20 février 2008
Qu'est-ce qu'est cassé ?...
Fatiguée
Une vraie larve, ce soir.
J’ai le courage de rien faire, à part me traîner d’une pièce à l’autre. Je vais avoir beaucoup de mal pour venir à bout de cette année scolaire. Je me rends compte que mener à bien mon mémoire à côté du mon stage à temps plein, c’est encore une fois du suicide … Je suis toujours trop ambitieuse, ou trop naïve je ne sais pas… Je crois que je vais pouvoir mener tout de front, alors que je ne sais même pas jongler … Maladroite perpétuelle … Mon mémoire qui n’avance pas, mon stage qui s’intensifie, ma confiance en moa qui dégringole, ma motivation qui s’absente, mon chéri qui part en déplacement pour deux semaines … Décidément, les accumulations font voir la vie toute en noir … Alors qu’il suffit parfois de tellement peu … D’une oreille à l’écoute, d’une main qui rassure, d’un échange honnête, pour qu’une esquisse de sourire renaisse … J’ai besoin de pouvoir m’accrocher à quelque chose, un projet, une envie, un futur pas trop moche, quelque chose qui me donne l’occasion de rebondir, de ne pas m’enfermer dans toute cette noirceur. J’ai besoin de sortir la tête de l’eau, vraiment. De renouer des liens, de prendre soin des actuels … J’ai l’impression que je me suis encore une fois de plus coupée du monde … ou alors c’est le monde qui s’est coupé de moa. Est-ce que ça fait la différence, que je sois là ou non dans une soirée entre amis ? Est-ce que je suis aussi indispensable à certains que certains le sont pour moa ? Je doute de tout, tout le temps, en ce moment … Faut que je retrouve l’envie … Pas seulement pour une soirée, ni pour une sortie … L’envie de tout, l’envie de tout le temps, de croquer la vie à pleines dents, de sauter dans les flaques d’eau, de laisser glisser le soleil sur ma peau, de faire la folle, de chanter à tue-tête, de perdre la raison, d’oublier l’heure qu’il est pour profiter de l’instant présent, d’exister pour de bon, et de rire sans fin … Je me revois l’année dernière, empêtrée dans mes soucis … Entre mon mémoire, mon stage, mon boulot, mes notes d’étudiante déçue … Est-ce que c’est encore la même bobine qui tourne cette année ? Est-ce que j’ai le droit de nouveau au même scénario pathétique ? Est-ce qu’à un moment donné, je vais avoir la reconnaissance escomptée, ou est-ce que je vais juste me sentir une râtée toute ma vie ?... Celle qui passe à côté de sa vie, toute sa vie … Est-ce que je vais toujours avoir l’impression d’être moins bien, tellement moins bien que les autres ? Comme si je courrai après quelque chose que je n’aurai jamais ? Je me sens fêlée à l’intérieur. Je sais pas, y a de ces soirs où les blessures ressurgissent en claquant la porte, et prennent toute la place … j’étouffe. J’ai pas les épaules pour porter mon passé, et continuer à marcher la tête haute, comme si de rien n’était … Je crois que ce que je voudrais, au fond, c’est juste être quelqu’un de bien … Je voudrais me regarder dans le miroir et y voir quelqu’un de bien. Mais en fait, je vois surtout une ombre pas très vive, un fantôme tellement triste … Et si je devenais jamais quelqu’un de bien ?...

20:15 Publié dans Mes doutes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17 février 2008
Mirage
Un peu de mélancolie ce soir …
La sensation de ne pas être bien.
Des larmes qui coulent, au creux du cou …
Pour rien et… pour tout.
Je me sens parfois si paumée.
Ne plus savoir où donner de la tête. Ne plus croire en soi. Ne pas savoir si ce qu’on fait est bien. Se sentir nulle, à côté de tous ceux qui brillent. Tous ceux qui savent ce qu’ils veulent. Tous ceux qui y vont d’un pas décidé. Conscients de leurs capacités. Remplis à ras bord de confiance.
Je n’ai jamais fait partie de ces gens et je n’en ferai jamais partie. J’ai l’impression que les gens peuvent lire sur mon visage mon manque total de confiance en moa, ma détresse à m’assumer comme je suis, ma peur constante de faire les choses mal, de n’être pas assez douée …
Est-ce qu’un jour on grandit ? Est-ce qu’un jour on guérit de toutes ces peurs, de toutes ces craintes d’enfant ? Est-ce qu’un jour on se remet de la perte lente de cette insouciance si précieuse ? Est-ce qu’un jour on n’est plus la petite gamine dont on se moque, mais une femme, juste une femme ?
J’ai l’impression de tourner en rond, de ressasser toujours les mêmes choses, les mêmes angoisses, les mêmes soupirs, depuis tellement longtemps ! … Un jour, peut-être, j’aurai peur pour mes enfants … Mais pour ça, il faudrait d’abord que j’arrête sans cesse d’avoir peur pour moa …
Que je me laisse vivre …
Que je me satisfasse de tout ce que j’ai.
Que je m’aime un peu, enfin …
Que je me donne la possibilité d’y croire vraiment, et de rendre ma vie un peu plus proche de mes rêves.
Je me sens si fragile
Quand est-ce que je pourrai marcher comme une grande, sans personne pour me tenir la main ?...
Quand est-ce que j’aurai l’impression d’avancer, de vraiment avancer, et que ce ne soit pas qu’un mirage ?
Quand, quand, quand …
Trop de tout dans la tête. Je voudrais que ça cesse.
00:55 Publié dans Mes doutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 février 2008
J'voudrais ...
Une petite bafouille écrite il y a peu ...
J'voudrais être une pas pareille,
Une pas d’accord, une bohémienne,
J’voudrais avoir cette insolence mal déguisée
Croire à des choses auxquelles j’n’aurai jamais pensé
J’voudrais que la pluie me transperce
De part en part, qu’il ne me reste
Plus qu’un esprit chevronné
Des idéaux pas délavés
J’voudrais avoir la force de dire non
Et parfois oublier mon nom
J’voudrais plus être aussi fragile
Et puis docile, trop peu habile
J’voudrais des arcs en ciel dans ma maison
Que la pluie cesse pour de bon
Que les larmes ne m’étouffent plus
J’voudrais j’voudrais tellement plus
J’voudrais qu’un jour ce soit différent
Ni comme ça, ni trop ressemblant
Que les choses changent, que les choses bougent
Que j’ose et puis qu’ça roule
J’voudrais pas d’un boulot insignifiant
Ni d’un cocon trop étouffant
Mais j’voudrais vivre ma vie
Comme j’ai envie de l’écrire, petit à petit
J’voudrais ma liberté, sans être emprisonnée
De solitude et de regrets
J’voudrais sourire au monde
Pas par dépit comme la Joconde
J’voudrais pouvoir mener mes rêves
A terme, tirer la fève
Et être la reine …
J’voudrais être sans peine
J’voudrais être une pas pareille
Une pas d’accord, une bohémienne,
Une pas tristoune, une étincelle
J’voudrais être celle
Que je ne suis pas
J’voudrais ne pas être moa …
22:15 Publié dans Mes doutes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
09 janvier 2008
Et après ?...
Ces fêtes de fin d’année se sont agréablement bien passées. Beaucoup de cadeaux, de sourires, de bonne humeur, de plaisir de retrouver les êtres qui me sont chers. Ma famille. Ma petite bulle d’air. Un aller-retour un peu trop rapide, en moins de 48h, mais la question ne se posait même pas : fêter ça sans eux n’aurait pas pu être possible.
Et puis il y a eu ce petit week-end en Savoie aussi, dans ma deuxième famille. Celle de mon amoureux. Là aussi j’ai aimé me sentir en confiance, toujours un peu plus moa, toujours un peu plus vraie. Bien au chaud, bien entourée, dans un cocon régénérateur.
Et puis entre ces multiples occasions de fêter Noël, le travail, toujours, avec des grosses journées. Et la fin de mon contrat est si vite arrivée ! Il a donc fallut dire aurevoir, prendre des numéros de téléphone, discuter comme des pipelettes, se promettre de s’organiser des soirées … Et une nouvelle page s’est tournée. Encore une.
Mon album a encore été bien fourni d’expériences, de rencontres et d’apprentissage en ces derniers mois.
Et me vouala repartie, après des vacances dont je ne suis pas très sûre qu’elles en soient (4 journées à me remettre de la bringue du nouvel an et à commencer à travailler d’arrache-pied sur mon mémoire), et me vouala repartie donc, à la fac, à la bibliothèque, le nez plongé dans les bouquins, le cœur un peu plus angoissé de ses partiels qui arrivent … Je n’ai pas trouvé exactement le repos, ni physique ni psychologique, pendant ces quelques jours. Le break dont j’avais besoin, vraiment besoin, après le stress de la fnac de ces derniers mois, n’a pas eu lieu.
Je suis encore une vraie boule de nerfs à l’intérieur, comme oppressée. Et je commence mon stage la semaine prochaine, autant dire que je ne vais sûrement pas trouver le temps de souffler d’ici là.
Je me suis vue dans la glace, tout à l’heure.
Je me suis trouvée fragile. Comme si l’on pouvait me casser en mille morceaux d’une simple pichenette.
Il y a trop de choses qui m’inquiètent, qui me questionnent, qui me laissent complètement paumée.
Et après ? Qu’est-ce qui va se passer après tout ça ? Après mon stage, après mon mémoire, après ma soutenance ? Qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? Qu’est-ce que je serai capable d’en faire ?
J’ai peur.
D’échouer.
De décevoir.
De me perdre.
Qu’est-ce qui m’attend ? Des rêves de gosse qu’on réalise en grandissant, ou une carrière de caissière éblouissante ?...
Cette fin d’année a été plutôt douce et jolie. Mais ça laisse un grand vide, tout ce bruit, tout ce plein, pour la suite.
19:30 Publié dans Mes doutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 août 2007
Prière de ne plus me prendre pour une conne
Journée merdique …
Cinq heures à attendre un entretien, à cavaler pour occuper le temps, pour s’entendre dire au final qu’il faut que je repasse quand je connaîtrai mon emploi du temps universitaire …
Une impression désagréable, amère, rageante, qu’on m’a prise pour une conne. Qu’on s’est moqué de moa, qu’on s’est joué de moi.
Que de toutes façons je ne suis qu’une pauvre petite étudiante, alors qu’est-ce que je pouvais bien attendre de tout ça ?...
Et bien un peu de considération, du respect, de la politesse. Juste ça. Et puis aussi, de l’honnêteté. Qu’on ne me fasse pas perdre une journée pour rien.
Même à moa, pauvre petite étudiante en vacances.
Parce que j’en ai vraiment besoin de ce job, celui-là ou un autre. J’ai besoin d’être indépendante financièrement, pour ne pas mettre un peu plus mes parents dans la merde, pour ne pas être un boulet pour mon copain, et pour moa aussi. Pour me prouver que je suis capable de prendre soin de moa, d’être responsable, de gagner des sous à la sueur de mon front.
Si trouver un job d’étudiant est si difficile de nos jours, qu’est-ce que ce sera dans un an, quand j’aurais fini mes études ?... A quel boulot je pourrais prétendre, si même pour un temps, on ne peut pas me faire confiance en tant que vendeuse dans une boutique ?
Tout cela m’écoeure.
Je n’ai pas encore commencé à rentrer vraiment dans la vie active que déjà tout ça me fait mal au bide.
Je voudrais ne plus être la bonne poire.
Qu’on se soucie de moa un peu.
17:35 Publié dans Mes doutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 avril 2007
De quoi c'est fait l'amour ?
Comment ça s'tricote l'amour
Pour pas qu'ça file avec le jour
Que ça s'démode pendant l'hiver
Les p'tites robes qu'on porte à l'envers
Les sentiments ça s'effiloche
Ca s'détend ça fait des bouloches
Sur l'étiquette y a rien écrit
Tout ça on nous l'a jamais dit
De quoi c'est fait l'amour
De quelle matière
Du coton du velours
Du papier d'verre
Y a un ruban autour
De quoi ça a l'air
C'est pas du solide, cette affaire
Regarder sous toutes les coutures
En élucider la texture
Pourquoi quand on retourne les poches
Les p'tits bouts d'Kleenex ça s'accroche
Y a toujours un machin qui traîne
Soit sur la trame soit sur la chaîne
On devrait défaire les ourlets
Pour voir au fond de quoi c'est fait
De quoi c'est fait l'amour
De quelle matière
Du coton du velours
Du papier d'verre
Y a un ruban autour
De quoi ça a l'air
C'est pas du solide, cette affaire
On rêve de doublures en bullpack
Mais les bulles c'est connu ça claque
Dans les plis la vie se faufile
Plus c'est précieux plus c'est fragile
Comment ça s'tricote l'amour
Pour pas qu'ça file avec le jour
Que ça s'démode pendant l'hiver
Les p'tites robes qu'on porte à l'envers
De quoi c'est fait l'amour
De quelle matière
Du coton du velours
Du papier d'verre
Y a un ruban autour
De quoi ça a l'air
C'est pas du solide, cette affaire
De quoi c'est fait l'amour
De quelle matière
Du coton du velours
Du papier d'verre
Y a un ruban autour
De quoi ça a l'air
C'est pas du solide... cette affaire
De quoi c'est fait
Clarika
J'aurais sacrément besoin d'un mode d'emploi parfois ...
J'aurais sacrément envie que ce soit moins compliqué ...
Je veux juste être bien, moa ...
Juste bien.
13:20 Publié dans Mes doutes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

















































































