j’ai encore des progrès à faire, des efforts à maintenir pour m’aimer totalement, comme je suis. Ce n’est pas facile tous les jours. Et parfois la petite fille en moa ressurgit, dévastée. D’autres fois, j’arrive à oublier ma différence, et je me sens presque « normale ».
Je déteste cette notion de « normalité » d'ailleurs. Qu’est-ce que ça veut bien dire, être normal ? Y a-t-il une graduation de la normalité ? Quelles en sont les limites ? Quand est-ce qu'on ne devient plus "normal" ?
Et pourtant j’ai toujours voulu être « normale », c’est tout mon paradoxe …
Toujours est-il que, de par mon expérience personnelle, je suis très sensible aux revendications de cette association … J’ai conscience de la souffrance que peuvent ressentir certains de ses enfants … Pouvoir les aider, ne serait-ce qu’un peu, à retrouver un visage décent, pour pouvoir ensuite mieux se reconstruire, c’est quelque chose de primordial pour moa.
Voici quelques mots explicitant le travail de "Face au Monde" :
"Face au Monde est une association loi 1901 à but non lucratif et à vocation exclusivement humanitaire. Face au Monde est née de l'implication de praticiens spécialistes en chirurgie réparatrice crâno-faciale. Elle est l'équivalent en France, de l'organisation britannique "Facing the world". Sa vocation est de permettre à des enfants atteints de difformités faciales de bénéficier de l'intervention des chirurgiens plasticiens hautement spécialisés afin de retrouver l'espoir d'une vie "normale", et un visage pour la vie.
Face au Monde est née de l'implication de chirurgiens plasticiens et maxillo-faciaux qui, au sein de l'équipe de l'Hôpital TROUSSEAU de Paris sont régulièrement confrontés à des cas d'enfants étrangers qu'ils ne peuvent pas prendre en charge. En effet, ces enfants qui résident le plus souvent dans des pays défavorisés ne sont pas couverts par l'assurance maladie française.
La totalité des frais d'hospitalisation, soit environ 1300 euros par jour, est alors à la charge de la famille. Dans ces conditions, rares sont les familles qui peuvent payer de telles sommes.
D'autre part, ces enfants nécessitent une équipe multidisciplinaire qu'il serait impossible de déplacer lors d'une mission humanitaire dans le pays d'origine de l'enfant.
C'est pour cela que Face au Monde existe.
La chirurgie plastique et maxillo-faciale de l'enfant nécessite le plus souvent la collaboration de neurochirurgiens, ophtalmologistes, stomatologistes, pédodontistes, pédiatres, dermatologues, ORL, radiologues, anesthésistes, infirmières spécialisées, prothésistes, psychologues pour enfants, interprètes… Chaque membre de l'équipe est indispensable pour apporter les meilleurs soins aux enfants."
Je suis d’autant plus touchée par le fait que cette initative a été faite en partenariat avec l’Hôpital Trousseau à Paris, hôpital où je me suis moa-même faite opérée à 6 mois …
Pour aider ces gamins qui n’ont rien demandés et qui sont nés ainsi, qui ont eu des accidents ou qui se sont réveillés un jour en étant différents, vous pouvez faire quelque chose. Faire un don, d’abord, c’est tout à fait possible en allant sur le site de l’association : http://www.faceaumonde.com/ .
Mais vous pouvez aussi bien acheter le titre que Nelson Montfort a enregistré pour l’occasion, pour 1€ symbolique. Ce n’est pas grand-chose, mais ça compte. Bien sûr, le titre n’est pas un chef d’œuvre. Si vous ne l’écoutez pas, je ne vous en voudrais pas. Le but n’est pas de vous faire découvrir un nouvel artiste (désolée Nelson !) mais bien de défendre une cause juste, importante et qui vaut le coup d’être défendue. Vraiment.
Sur ce long post, j’espère bien avoir marqué quelques esprits et motivé une poignée de personnes à faire un geste pour ces enfants qui n’ont pas la chance d’être en paix avec ce qu’ils sont, à l’intérieur. Mon expérience est bien pâlichonne par rapport à ce que certains doivent vivre … Mais si ça peut aider des personnes à prendre conscience de certaines réalités, alors ça sera ça de gagné.
Toute personne le souhaitant peut reprendre ce tag à propos de Face au Monde sur son blog, afin que le message soit diffusé le plus largement possible.
Merci pour eux …
18:03 Publié dans Mes envies de ... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05 mai 2008
Se laisser apprivoiser ...
J’ai revu ma petite cousine de 9 ans. Mon oncle et ma tante. Ces personnes qui comptent tellement et qui pourtant ont été loin si longtemps.
Un petit rien de bonheur.
Quelques heures …
Des sourires, des messes basses, des clins d’œil, des secrets …
Ces mots qui réchauffent le coeur.
Ce petit bout de vie qui a bien grandi, et qui m’avait manqué, plus que je ne le pensais.
Ces liens qui sont toujours aussi forts, même après 5 ans … Cette complicité qui refait surface, comme si elle allait de soi … Cette affection naturelle, l’une pour l’autre. Ce même sang qui coule dans nos veines.
Je suis revenue le cœur remplie de souvenirs, et l’esprit débordant de rires.
J’ai pris un grand bol d’air pur, j’ai rechargé mes batteries qui étaient décidément à plat, l’espace de 2 petits jours.
Je me suis ressourcée.
J’ai passé un week-end sans fioriture, simple et joli. Doux.
J’aime tellement la simplicité. L’authenticité. Ce qui rend la vie tendre comme un caramel.
Je me souviendrai longtemps de ce week-end. De cette petite bouille blonde assise à mes côtés. De ce bavardage de filles. De ces questions, de cette découverte mutuelle, pour petit à petit se réapprivoiser. Apprendre à connaître ce qu’on est devenues … Déjà apprécier ce qu’on sera …
Certains jours, je me rends compte à quel point j’ai ma famille dans la peau. A quel point ils constituent jour après jour un peu de mon bonheur quotidien. A quel point ils comptent, encore et toujours. Comme s’ils faisaient partie de moa, comme s’il m’était impossible de faire sans eux.
En la voyant si insouciante, j’ai eu envie de croire que la suite serait jolie …
Elle le sera.
Pour elle surtout, j’espère. Un peu pour moa.
En attendant je me rappellerai de ces petites pépites de bonheur.
Et nos grimaces à l’infini …
23:49 Publié dans Mes envies de ... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24 avril 2008
Un blog, des blogs ...
Ça fait quelques temps que je découvre la blogosphère, et que je m’y balade avec plaisir. Je découvre des blogs agréables, des blogs mignons, des blogs attractifs, des blogs touchants, des blogs étonnants … Je fouine un peu, je lis ici ou là.
Et puis, au fur et à mesure du temps, j’ai mis quelques uns de ces blogs dans ma liste de favoris. Je m’y suis rendu régulièrement, parfois quotidiennement, comme pour prendre des nouvelles de telle ou telle personne. Un peu comme si ces inconnus, au fil des lectures, étaient devenus des amis, alors même qu’ils ne le savent pas. C’est décalé, étrange, et drôle à la fois. Se sentir proche de telle ou telle personne à un moment donné, découvrir ses coups de gueule, ses coups de cœur, partager de la peine ou des rires avec cette personne là, et ne pas même la connaître. Ni même la visualiser. C’est vraiment bizarre …
Bref, je me fais plaisir quotidiennement à lire certains blogs, sans jamais oser y poster … J’ai peur de faire tâche dans ce monde si policé, si fluide … Je ne sais pas vraiment si j’ai ma place au milieu de tout ça, de tous ces conseils beauté, de toute cette féminité, de toute cette subtilité, de tous ces avis variés … Alors je vais lire les aventures de Petite Marquise, les réflexions de Mamzelle Poupée, les tribulations de Miss Zen, les bilans de Tais toi mon cœur … Et je me retrouve dans certains posts (beaucoup) je suis touchée par certains (souvent), je ris pour d’autres (fort) … C’est tout un florilège d’émotions que me procurent ces petits billets quotidiens, et ça fait du bien.
Je crois que j’aimerais que mon blog, qui est devenu bien vite un défouloir à mélancolie, devienne plutôt ce genre de rendez-vous agréable, où les gens viennent dire coucou, où le sujet du jour est toujours bien trouvé, où je pourrais discuter de tel ou tel sujet avec de parfaits inconnus. Je crois que j’aimerais bien que cet endroit devienne comme ça. Un petit salon de thé / librairie où les gens viendraient pousser la porte et s’asseoir tranquillement pour papoter et apprendre à se connaître. Un endroit où on pourrait lire « entrée libre » sur un panneau bringuebalant cloué à la porte, et qui inviterait à la découverte …
Un petit cocon tout chaud …
Je ne sais pas si c’est réalisable, en tout cas j’ai bien envie d’essayer …
Alors bienvenue aux curieux !! Y a de la place, n’hésitez pas : asseyez-vous !

22:45 Publié dans Mes envies de ... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
21 mars 2008
A toute petite vitesse
Mon humeur du moment est terriblement bancale : je ris très fort, et l’instant suivant j’ai envie de pleurer toutes les larmes de mon corps.
Je suis beaucoup trop sensible aux propos des autres. Je crois que le mot c’est susceptible. Susceptible et à fleur de peau, c’est tout moa en ce moment.
Tout va tellement vite … Nous sommes déjà en mars, les semaines défilent à une allure endiablée, j’en suis presque à la moitié de mon stage … Mon mémoire patauge. Je ne sais plus où donner de la tête. C’est difficile d’être tant sollicitée, de répondre à tout ce qu’on attend de moa. C’est trop difficile peut-être.
Il y a énormément de choses qui affluent d’un coup, je ne sais pas si je suis capable d’en gérer tant. Alors je jongle, je fais comme je peux. Je tâtonne. Et je me cogne parfois.
Ça fait mal, drôlement, mais je me relève. Toujours.
Faut bien.
J’ai encore bien trop d’incertitudes quant à mon avenir. Ça me fout par terre. Je ne sais plus ce que je veux, ce que j’attends. Parfois je rêve. A la vie « idéale », à celle que je voudrais tellement fort. Parfois, je me dis même que c’est possible. Et le jour suivant, déjà, je n’y crois plus. Je redescends de mon nuage, et je me dis que ça n’est pas pour moa, tout ça. Que ça n’arrive qu’aux autres les belles histoires, c’est bien connu. Je ne sais pas par où commencer pour me rapprocher un peu plus de mes rêves, de mes envies pas dociles. Je me sens forte de mille passions et l’instant d’après tellement faible, tellement fragile, tellement naïve d’y croire.
C’est tellement plus simple de ne pas se donner la peine d’y arriver, plutôt que d’affronter un possible échec. Tellement plus simple …
Je n’aime pas la facilité. Et pourtant je m’y engouffre au premier coup de vent.
Alors je vis au jour le jour, je remplis mes missions, je me perfectionne et apprends de mon stage ; je prends un peu d’assurance, trois fois rien d’initiative. Je me sens un peu importante alors, ça me fait du bien. J’essaye de faire du mieux que je peux, de faire les choses bien, pour moa, et pour qu’on soit satisfait de mon travail. Les désillusions ou les manquements sont parfois abruptes, mais je suis là pour apprendre. Et être utile.
A côté de ça, l’assurance gagnée je la perds dans ma vie d’à côté, en rentrant à la maison le soir, quand je ne sais plus trop où me situer. Quelle place j’ai, allez savoir … Je suis paumée. Je n’aime pas cette sensation de ne plus savoir à quoi m’agripper, à qui … Mon petit monde est bousculé, et c’est comme si ce n’était plus le mien.
Rendez-moa mes repères, c’est tout ce que je demande …
J’aimerais pouvoir lire l’horoscope demain matin, et qu’il me dise tout ce qui va se passer durant les prochains mois, les prochaines années … Pour que je sois un peu rassurée … Préparée.
J’aimerais ne pas avoir une boule au ventre quand mon père me parle au téléphone de sa future retraite, de ses projets futurs … Parce que oui, mes parents vieillissent, et ça c’est toujours un coup au cœur de le constater, parce que le temps qui passe se transforme de plus en plus en temps qui reste … C’est dur de les voir prendre de la bouteille, et de me sentir tellement impuissante face à ça … Ça me fait me souvenir que j’ai beaucoup de chance de les avoir, faudrait voir à pas l’oublier … Jamais.
Alors j’attends avec tellement d’impatience ce week-end de mai où je pourrais m’occuper des miens, où on sera presque tous réunis, où à mon tour je pourrais leur rendre la pareille et prendre soin d’eux tout simplement … Parce qu’en habitant loin, je ne me suis jamais sentie aussi proches d’eux, je n’ai jamais ressenti les liens familiaux se consolider autant qu’aujourd’hui, et se renforcer encore et encore au fil du temps.
Il y a quand même des bons jours … Des jours ensoleillés à tout point de vue, des jours sourires, des jours fous rires … Des jours folie aussi … Et il y en a de plus taciturnes, de plus fatigués, de plus essoufflés, de plus las …
Ça balance entre les deux, et ça ne se fixe jamais trop longtemps d’un côté ou de l’autre … Hormis les grands éclats de rire qui se transforment en gros sanglots, ça ne va pas si mal que ça …
J’ai un peu peur de la suite … Mais je vis au jour le jour, j’avance pas à pas. Poser un pied devant l’autre, sans lever trop loin les yeux sur l’horizon, pour ne pas dégringoler et s’érafler trop fort les genoux.
Et rêver, juste rêver, par moments, que l’avenir sera plus doux …

22:38 Publié dans Mes envies de ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 mars 2008
Etre juste bien
Le bonheur, c’est une infinité de petits détails.
C’est la réprimandation rigolarde de mon directeur ce matin, qui, quand il m’a vu, m’a dit « tu n’es pas passée me voir comme prévu hier après-midi », avec un large sourire, comme pour me dire « tu fais partie de la famille maintenant. »
C’est la présence d’une autre stagiaire sur mon lieu de travail, une acolyte, une complice, une presque pareille, qui laisse présager pourquoi pas une amitié naissante …
C’est de trouver un réconfort dans le fait de rentrer à la maison le soir après une journée pluvieuse, de me pelotonner sur le canapé, dans mon pilou, l’ordi me réchauffant les cuisses.
C’est savoir qu’à quelques centaines de kms, y a un bibou qui pense à moa, qui m’aime, qui a envie de retrouver mes bras presque autant que moa les siens. Qu’on va se retrouver bientôt, et que rien que ça, ça vaut tout l’or du monde.
C’est trouver un petit caddie que je cherchais depuis un moment et que je n’arrivais pas à trouver, et sur lequel je suis tombée ce soir, par chance …
C’est discuter entre filles et rigoler comme des perdues pour un rien, comme un petit moment de décompression offert après une journée dense …
C’est un petit mot lu tous les matins, et qui chaque fois touche là où il faut …
C’est un brin de tendresse avec ma grande sœur, des sourires échangés, une remarque sur la découverte de mon blog … Rien que ça, ça nous rapproche …
C’est trois fois rien de légèreté, la motivation de se lever le matin, l’envie de répondre aux choses qu’on attend de moa, de faire bien … et peut-être l’idée, dans quelque temps, la possibilité, d’être vraiment fière de moa, de ce travail accompli …
Des petites choses toutes bêtes, insignifiantes, invisibles les jours de déprime, c’est celles-là qui rendent les journées jolies, quand on s’attarde un peu dessus !
Aujourd’hui c’était une journée comme ça, légère et agréable … Juste comme il fallait, juste comme il me fallait.
Du coup je vais aller me coucher un peu plus apaisée, un brin sereine, un rien rassurée …

21:22 Publié dans Mes envies de ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 février 2008
Juste envie de ses bras
Ce soir j’ai juste envie de ses bras. M’emmitoufler tout contre lui, sentir sa chaleur m’apaiser, être un peu plus rassurée.
Mais je n’aurai que quelques mots au bout du fil … Que ces quelques mots imbéciles …
Aujourd’hui j’ai ravalé mes larmes, je les ai bouffées pour accepter les critiques, j’ai pris sur moa … Mais je n’avais qu’une envie, exploser, lâcher les vannes, tout faire péter …
J’aurai aimé qu’il soit là pour entendre mes pleurs et me tenir à bout de bras pour pas que je tombe.
J’ai juste besoin de lui … C’est pas plus compliqué !
Parce que sans lui je me sens encore plus petite, ridicule et inutile qu’à l’habitude. Encore plus insignifiante. Transparente.
Ce soir j’ai juste envie de ses bras.
Et je n’ai qu’un nounours idiot pour me tendre les siens.
Ses bras, vite vite.
Ou alors je ne réponds plus de rien.
23:59 Publié dans Mes envies de ... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
13 janvier 2008
J’ai besoin que ça bouge
Voilà.
J’ai mis le doigt dessus.
Ma vie manque cruellement d’action en ce moment. Ça manque de couleurs, de fous rires, de bêtises, de sautillements, d’exagération, d’énergie, d’envie de tout …
Je me suis un peu enfermée à la maison pour bosser sur ce mémoire, quelques heures tous les jours, pour pas perdre le cap, garder le rythme, ne pas me laisser dépasser … ça fait deux semaines.
Et j’ai mis entre parenthèses le reste, tout le reste … C’est pour ça que je suis en complète léthargie ces derniers temps, que je me sens si vide, jamais très contente de moa, que je n’arrive à me satisfaire de rien. A force de rester enfermée, je me fatigue.
Il faut que ça bouge.
J’ai des fourmis dans les jambes, j’ai besoin d’action, de but, d’objectif. J’ai besoin de faire quelques choses de mes dix doigts, de mes cellules grises, de mes idées sautillantes.
J’ai besoin de m’accomplir.
Je crois que je n’arrive plus à rester inactive, totalement, sans penser aux mille choses que j’ai à faire, à ce qui m’attend, à mes projets, à mes études, à mon stage, à mon futur boulot, à tout ce qui arrive et que je ne connais pas encore.
J’ai besoin de repos, d’une pause, et tout à la fois je n’ai pas envie de m’arrêter, je veux être dans l’action, dans l’utile, sinon j’ai trop l’impression de ne servir à rien.
Et je ne veux surtout, surtout pas ne servir à rien.
Et puis, j’ai besoin des autres aussi. J’ai besoin de voir des bouilles amies, de rigoler, d’échanger des blagues pourries, de lancer des défis, d’aller boire un verre juste comme ça, sur un coup de tête ; j’ai besoin d’exister pour les autres aussi.
J’ai besoin de croire un peu en moa, en mes capacités, et de les exploiter.
J’ai pas envie d’oublier mes rêves par lâcheté.
Je veux continuer à les faire vivre, comme je peux. Même si c’est cahin-caha, même si ça fait fichtrement peur parfois.
J’veux plus rester immobile.
J’veux de la vie dans toutes les parties de mon corps, dans ma tête dans mon cœur et dans mes yeux aussi.
J’veux de la vie, tout autour de moa, que ça ne s’arrête pas.
Jamais.

22:10 Publié dans Mes envies de ... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
24 septembre 2007
Ce qui compte ...
Des sanglots lourds.
Des lettres relues, des souvenirs qui ressurgissent, des larmes qui s’échappent, inattendues.
Des sanglots lourds, mais qui font du bien. Qui ont besoin de sortir, et qui régénèrent.
Je me rends compte comme la vie est fragile. Comme elle ne tient qu’à un fil. Comme elle peut s’échapper quand la minute précédente elle prenait toute la place. Avant, ça avait le don de me terroriser, ce genre de prise de conscience subite. Quand j’étais petite, je redoutais tellement, tellement, de perdre ma maman dans un accident de voiture. J’étais encore toute jeune, mais c’était cependant mon pire cauchemar. Par la suite, j’ai eu quelques frayeurs, des peurs lancinantes de perdre ceux qui m’étaient chers.
Aujourd’hui, j’ai toujours peur. Mais différemment.
J’ai juste envie de profiter de chaque moment, de chaque petit instant. D’être avec les miens. Je crois que le décès de mon grand-père m’a marqué à ce niveau-là. Il m’a fait dire qu’il fallait profiter des gens qu’on aime tant qu’ils sont encore là. Et leur dire qu’on les aime, ne pas seulement le penser fort en espérant qu’ils n’en douteront jamais. C’est tellement con, tellement bâteau… Mais c’est tellement important de dire aux gens qui comptent qu’on les aime, si jamais il devait leur arriver quelque chose à eux, ou à nous.
Je regrette profondément de n’avoir pas serré plus fort mon papi quand je lui ai dis aurevoir pour la dernière fois, deux semaines avant sa mort. Si j’avais su, je lui aurais dit que je l’aimais. Mais la pudeur m’en a empêché. Et c’est uniquement après coup que je me suis dit que j’aurais du lui dire, ne pas hésiter. J’espère vraiment que je n’hésiterais plus, à l’avenir, à dire aux gens que je les aime. Pour ne plus avoir ce genre de regrets amers. Parce que les gens qu’on aime devraient avoir entendu autant de fois qu’il le faut les « je t’aime » qu’on aimerait leur dire et qu’on pense tout bas.
Je crois que c’est pour cela que je prends assez mal le fait de travailler le samedi, et de ne pas avoir mes week-ends comme tout le monde. C’est idiot, mais ça me fait dire en conséquence que je verrai beaucoup moins mes proches, qu’aller voir ma famille sera beaucoup plus délicat, qu’organiser les anniversaires à venir deviendra mission impossible, que les week-ends à se prélasser en amoureux seront beaucoup plus furtifs désormais. C’est ça qui me retourne, je crois.
Parce que c’est comme si j’avais compris quelque chose de primordial, que j’avais eu une réelle prise de conscience, mais que je ne pouvais pas mettre en pratique ce que j’avais compris, puisqu’on m’en empêchait.
Oui, j’ai envie de profiter de ma famille, de voir mes amis, de passer du temps avec celui qui partage ma vie. J’en ai envie maintenant, je veux en profiter, savourer ses moments, m’en délecter car on ne sait jamais de quoi demain sera fait, et surtout surtout, je veux éviter les regrets.
Mais si on m’empêche de faire tout ça, si on me met des bâtons dans les roues, ça me fout par terre. Je me rends enfin compte de l’essentiel, tout en le voyant s’éloigner, c’est horrible …
J’espère tellement que je pourrai me débrouiller avec cet état de fait, que je trouverai une solution pour faire ce que je désire en temps voulu, et que je tiendrai les regrets éloignés …
Et j’espère que j’aurai la possibilité de dire aux gens qui comptent combien je les aime.
Parce qu’au fond, c’est tout ce qui compte.
C’est tout ce qui compte.

17:25 Publié dans Mes envies de ... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
29 août 2007
Pourquoi les gens s'en vont ?
Une envie irrépressible d’écrire me poursuit en ce moment. Je ne sais pas trop pourquoi. Trop de choses me soucient, trop de choses m’occupent la tête, trop de choses restent en attente et moa ça ne me plaît pas.
Je voudrais être là, juste là … Tendre la main, et qu’on accepte mon aide. Je voudrais savoir quoi dire, savoir quoi faire. Mais je ne suis là que pour voir souffrir les gens, et en avoir de la peine.
Je voudrais des rires qui reviennent, qui emplissent mes poches, qui habillent mes journées. Je voudrais un peu de tendresse, et pas que celle de celui qui partage ma vie. Je voudrais de la complicité, de la compréhension, de l’entraide, un ptit rien d’amitié.
Je ne veux pas être une amie au rabais parce que je suis en couple. Je ne veux pas être mise de côté parce que j’ai quelqu’un dans les bras de qui me blottir le soir. J’ai pas moins besoin que quiconque d’amitié, parce que l’amour ne remplace pas ça. L’amour ça ne suffit pas, s’il n’y a que ça. Et ça ne m’intéresse pas de n’avoir que ça, d’être celle qui est heureuse en couple et basta !
Je voudrais comprendre pourquoi les gens s’éloignent parfois. J’ai jamais trop compris, depuis que je suis pas bien haute, les migrations étranges des êtres qui remplissent ma vie. Pourquoi un jour tout est rose, pourquoi le lendemain c’est devenu tout noir, tout sombre. Pourquoi mon avis comptait la veille, et plus le jour suivant. Pourquoi les gens s’en vont. Et parfois reviennent. Parce qu’il y en a qui ne reviennent pas. Il y en a qui malgré les textos ou les lettres, ne redonnent plus jamais de nouvelles, après en avoir donné régulièrement des années entières. Il y en a qui disparaissent complètement de votre vie, parce que c’est comme ça, ils ont du le décider en se réveillant le matin et ils l’ont fait, c’est tout. Pourquoi je souffre encore de certains éloignements, d’amitiés avortées, de relations trop vite perdues.
Je voudrais ne plus connaître ça, et pourtant je sais que je le connaîtrai encore. Encore et encore. Et qu’à chaque fois j’y croirai, à chaque fois j’espèrerai. Et trop souvent je dégringolerai. Ça doit être cyclique.
Doit y avoir une période où je débecte les gens, où ils décident de se passer très bien de moa. De faire comme si je n’existais pas. Ou plus. Ou si peu.
Peut-être que je m’accroche toujours trop. Que je fais peur aux gens. Qu’ils flippent, et du coup me laissent de côté. Qu’ils n’ont pas besoin de quelqu’un de trop passionné, même dans des histoires d’amitié.
Peut-être que tout ça c’est une fatalité, que ça adviendra toujours, quoique je fasse. Quoique je dise. Quoique j’essaye de faire pour changer.
Peut-être que les amis je serai condamnée à les perdre, indéfiniment. Ou peut-être qu’il en restera quelques uns. De ceux qui comptent particulièrement. De ceux qui prennent beaucoup de place. J’espère que ceux-là je ne les perdrai pas. J’espère que je saurai les garder, qu’ils sauront rester, qu’on saura s’apprivoiser pour de bon.
Que l’amitié ne me sera plus, furtivement, refusée. Et que je n’en serai plus si peinée. Si peinée …

Les mêmes matins d'hiver,
Les mêmes yeux entr'ouverts,
Les mêmes détresses,
Les mêmes genoux griffés
Pour trouver à l'arrivée
La même maîtresse,
On se répétait sans cesse
Amis,
Amis,
Contre tous les coups du sort
De la journée,
On sera deux.
Amis,
Amis,
A la vie comme à la mort,
Plus emmêlés
Que nos cheveux.
Quand, trop vite, on a grandi,
On se retrouve transi.
Loin des jeux de billes,
Sous nos boutons de malheur
A se torturer le crieur
Pour la même fille,
Est-ce assez pour qu'on oublie ?
Amis,
Amis,
On a le sens de l'humour
Quand sont trop lourds
Ces chagrins-là.
Amis,
Amis,
A la vie comme à l'amour.
Chacun son tour
Les portera.
Tant d'histoire partagée,
De coups de cœur échangés,
D'amour et d'insulte
Pour ne pas s'apercevoir
Qu'on est dix ans sans se voir
Dans tout ce tumulte
Pour se retrouver adulte.
Amis,
Amis,
On n'a plus rien à se dire.
On a fini
Par arriver,
Amis,
Amis,
Doucement à devenir
Deux abrutis,
Deux étrangers.
Maxime Le Forestier
22:45 Publié dans Mes envies de ... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
20 août 2007
Blessures enfouies
Encore un week-end doux. Qui réchauffe. Qui rassure.
Un week-end à squatter le lit ou le canapé selon l’envie, à mater des séries TV ou des films, à aller au ciné, à se faire des bons ptits plats à deux, à se raconter des bêtises, juste pour le plaisir de rire et de se sentir bien. Des ptits instantanés tellement délicieux, tellement évidents, qui coulent naturellement, et qui promettent des souvenirs tout chauds pour les prochains hivers.
Je me rends compte que je suis à la recherche d’une chose qui me semble chaque jour plus cruciale : la sérénité, et à travers elle la simplicité. Je ne suis pas quelqu’un de sophistiqué. J’ai des goûts relativement simples. Je ne demande que de l’honnêteté, de la sincérité, des relations saines, agréables et épanouissantes. Je n’ai pas envie de me compliquer la vie comme je l’ai fait par le passé, en espérant plaire à des gens qui ne me donneront jamais un brin d’estime, en me lançant dans des histoires d’amour inégales ou bancales, en faisant confiance les yeux fermés à des personnes pas toujours bien intentionnées. Je ne veux plus de ça, de cette soumission, de ce désir de plaire à tout prix, de cette identité tronquée, de ce semblant de vie.
Aujourd’hui, je veux juste être moa.
Dire ce que je pense sans passer pour une autre. M’accepter telle que je suis. Ne plus avoir honte, cette honte constante d’exister.
J’accepte petit à petit le fait d’être « différente », mais ce n’est plus un fardea

















































































