26 septembre 2009

Parfois, c'est juste terriblement bon d'y croire ...

Mea culpa, je n'ai toujours pas répondu aux commentaires de la note précédente ... Il faut dire qu'ils ont été nombreux et j'en ai été ravie !!! :) Promis je m'en occupe dans le week-end, sans faute !

Des petites nouvelles puisque quelques choses bougent dans ma vie et c'est aussi pour ça que je me fais moins présente ici ! Je n'ai pas à proprement parler "trouvé un boulot" mais disons que j'ai avancé et intégré un domaine qui me tenait à coeur, et même si ce n'est pas un boulot alimentaire qui me permet de vivre (les revenus sont trop faibles, trop ponctuels), il me permet de me faire la main, de découvrir un monde qui me plaît de plus en plus, et qui jusque là me semblait fermé, hermétique. Alors même si ce n'est que quelques petites heures par semaine, même si c'est juste un "petit boulot", c'est tout de même pour moi un grand pas, un joli début qui, peut-être, permettra à mes envies et ambitions de s'exprimer pleinement ! Pour l'instant, même si je doute et tâtonne (normal quand on débute !), je suis ravie qu'on me donne ma chance, et ce que je fais me plaît énormément !! Je me crée un réseau, fais plein de rencontres, apprends à connaître mieux ma ville et ce qui s'y passe ... Et puis les résultats sont encourageants, et même si parfois je suis probablement trop demandeuse d'une quelconque validation par manque de confiance en moi, je crois que je donne satisfaction dans l'ensemble de mon travail. Et ça me fait du bien. C'est un grand soulagement, ce premier pied à l'étrier. ça me redonne confiance en mes capacités, en moi, même si j'en manque toujours encore. ça me donne une position, quelque chose à revendiquer, pour dire que j'existe, et que non,  je ne suis pas une éternelle chômeuse. ça me fera bientôt trois francs six sous sur mon compte en banque, et même si c'est très peu, c'est toujours mieux que rien. Je me sens utile, et ça, ça n'a pas de prix.

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Bien sûr cet état de soulagement et de presque-sérénité ne durera pas éternellement. ça ne suffira plus, à un moment. Il faudra trouver autre chose, quelque chose qui me rende fière pour de bon. Quelque chose qui me rassure par rapport à l'avenir, au mariage qui est dans 8 mois, à un futur emprunt qui sera inévitable. Quelque chose qui me verra totalement satisfaite et épanouie. Quelque chose qui m'offrira une certaine indépendance financière.

Mais pour l'instant j'ai envie de m'arrêter uniquement sur le fait que les choses ont bougé, alors que ce n'était pas gagné, que je commençais à désespérer, que la déprime me traquait. J'ai envie de m'arrêter sur le bon, le beau, sur l'espoir. J'ai envie de croire que la suite sera jolie, peut-être pas parfaite, mais prometteuse, excitante, savoureuse. Et que je trouverai ma voie, ma place, mon utilité, dans ce monde semé d'embuches qu'est la vie active.

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20 février 2009

Et ... ça tourne !

Je vous l'avais promis ... Voici ma note sur "Un long dimanche de fiançailles" ! ;)

 

Au lycée, j'ai découvert Sébastien Japrisot. J'ai adoré Les Mal Partis, La Passion des femmes, Un long dimanche de fiançailles. Un vrai coup de coeur, j'ai dévoré quasiment tous ses livres depuis.

Un jour, une amie me fait part que Jean-Pierre Jeunet, le talentueux Jean-Pierre Jeunet désormais célèbre grâce à son Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, cherchait des figurants pour son prochain film qui n'était autre ... qu'une adaptation d'un livre de Sébastien Japrisot !! Le bonheur : un de mes livres préférés adapté par un de mes réalisateurs préférés ! Elle avait vu l'information sur un site consacré à Jean-Pierre Jeunet. Le site disait qu'il fallait envoyer une photo d'identité récente et une lettre de motivation pour postuler en tant que figurant. Ni une ni deux, j'ai préparé le tout, trop excitée à l'idée de ne serait-ce qu'imaginer pouvoir faire partie de ce film d'une manière ou d'une autre. Le problème était qu'ils recherchaient notamment des figurantes aux cheveux longs ... Et à l'époque j'avais une petite coupe très courte, pas à la garçonne mais presque ! Brrr mauvais point pour moa ! J'ai quand même envoyé une photo avec mes cheveux courts, et je me suis dit "tant pis si ça ne marche pas, j'aurai essayé !".

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Quelques mois plus tard, je suis contactée par une responsable de l'équipe du film, qui me demande mes mensurations ... puisque je suis acceptée comme figurante pour le film !!! Je n'en reviens pas, je suis complètement sous le choc, super émue, super étonnée ... Elle m'explique que ce n'est pas de la figuration du genre "personne dans une foule de gens", mais de la figuration habillée, je serai donc une infirmière. Ouahou, je n'en reviens décidément pas !!! Malgré ma coupe courte, malgré mon inexpérience dans ce domaine, malgré mes 18 ans, j'ai été prise !!! Le bonheur est complet ! Je ne comprends pas pourquoi j'ai été choisie, vraiment pas, je me dis que Jeunet aime jouer avec des "gueules cassées" dans ces films, des visages atypiques, différents (je pense à Dominique Pinon par exemple), et que c'est probablement pour ça que j'ai rejoint le lot ... Je ne sais pas en fait, je ne comprends pas, mais je suis folle de joie !!! Je me dis que même si dans ma vie, je ne fais que cela en rapport avec le cinéma, que je n'arrive pas à devenir comédienne au théâtre (c'est mon plus grand voeu à l'époque), j'aurai au moins fait de la figuration dans un film de Jean-Pierre Jeunet, et putain, ça, ça a de la gueule !

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Commence alors en décembre 2003, une des semaines les plus impressionnantes et excitantes de ma vie !

Le tournage a lieu en région parisienne, dans les Hauts-de-Seine. Je ne suis pas véhiculée, j'habite au fin fond de la Seine-et-Marne, mais pour l'occasion je me débrouille. Je dors chez une amie, à Paris, qui a la gentillesse de m'accueillir une semaine. Je prends un taxi très tôt le matin, à 5h, qui m'amène au point de rendez-vous dans Paris où un bus nous attend pour nous conduire sur le lieu de tournage. Devant le Café des Trois Obus (j'adore le clin d'oeil : nous sommes déjà dans l'ambiance du film avec ça !) Il faut être à M. à 6h, le tournage commence tôt. Dans le bus, je constate qu'il y a beaucoup beaucoup d'hommes. Je suis intimidée. Je me glisse discrètement sur un siège mais je ne dors pas tout le long du trajet. Je ne peux pas. Tout cela est trop excitant ! La fatigue se fait déjà sentir mais le stress n'est pas en reste.

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Arrivés sur le lieu du tournage, les costumières s'occupent de nous. Il y a quantité de tenues d'infirmières de toutes les tailles ! Et quatre fois plus de tenues de soldats ! On me donne également une espèce de manteau-cape qui, je ne le sais pas encore, me servira terriblement pour la suite ! On me donne des chaussures à talons d'époque, qui plus tard dans la journée me feront terriblement souffrir à cause d'une espèce de clou qui sort au niveau du talon. Mais je ne dirais rien, je serrerai les dents, je veux trop profiter de la chance que j'ai d'être là (ah et je suis timide aussi, bien sûr, donc je n'ose pas demander à changer !). Ensuite nous allons nous faire maquiller et coiffer. Mes cheveux courts semblent compliqués à épingler sous le voile sans qu'ils rebiquent de partout. Je comprends mieux le "cheveux longs exigés" de l'annonce internet.

Puis nous atterissons au compte-goutte sur le plateau. Nous sommes censés tourner la scène de l'hôpital dans un grand hangar, avec des courants d'air terribles, en plein mois de décembre. Autant dire que je n'ai jamais eu aussi froid de ma vie. Heureusement que l'on m'a donné une cape ! Entre chaque prise, les assistantes nous donnent nos manteaux, pour ne pas que nous mourrions de froid. Mais le vent est glacial, le hangar très grand et sujet aux courants d'air à cause de vitres cassées, et autant le dire : nous sommes tous frigorifiés !!! Je ne sens plus le bout de mes doigts, mes pieds sont engourdis ... mais mon enthousiasme ne désemplit pas !

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Je regarde autour de moa : il y a effectivement une petite quinzaine de filles, pour 85 garçons. Autant dire que ça fait bizarre de se retrouver dans un univers très masculin. Mais il y a des avantages, les garçons sont très attentionnés avec nous, et très gentils ! Je me rends compte que je suis résolument la plus jeune : j'ai 18 ans, il y a une fille de 22 ans également, mais toutes les autres personnes - garçons ou filles - sont tous proches de la trentaine, voire plus, pour certains !! Je me sens vraiment le petit bébé du tournage !! Et puis quand je me mets à discuter ici ou là, je me rends compte que toutes les personnes présentes travaillent soit dans le théâtre, soit dans le cinéma (des intermittents donc) et beaucoup sont même abonnés aux rôles de figuration, ils ne font que ça !! Je me sens évidemment toute petite, avec en poche depuis 6 mois mon bac L option théâtre, et ma première année de DEUG Arts du Spectacle que je viens à peine d'entamer !! Du coup, inévitablement, je me sens encore plus chanceuse d'être là, car je ne corresponds décidément pas au profil recherché ... Je suis complètement atypique !!

Les journées sont très longues, elles commencent tôt et finissent assez tard, le rythme est rude, mais je tiens le coup. Je me balade sur le plateau des étoiles plein les yeux, je prends tout en photos dans ma tête, je m'imprègne de l'atmosphère du plateau. Je fais des connaissances, les gens sont adorables avec moa, très prévenants. Tous les midis, nous mangeons sous une tente, entre figurants. Je rigole de manger mon repas devant une tablée de soldats tous maquillés en blessés de guerre, donc dégoulinants de sang, bourrés de cicatrices et de blessures. ça met décidément en appétit !!! :D

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Jean-Pierre Jeunet est attentif, efficace, gentil. Il porte la gentillesse sur son visage, cet homme. Pas une gentillesse feinte, non une gentillesse innée. De la bonté. Il fignole, il est très minutieux. Perfectionniste. Il nous dirige fermement, nous fait comprendre très précisément ce qu'il veut. Je me souviens très bien d'une scène que nous tournions qui était difficile,  fatiguante, pleine de tensions. Nous étions tous  collés les uns aux les autres contre une porte, coincés, nous voulions sortir et nous criions. L'hôpital allait sauter. Et comme nous avions besoin de relâcher la pression, Jean-Pierre Jeunet nous a lancé une blague, comme ça, en pleine scène, de façon complètement inattendue. Il nous a fait la blague de PAF le chien. Oui. Lui. Et dans ce contexte de tension extrême, en plein milieu de cette scène difficile à tourner, de sa part à lui, c'était formidable, c'était tellement drôle !! J'en garde un souvenir très chaleureux !...
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Plus tard j'aperçois Gaspard Ulliel et Clovis Cornillac, ils sont présents quelques jours avec nous sur le plateau. C'est très intéressant de les voir travailler, j'en prends plein les mirettes. Je regarde, j'apprends, j'enregistre. Je vis un rêve. Beaucoup se plaignent sur le plateau, du temps d'attente entre les prises, du froid, de la fatigue etc ... Certains sont blasés. Moa je me sens privilégiée, je n'ai pas l'habitude des tournages, tout m'impressionne ... Je suis enthousiaste, je profite. C'est mon premier tournage, alors tout a encore un sens pour moa. J'essaye de me rendre compte que tout ça est réel, que je ne rêve pas.
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L'avant-dernier jour, on nous dit que pour des restrictions de budget, il ne sera pas possible de garder les 100 figurants présents pour le dernier jour. Ils ne pourront en garder que 30. Je fais partie des 30. Je me dis que la chance est décidément avec moa.

Le soir du dernier jour, je repars avec un père et son fils qui étaient également sur le tournage. Adorables. Le fils était dans le même lycée que moa, mais dans une classe au-dessus. Le mond est petit ! Ils me reconduisent jusqu'à un point de rendez-vous où je retrouve ma mère. Je plane littéralement. Je ne sais pas par quoi commencer, quoi dire ... J'ai du mal à redescendre sur terre.

J'ai des images qui me poursuivent ... Le départ du plateau, Jean-Pierre Jeunet qui sert la main aux figurants, les remerciements de l'équipe, quelques numéros échangés ... La tristesse de quitter le plateau de tournage, qui nous a accueillit pendant une semaine très intense. Refermer cette petite bulle. Se délecter de cette magnifique expérience.

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Je n'ai pas de photos du tournage, et c'est un grand regret. Je me souviens avoir été prise en photo avec des soldats, grâce à un polaroïd, mais je n'ai pas demandé une photo pour moa. J'aurais dû. Juste en souvenir. Pour la postérite ! :D

Quand le film est sorti au cinéma, c'était aussi un moment très excitant. Je savais pertinemment qu'on pouvait ne pas me voir du tout. Qu'une semaine de tournage ne garantissait absolument pas que tel moment où je sois susceptible d'apparaître ne soit pas coupé au montage. Mais j'y allais le coeur battant quand même, émue d'avoir participé rien qu'un tout petit peu à ce beau film, à cette grande aventure. De le voir bientôt se dérouler sous mes yeux.  De le découvrir sur grand écran, après en avoir vu une partie en vrai. J'y suis allée avec mes parents, et mon petit-ami de l'époque. Vers la fin, pour la scène de l'hôpital, je me suis aperçue. Trois secondes, pas plus. Dans un plan large, avec deux ou trois autres infirmières et un docteur. Je lève les yeux au ciel. Trois secondes pour une semaine de tournage. Mais trois secondes qui, résolument, sont la cerise sur le gâteau.

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Je sais que certaines personnes m'ont reconnue dans le film, alors qu'elles ne savaient pas que j'avais joué dedans. D'autres m'ont loupés (mon père je crois, même si la 2e fois il a réussit à me trouver !). Bien sûr, maintenant, sur un écran de télévision, ça passe beaucoup plus inaperçu. Sur un écran de cinéma, c'était autre chose. Plus imposant. Mais en fait je m'en fiche qu'on m'ait reconnu ou pas, l'important c'est que moa je sais que je fais partie de ce film, je sais que j'y apparais, même trois secondes, je sais qu'il y a une trace. C'est ma satisfaction personnelle à moa. Mon petit moment d'égoïsme. Ma fierté.

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Parce que dans ces trois secondes, il y a le souvenir d'une semaine qui ne s'oublie pas. Une semaine que je ne pourrai jamais oublier.

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12 septembre 2008

Chère moa ...

Je pique l'idée merveilleuse -tirée d'un livre- de Miss Zen dans sa dernière note ...

En quoi ça consiste ? A écrire une lettre à l'enfant, à l'adolescent(e) que l'on a été ...

Entre conseils avisés et gros changements, voilà ce que je voudrais écrire à la petite fille que j'ai été.

"Ma chère Zou,

Ta petite et courte vie n'a pas toujours été simple. Tes parents ne sont pas divorcés. Tu as un frère et une soeur ma foi forts accomodants. Tu n'es pas bête et tu travailles bien à l'école. Tu aimes rire et tu as des amis, des vrais.  Pas juste des copains/copines. Alors pourquoi est-ce si dur ? D'où viennent ces fêlures ?... Pourquoi es-tu une petite fille si fragile, si prête à te casser en mille morceaux à la moindre occasion ?

Parce qu'il y a les rires, les mauvais rires, les moqueries. Parce que parfois, dans la cour d'école, on te montre du doigt. Parfois, quand tu voudrais tant te fondre dans la masse, on ne voit que toi. Et c'est dans ces moments-là que la petite fille en toi se creuse et se noie. Ce n'est pas ta faute si tu es née avec un bec-de-lièvre. On a beau te le répéter autour de toi, un fort sentiment de culpabilité grandit en toi. Et ta gorge reste sèche quand les moqueries fusent, tu ne sais pas quoi répondre, tu voudrais hurler et te défendre, dire que tu n'as rien fait, mais seules les larmes sortent et roulent sur tes joues, amères. Les amis qui t'accompagnent te défendent, becs et ongles, et pourtant, même si cela te touche, ça te rend encore plus honteuse, encore plus incapable de répondre aux propos venimeux. Tu te sens comme un petit animal apeuré, faible, inutile. Tu n'es rien tellement tu es transparente.

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Au collège, les regards se font plus insistants, mais les moqueries se résument à des messes-basses peu discrètes. Tu fais semblant de ne pas les entendre, ça te rassure de ne pas avoir à entendre crier des insultes. Cette forme de fausse trève te rassure. Avec les années, les gens te semblent plus civilisés. Ou alors juste hypocrites. Tu ne subis plus que les regards de travers, ils semblent te faire moins mal que les mots. Quoique.

Ton complexe d'infériorité n'est pas mal développé dans son genre ... Tu te sens comme le vilain petit canard déstiné à toujours être mis de côté. Celui dont on ne demande pas l'avis, puisque son avis ne compte pas vraiment. Tu te sens inachevée.

Et puis, tu grandis avec cette idée que ceux qui murmurent ont de toi. Cette idée que tu es différente, mais une différence pas vraiment enviable. Une différence qui fait peur. Alors, tu te persuades qu'effectivement, tu n'es pas comme les autres. Une erreur de la nature. Tu te dis que les autres ont droit à l'amour, ils sont beaux, épanouis, entiers. Toi tu n'es qu'une moitié incomplète. Alors pas d'amour possible.

Tu es une vraie fleur bleue, une terrible romantique, une passionnée insoupçonnée. C'est pour ça que c'est tellement difficile pour toi de renoncer à l'amour, et au fait que tu pourrais y avoir droit. Mais tu ne te leurres pas. Tu n'es pas comme les autres. Tu ne mérites pas le bonheur. C'est ancré en toi, écrit depuis toujours. ça te peine mais c'est ainsi. Une fatalité inébranlable en quelque sorte.

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Sauf que ...

Aujourd'hui tu es une jeune femme. Tu as un avenir qui ne demande qu'à être dessiné devant toi. A 23 ans, tout est possible. Tout est tellement possible que finalement, après de longs efforts sur toi, tu t'es rendue compte que tu avais le droit à l'amour. Mieux : tu l'as trouvé. Le chemin a été long jusqu'à cette possibilité, mais tu y es arrivée. Avec le plus formidable des partenaires qui soit, tu as tissé pas à pas, jour après jour, une relation de confiance, de complicité et d'amour sincère. Il t'a beaucoup aidé à comprendre qui tu étais vraiment, à dépasser ce stade vicieux de la fatalité comme unique possiblité, à t'aimer.

Aujourd'hui, tu es forte de cette enfance pénible et longue. Tu t'es libérée de tes complexes pesants. Tu as appris de toutes ces douleurs, tu t'es construite avec ces expériences. Tu as compris. Tu as accepté. Tu as grandi, muri, avancé. Tu vas te marier.

Qui aurait pu l'imaginer, hein ? Sûrement pas toi, dans tes jeunes années, qui ne rêvait que de ça en pensant que jamais ça n'arriverait. Et pourtant ...

Un jour, peut-être, tu auras une petite fille. Tu lui expliqueras que tu es née avec un bec-de-lièvre. Pourquoi. Ce que tu as vécu. Et tu n'auras pas honte.

Plus jamais tu n'auras honte d'être ce que tu es."

09 septembre 2008

Réveil

Voilà quelques semaines que je commençais à vraiment me faire peur.

 

Oui, car même si je n’en parle pas ou si peu, les doutes quant à mon avenir ont été particulièrement lancinants dernièrement. Tétanisants même.

 

Le problème c’est cet état de complète stagnation par rapport à tout ce qui touche à mon avenir, estudiantin comme professionnel, qui me rongeait complètement. Cette sensation de vide, comme si tout était condamné à ne plus jamais bouger.

Je crois que dernièrement j’avais perdu mes motivations en route, mon envie de foncer.

C’est difficile, quand on a toujours su où aller et comment y arriver, de se retrouver finalement démunie, et perdue. 

 

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Je n’avais plus cette rage depuis quelques temps. Plus cette envie d’essayer, de foncer tête baissée, d’y croire coûte que coûte. Je m’étais laissée happée dans ce tourbillon de facilité. Voir les journées passer, s’en contenter, à moitié. Attendre. Attendre pour avoir des réponses … qui ne viennent pas. Se sentir frustrée jusqu'à en avoir envie de hurler.

 

J’ai cassé ce cercle vicieux hier. J’ai tout envoyé en l’air. J’ai recontacté ma directrice de recherche, pour prendre les choses en main, pour la rencontrer, discuter de mon mémoire, et boucler ces formalités administratives pour cette réinscription en Master 2.

J’ai envoyé toutes mes demandes de stage, celles que je repoussais inévitablement, depuis trop longtemps, parce que je me trouvais présomptueuse de vouloir postuler dans un journal, moa qui ne suis même pas journaliste. J’ai plusieurs fois repoussé l’échéance par peur du refus, de l’échec aussi, très probablement.

 

Mais ça y est, tout ça est envoyé. Tourné, retourné, pensé, réfléchi, expédié.

 

La balle est dans leur camp désormais. Je ne peux plus rien faire : les jeux sont faits.

 

Et tant pis si les réponses négatives s’entassent, j’aurai essayé. Je me serai donné les moyens. J’y aurai cru, au moins un court instant.

 

Si ça ne marche pas, je retrouverai bien autre chose. Un autre fil conducteur, une autre motivation. Un nouvel espoir.

 

J’ai arrêté de stagner, de ne plus y croire. Je me suis reprise en main. J’ai commencé à faire du vélo d’appartement, tous les jours. A me bouger, me bouger vraiment, dans tous les sens du terme. Je ne veux plus me laisser glisser sur cette pente maladroite, je veux avancer à mon rythme, pas après pas.

 

Je veux me prouver que je suis capable d'atteindre toutes ces choses qui me font rêver. Ça risque de ne pas être simple, mais quelle victoire ce sera si j’y arrive !!

 

Et une fois que j’aurai des mots à mettre sur cette année à venir, des envies qui se concrétisent, des opportunités … Je les attraperai en plein vol.

 

En plein vol.

 

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12:06 Publié dans Mes débuts ... | Commentaires (15) | Tags : doutes, peurs, réveil

11 août 2008

Un petit tag en passant !

Tagguée par l'adorable Amy, je m’exécute de suite …

 

Les règles

 

1- Il faut obligatoirement un blog pour participer.

 

2- Les trois premières personnes à laisser un commentaire sur cette note recevront un cadeau fait maison de ma part dans les 365 jours.

 

3- Elles s'engagent en retour à faire de même sur leur blog.

 

 

Il y a 10 ans... 

 

Je n’avais pas encore 13 ans, j’étais une ado solitaire, pleine de complexes …

Cette année-là, j’ai perdu la minette angora qui m’avait accompagné toute ma vie (elle avait un an de plus que moa), des amies très chères pour des histoires ridicules, et un peu de ma confiance en l’être humain … ça a été une année déchirante, difficile, pénible. Et en même temps, cette même année j’ai rencontré ma meilleure amie de l’époque, une perle, je n’ai jamais revécu d’amitié aussi forte et signifiante par la suite … Elle m’a fait découvrir le rock, l’amitié, l’amour, la confiance, la complicité … On allait ensemble aux concerts du groupe de ces parents dans des cafés, c’était génial, on était de vrais fans ! Je crois que mon déclic pour la musique et sa place incommensurable dans ma vie s’est fait à cette période, grâce à elle … Et puis il y a eu cette cascade d’imprévus, de déchirures et de souffrances par la suite, de laquelle on ne s’est jamais vraiment relevées ...

 

A l’époque je déménageais avec mes parents dans notre maison du bout du monde, maison entourée d’un hectare de bois, dans un bled paumé, un hameau de 30 âmes … Encore aujourd’hui, même si je n’y habite plus, c’est l’endroit où je me sens la plus apaisée, la plus sereine … J’y suis terriblement attachée, c’est une partie de moa … Tous ces animaux en liberté, les écureuils, les daims, les biches, les oiseaux, les chats qui se baladent librement dans les jardins voisins … Tous ces arbres centenaires, cette verdure, ce potager et ces massifs … C’est un peu mon havre de paix, l’endroit vers lequel je tends quand ça ne va pas … Le lieu qui m’apaise et me rassérène, inexorablement.

 

Et puis, tous les dimanches après-midi, je regardai Dawson.

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Je me laissais porter par les aventures de cette petite bande authentique de Capeside, je me retrouvais dans l’éternel romantisme de Dawson, le côté sauvage et nature de Joey, les pitreries de Pacey, les souffrances bien cachées de Jen … Je crois qu’à l’époque c’était mon remonte-moral, mon moment d’évasion, ma petite bulle hors du temps … ça correspondait terriblement à ce que j’étais, à ce à quoi j’aspirais … De la simplicité, des petits bonheurs simples, une petite ville provinciale, une bande d’amis à toute épreuve …

 

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C’est pour cela que cette série aura toujours une petite place particulière dans mon cœur. C’est la série de mon adolescence, celle qui m’a aidé à grandir, à avancer, à comprendre parfois. Celle à qui je dois également une très jolie rencontre avec une amie très chère …

 

 

Cinq endroits où j'ai vécu...

 

-          dans ce petit bled paumé justement, chez mes parents, en Seine-et-Marne

-          à Semur-en-Auxois, en Bourgogne, j’étais en internat pour pouvoir intégrer le théâtre à mes études

-          à Lyon, en résidence universitaire, avant de m’installer avec mon amoureux

-          à Villeurbanne, où je vis actuellement

-          et c’est déjà pas mal !

 

 

Cinq plats que j’adore:

 

-          les crêpes (ce n’est certes pas original, mais j’en suis littéralement folle, j’adore en manger !!)

-          la blanquette de veau de mes parents

-          le crumble aux pommes et la tarte aux pommes (ils sont ex aequo dans mon cœur)

-          le Paris-Brest de mon papa (il le réussit comme personne !! Et franchement, même en boulangerie parfois ça ne vaut pas le sien !!)

-          la bûche au nutella et la brioche de St Genix de la maman de mon amoureux (l’un comme l’autre je ne m’en lasse pas, elle les réalise divinement bien, et c’est un régal à chaque fois !!!)

Si avec ça, je ne viens pas d’avouer que je suis une incurable gourmande qui adore le sucré et les desserts par-dessus tout !... :D

 

 

Cinq choses que j'ai faites aujourd'hui... (samedi)

 

-          Prendre le métro parisien et le train après une courte nuit chez ma sœur pour rejoindre la cambrousse de mes parents

-          Aller visiter un ancien moulin rénové juste à côté de chez mes parents, avec une magnifique salle de réception, des dortoirs et des gîtes, pour notre mariage, en compagnie de mon amoureux et de ma maman …

-          Passer la soirée de samedi soir à parler de tout et de rien avec ma petite maman, pendant que nos hommes vibraient et dissertaient devant le foot … ça m’a fait tellement de bien de me retrouver en tête à tête avec elle, de parler entre filles, de papoter de mon futur mariage, de mon petit chaton, de mon travail, des fringues, de la famille … Ma maman c’est vraiment la meilleure des confidentes et la plus bavarde du monde !! ça m’a fait tellement de bien de les retrouver, elle et mon papa, après 2 mois sans se voir …

-          Regarder des épisodes de Friends blottie dans les bras de mon chéri, enfin retrouvé pour le week-end !!

-          Dormir une bonne grosse nuit et être reposée d’une semaine éreintante !

 

 

Ce que je ferais si j'étais riche...

 

-          Un mariage de princesse !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! :D

-          Je crois que je gâterai ma famille !!! D’ailleurs quand j’étais petite je disais à mes parents que plus tard, lorsque je serai écrivain, je leur achèterai une twingo et je ferai agrandir leur maison pour qu’ils puissent avoir une salle de sport ! :D A l’époque ça devait représenter le summum du grand luxe pour moa !! :D

-          J’espère que je m’investirai dans une cause humanitaire, quelle qu’elle soit …  

-          Je m’achèterai une maison de famille en Provence !

-          Je retournerai à Rome en pèlerinage, pour me rappeler l’adorable demande en mariage de mon amoureux …

-          Je donnerai un coup de pouce à mes groupes musicaux favoris

-          Je voyagerai dans le monde entier et irai faire un petit coucou à ma Marlou en Nouvelle Calédonie … J’irai également visiter l’Australie, l’Inde, la Guadeloupe,  l’Irlande, le Canada, le Chili …

 

 

Je crois que beaucoup de personnes ont déjà été taguées … Je donne donc la main à MlleeliClotilde et Clémentine, et à tous ceux et celles qui le souhaitent …

25 juillet 2008

Avez-vous la carte du magasin ?

En cette période de vacances pour une grande majorité de blogueuses, je voulais vous faire partager les joies des jobs d’été, et plus particulièrement les joies de travailler en caisse dans une grande enseigne comme la Fnouc !

En caisse, il y a deux types de clients :

¤ Les Clients gentils que j’aime d’amour :

-          Rien ne me met plus la patate qu’un « bon courage » gentiment glissé avec compassion par un client souriant … ça me file le sourire direct ! :D

-          Les clients prévenants, qui sortent leur carte fnac à l’avance pour être prêts en passant en caisse et gagner en efficacité et en rapidité.

-          Les gens qui réagissent au quart de tour quand je leur dis « Très bon choix de cd » ou « Untel passe en concert à telle date dans telle salle de Lyon » et qui embrayent de suite une petite discussion, certes courte mais pleine de gentillesse et de bonnes intentions, en posant des questions et en se montrant intéressés et ravis d’être bien informés.

-          Les clients compréhensifs et positifs qui, quand ils voient qu’il y a un souci, disent « Ne vous inquiétez pas, j’ai tout mon temps » ou bien « On va y arriver ! »

-          Les clients reconnaissants parce qu’on les a bien aiguillé ou conseillé, ou parce qu’on leur a fait savoir qu’ils avaient droit à un dvd gratuit et qui sont donc tout contents d’aller le chercher et de rentrer chez eux avec ! Certains m’ont même dit : « Je penserai à vous quand je le regarderai ! »… J’espère juste, du coup, que le film n’était pas un navet ! :D

-          Les clients agréables, souriants, avenants, qui vous font un compliment sur votre amabilité ou votre gentillesse.

-          Les clients qui font des blagues, qui détendent l’atmosphère, qui ne se prennent pas la tête et qui vous font rire gentiment.

-          Les clients patients, et il y en a peu !! Mais dans certaines situations, c’est ô combien appréciable de pouvoir compter sur la patience des gens, surtout lorsque la situation est critique ou litigieuse !

¤ Les Clients cons, insupportables, imbuvables et tout ce qu’on voudra :

-          Les clients typiques qui se prennent pour les rois, qui ont toujours raison, qui profitent de leur bon droit pour insulter les caissières ou se plaindre de la fnac comme si toutes les fautes nous incombaient !

-          Les clients râleurs et aigris, qui chipotent parce qu’on vérifie leur chèque ou leur billet, et qui se sentent attaquer dans leur fierté … C’est la même procédure pour tout le monde, quoiqu’il advienne, et ils ne font pas exception à la règle ! Il y a parfois des gens terriblement irrespectueux et insultants !... Une fois un monsieur a voulu passer devant toute ma file d’attente, et il m’a tenu la jambe pendant 10 minutes pour que je le fasse passer avant les autres (en pleine période de Noël, vous imaginez le bazar et le monde ??!!). Il m’a dit qu’il était pressé, j’ai essayé en vain de lui faire comprendre que la longue file d’attente de 30 personnes qui attendait à ma caisse était tout aussi pressée que lui, mais il n’a rien voulu entendre en me disant « Au lieu de discuter, si vous m’aviez fait passer, on aurait déjà fini et tous ces gens n’auraient pas attendu ! » Quelle jolie morale ! Je lui ai tenu tête jusqu’au bout, il a fini par s’en aller, est passé à une autre caisse, et quand il est repassé devant la mienne, il m’a lancé une pièce de 5 centimes en me disant méchamment « C’est tout ce que vous méritez ! » …

J’ai également eu le cas d’un homme d’une cinquantaine d’années, qui s’est fâché parce que je lui demandais une pièce d’identité pour son chèque (qui était élevé de quelques centaines d’euros tout de même) et il a commencé à s’énerver très fort, en criant et gesticulant (j’ai vraiment eu peur qu’il me frappe à un moment) et il m’a hurlé dessus : « Vous ne voulez pas ma carte d’électeur non plus ? Et ma carte professionnelle ? Et ma carte vitale ?? » tout en les sortant et en me les balançant à la figure.

-          Les clients qui mettent une heure à chercher leur carte fnac dans leur sac, et qui font donc attendre toute la file d’attente derrière eux, et qui au bout de 5 longues minutes de recherches disent « Ah bah non je l’ai pas, j’ai du l’oublier à la maison ! »

-          Les clients impolis, qui ne sont même pas capables de seulement dire « Bonjour » ou « Merci » … ça me sidère vraiment de faire preuve d’aussi peu de respect de nos jours …

-          Les clients qui parlent au téléphone très fort, qui ne vous jettent même pas un regard ou un « Bonjour » et qui vous donnent l’impression de ne pas exister, comme si vous n’étiez qu’une machine à encaisser …

-          Les clients qui trouvent aberrant qu’on ne prenne la carte bancaire qu’à partir de 7€ … Alors certes, c’est beaucoup, mais nos concurrents directs la prennent à partir de 15 … Et nous ne sommes pas un supermarché, nous vendons les articles les moins coûteux aux alentours de 4, 5 ou 6€, donc la marge entre le produit le moins cher et l’acceptation de la carte bancaire est proportionnellement à peu près la même que celle des supermarchés qui vendent des biscuits à 50 centimes d’euros et qui prennent la carte bancaire à partir de 1€ (vous me suivez ?) ! En tout cas moa je n’ai jamais vu personne se plaindre que les supermarchés ne prenaient la carte bancaire qu’à partir de 1€ !

-          Les clients mécontents pour un rien, qui vous font des grandes tirades sur la société de consommation comme si vous y étiez pour quelque chose, et qui défoulent leur mauvaise humeur et leur aigreur sur vous, comme si vous étiez un punching ball !

Et puis, parce que les journées sont longues et parfois éprouvantes avec tous ces clients (la fatigue aidant) quelques petites boulettes parfois se glissent dans ma journée, et ça donne ça :

¤ Boulettes réalisées par mes soins :

-          Demander « Bonjour messieurs dames, avez-vous la carte du magasin ? » alors qu’ils viennent de me la donner et que je l’ai dans les mains. Ou, dans la même veine, demander deux fois de suite s’ils ont la carte du magasin, sans même me rappeler si je leur ai déjà demandé.

-          Dire « Bonjour monsieur » sans regarder et me rendre compte en levant les yeux que c’est une dame qui est devant moa (c’est un truc typique qu’on fait quand il y a du monde, on salue sans lever les yeux, mais à la corpulence de la personne et la façon dont elle se tient on devine son sexe, sauf que ce n’est pas une science exacte ! :D) Et ça marche aussi dans l’autre sens parfois : on dit « Bonjour madame » et c’est un homme !

-          Dire « 8 euros 50 s’il vous plaît ? » sur le ton de la demande alors qu’on est en train de rendre les 8 euros 50 de monnaie au client justement (bref : s’emmêler les pinceaux !) !

Voilà un petit aperçu d’une vie trépidante de caissière donc …

Si j’ai d’autres anecdotes durant l’été, je ferai peut-être une seconde note à ce sujet ! ;)

Bonne journée m’sieurs dames !

00:00 Publié dans Mes débuts ... | Commentaires (24) | Tags : caissière, clients

05 avril 2008

C'était mieux avant ?...

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J'étais un peu dubitative sur ce site. Copains d'avant.

Je me disais « renier des liens avec d’anciens amis, pourquoi pas, mais si on n’a plus rien en commun, à quoi ça sert ? »

Et puis … On s’inscrit quand même …

Et puis, on voit quelques têtes connues, de celles qui font plaisir à entrapercevoir, des noms qui font surgir tout un tas de souvenirs …

Et me vouala embrigadée, moa aussi. Me voici à envoyer un message à une personne qui comptait vraiment, à l’époque, et à attendre fébrilement une réponse. A me demander plusieurs fois dans la journée « tiens qu’est-ce qu’elle est devenue ? », à m’imaginer sa vie, et à me remémorer des anecdotes vieilles de 10 ans, quand l’amitié c’était à la vie à la mort … Je suis nostalgique de tout ça, de toute cette insouciance, de ces années collège qui passent trop vite et de toutes ces convictions auxquelles on croit dur comme fer, adolescents.

Je revois tous ces visages dans ma tête, tous ces moments … la forêt où les téméraires allaient fumer, les retrouvailles le matin dans les couloirs du collège, les potins sur untel, le hangar à vélos comme point de ralliement, la verdure autour des bâtiments, les squattages de bancs, les minutes à s’attendre quand on allait aux toilettes entre filles, les virées à la vie scolaire, les razzias chez Billy l’épicier, les coups de cœur pour des garçons qui jamais ne nous remarquaient, les moqueries sur tel ou tel professeur, les tablées sans fin à la cantine, les éclats de rire qui fusaient parce qu’à l’époque, tout était tellement plus simple …

Ouahou, ça fout un coup de grandir. De voir que tout ça est derrière. De se retourner, et de se dire que ça manque. Les moments, les personnes, les circonstances. Tous ces petits riens.

On se croyait les plus forts. Nos seules peurs de l’époque, c’était d’avoir une mauvaise note, de se faire choper avec les fumeurs alors qu’on ne fumait pas, ou bien de ne pas avoir l’autorisation de nos parents d’aller à la super fête qu’organisait telle personne célèbre du collège.

On rêvait de grandir, d’être plus tard, d’avoir le droit de. Enfin. Pour de vrai.

Et maintenant on ferait n’importe quoi pour remonter un peu le temps et baigner de nouveau dans cette période d’insouciance, de naïveté, de légèreté.

Et vouala que Copains d’avant me permet de retourner sur mes pas. De revenir en arrière. De relire l’histoire avec mes yeux d’adulte. De retrouver des gens qui ont comptés. Vraiment. De renouer des liens avec certains, peut-être …

De se retrouver soi, tel qu’on était y a 10 ans.

Est-ce qu’on a changé, finalement ?

Pas tant que ça.

Peut-être pas tant que ça.

23:53 Publié dans Mes débuts ... | Commentaires (0)

10 septembre 2007

Et une nouvelle année qui débute !

Impression étrange. Plaisante et à la fois dérangeante.

Une nouvelle rentrée qui arrive. Une nouvelle année universitaire. La dernière. Normalement. Déjà, je me dis que depuis un an, j’ai quand même tracé mon ptit bonhomme de chemin. J’ai fait de cette nouvelle ville un ptit bout de moa. J’ai réussi à m’y plaire, à y trouver quelques repères, à la connaître un peu, et à m’y faire.

C’est un nouveau rythme, une nouvelle vie, pour quelqu’un qui vient comme moa de la campagne, qui ne connaît que la caresse des herbes hautes, la douceur de l’abri d’un arbre, le piaillement chantant des oiseaux. Je suis passée de ce calme là, au bruit de la ville, à la sonnerie qui marque le départ du métro, à une université trop grande mais qui offre tellement de possibles.

Et aujourd’hui, ma vie, c’est ça. Parfois, je rêve d’un peu de calme, de tranquillité, de paix. Je voudrais réentendre les oiseaux, observer les biches qui se promènent dans le fond du jardin, me laisser bercer par le vent qui souffle dans les arbres, et retrouver cette sérénité que m’apporte un ptit coin de verdure. C’est pour cela que les week-ends au vert, dans ma famille ou dans la sienne, sont tellement nécessaires. Tellement libérateurs. Tellement ressourçants.

Mais quand même, avec le temps, je m’approprie Lyon, je me familiarise avec cette grande et jolie ville, et on s’apprivoise mutuellement, lentement.

Et puis je commence à prendre mes repères … Je me réjouis d’avoir quelques ptites têtes amies pas bien loin, anciennes et nouvelles ; et ça me rassure. Cette année ne sera pas aussi douloureuse par rapport à la fac … Je ne serai plus l’anonyme de l’année dernière, celle qui ramait tellement et qui se débattait pour essayer de créer des contacts, pour faire connaissance avec untel … Cette année, j’aurais des copines à retrouver, des copines qui, je l’espère, deviendront des amies … Je ne serai plus la ptite nouvelle complètement paumée dans cette jungle universitaire, mais celle qui a un minimum d’expérience, qui se débrouille, et qui est à l’aise dans cet univers, qui le fait sien.

Alors oui, je vais continuer cette année ce que j’ai commencé l’année dernière, et même si un Master à Grenoble en diffusion de la culture aurait probablement répondu davantage à mes attentes, je vais quand même profiter de cette année pour en apprendre encore davantage et me former. Peut-être que l’année prochaine, je pourrais réfléchir à intégrer ce Master à Grenoble, si je ne m’y prends pas trop tard comme cette année, une fois les inscriptions déjà closes. Peut-être …

En ce qui concerne la fac, je me sens donc terriblement plus sereine que l’année dernière pour aborder cette nouvelle année. Ma rentrée est dans une semaine, et j’ai hâte d’y être. Vraiment.

Par contre, d’autres questions m’angoissent, me torturent l’esprit. Trouver un travail,  est-ce si difficile que ça ?... Est-ce que je m’y prends mal ? Est-ce que mes expériences ne sont pas suffisantes pour prouver que je ne suis pas une incapable ? Je commence à me dire que plus le temps passe et plus cela va être difficile de trouver un travail. Et bien sûr, ça me fait peur. Surtout qu’avec mon stage, je ne suis disponible qu’au premier semestre, jusqu’à février.

Je n’essaye même pas d’imaginer comme cela va être difficile financièrement si je ne trouve pas de travail. Comme je vais galérer. Comme il faudra tout compter, mais vraiment tout. Comme les concerts tomberont aux oubliettes, comme les week-end aussi, comme les sorties vont s’évaporer, comme la famille va me manquer …

Bien sûr, ce ne sera que pour une petite année.

Mais, si en sortant de la fac je ne trouve pas non plus de boulot ? Si je rame, si j’en bave, si je finis à Mac Do ?...

Ce n’est pas de cet avenir là que je veux.

Et en ce moment, je rêve d’un futur boulot qui me plait, qui me convienne, qui me ressemble. Et qui nous permettra, à lui et moa, d’avoir une vie plus douce, plus simple, plus sereine. Parce que j’ai envie de voir loin avec lui, de faire des projets … Retaper l’appartement, le décorer à notre goût, avoir un joli aquarium tout plein de poissons … Faire des voyages, découvrir d’autres cultures, d’autres habitudes … Et puis je garde dans un coin de ma tête qu’un jour, peut-être, on aura un jardin, avec des ptits monstres à boucles d’or qui rigolent très fort …

Mais avant ça, il va falloir qu’on se fortifie l’un et l’autre. Qu’on prévienne les crises, qu’on sache mieux les gérer, qu’on ne se braque pas, qu’on s’écoute quoi … Les disputes, c’est classique dans un couple. Nécessaire, même. Mais pas quand ça stoppe complètement tout désir de communication, quand chacun s’enferme dans sa tour d’ivoire en pensant avoir raison, quand on se ferme à l’autre pour ne plus entendre que sa propre douleur... Là, ce n’est pas bon. Et pour ça, nous sommes encore fragiles. Nos disputes ne nous font pas avancer. La réconciliation n’est même pas une délivrance, quand le désaccord ne se trouve pas vraiment réglé. Après ça, ce n’est que de la tristesse et de la rancœur qui pourrissent, et des sourires qui se ternissent … 

Je ne veux vraiment pas de ça.

De ces disputes pleines de larmes qui n’aboutissent qu’à un peu plus de mutisme de part et d’autre. Ça me fait trop peur.

Et pourtant, l’évidence est là, malgré la douleur parfois trop pressante : nous nous aimons. Ça ne fait pas de doute.

Il va juste falloir qu’on apprenne à gérer ces crises autrement, avant que ça nous détruise …

 

Et puis simplement savourer le fait de vivre enfin à deux … Enfin à deux.

 

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13:15 Publié dans Mes débuts ... | Commentaires (0)

15 mai 2007

Y a comme un p'tit air de fin d'année ...

 

Mon humeur est un peu changeante en ce moment … A l’image de ce temps : grosse averse impromptue suivie d’un grand beau temps l’instant d’après.

J’ai passé mes deux partiels du semestre. Déjà ça de moins …

C’est toujours ça de fait, et j’ai essayé de le faire bien. J’espère que les résultats suivront, que je ne serais pas aussi déçue et attristée qu’au premier semestre …

J’espère que ce passage en seconde année ne sera pas utopique pour moa.

Je suis déjà paumée quand à la suite de mes études … Je ne suis pas sûre d’être pleinement satisfaite de cette année de master à Lyon. Je me demande au fond ce qu’elle a bien pu m’apporter … Quelques connaissances croisées une ou deux fois par semaine dans des amphis, des numéros de téléphone venus orner mon répertoire, des questionnements sur la suite des réjouissances … Je ne suis pas sûre d’avoir bien avancé cette année, peut-être même que j’ai stagné.

Ça a été dur. Long. Laborieux. Difficile à certaines moments même.

Je me suis retrouvée plus souvent seule. Triste. Perdue.

J’ai eu des moments de doutes, des moments où je ne savais plus trop sur qui je pouvais compter ou non. J’ai eu comme l’impression d’avoir perdu toute l’insouciance qui faisait encore de moa, l’année dernière, une grande gamine courant dans les couloirs de la fac, saluant les gens à tours de bras, et souriant haut et fort.

Cette année, cette Elise là a disparu, tout comme la fac d’Evry, les rires ponctuant les cours, les blagues désastreuses, les anniversaires à organiser, les balades au centre commercial, les aprèm ciné, les profs à taquiner … Il ne lui ai resté que le côté désagréable de l’université, à Lyon : les cours interminables, les profs distants, la fatigue, les dossiers à rendre, le stress de l’attente des notes …

Mais ai-je vraiment bien fait de partir si loin alors, pour rejoindre des bras câlins ?

Je crois que oui … Parce qu’à Evry, même là-bas ce n’est plus pareil … Les têtes ont changé, les élèves se  sont démotivés, les cours sont devenus rares.

Je crois que j’ai la nostalgie d’une époque pendant laquelle je ne connaissais pas ma chance.

Mais elle est bel et bien partie.

 

Ca doit être ça, grandir.

On ne m’avait pas prévenu que ça ferait un petit creux dans le cœur, que ça donnerait envie de pleurer parfois, et que ça ferait presque regretter certains choix trop évidents …

Mais puisqu’il le faut, grandissons.

Cette année j’ai aussi acquis des responsabilités, à travers ce travail intense de nounou qui me permet de tester mes futures aptitudes de maman, et à travers ce stage qui m’a beaucoup appris finalement. Mais je ne sais pas, il y a comme un arrière-goût amer derrière tout ça … Ce n’est pas une vraie fin d’année si je n’ai personne à qui dire « au revoir », « bonnes vacances » ou « à la rentrée ! »…

Je crois que je trouve tout simplement mon petit monde à Lyon trop hermétique, trop froid, trop distant. J’ai besoin de la chaleur des contacts humains, de rapports vrais et sincères, de sourires qui en disent long. Je veux autre chose que des relations banales et convenues entre collègues.

Les « bonjour – au revoir » de la boulangère ne me suffisent pas, les politesses trop lisses des voisins ne m’intéressent pas. J’ai besoin de concret, je veux de l’authenticité, de la vie, des éclats de rire.

Bien sûr il y a tous ces moments hors du temps, ces moments à part, que je garde bien au fond de moa pour me réchauffer quand ça va pas. Des moments comme ceux de ce week-end, comme ceux du week-end qui arrive, ces rencontres forumeurs où les amis sont nombreux et où j’ai pleinement l’impression de recharger mes batteries, enfin. Ce sont mes ptites bouffées d’air pur à moa, mes moments de détente et de décompression, mes instants de plaisir et de décontraction.

Heureusement qu’il y a ça, d’ailleurs.

 

Et heureusement qu’il y a lui.

Nous avons fêtés nos « 2 ans » ce dimanche. Une journée douce, lente, légère, appétissante, où nous n’avons fait que nous prélasser, regarder des épisodes de Lost, prendre un bon bain chaud, se taquiner, se chatouiller, se câliner, et se dire qu’on s’aimait.

C’était bon … C’était évident, logique, limpide.

Ça nous a fait le plus grand bien. S’occuper un peu l’un de l’autre, prévoir des surprises, des cadeaux secrets, des repas en tête à tête … Se donner l’un à l’autre une journée entière, sans que plus rien d’autre ne compte.

Et il est reparti au Mans hier matin, mais j’étais pas loin de m’en ficher. J’étais encore sur mon ptit nuage rien qu’à nous …

Je ne pleure plus toutes les larmes de mon corps quand il va en déplacement.

Je suis parfois triste, boudeuse ou mal lunée, mais je ne pleure plus.

Je crois que s’il y a quelque chose que j’ai appris cette année, c’est d’accepter ma solitude, de la vivre non plus comme un fait imposé mais comme un moment imparti pour profiter d’un moment rien qu’à moa, pour m’occuper égoïstement de ma personne et rien d’autre.

Et c’est tous les déplacements réguliers d’Olivier qui m’ont permis ça, qui m’ont aidé à prendre ce recul, à faire ce premier pas vers le plaisir d’être en tête à tête avec moa.

 

Alors finalement, année bénéfique ou pas ?... La balance doit être à peu près stable …

 

Et pour la suite, l’avenir nous l’dira ! ;)

 

 

16:10 Publié dans Mes débuts ... | Commentaires (3)

04 février 2007

Bienvenue chez moa !

Voilà.

Un nouveau blog ... Un commencement, ou un recommencement si on veut ... Mais un blog digne de ce nom, cette fois, un blog qui ressemble à quelque chose ... Et surtout, surtout, qui me ressemble, à moa ...

Voilà. Comme ça. Des ptits bouts de moa au creux de chaque endroit ... Pour mieux dire les choses, montrer que je suis là, me confier plus facilement, et parler de ce que j'aime, et de ceux que j'aime aussi !

Poser mes mots à moa, oublier que j'ai peur du regard des autres, écrire pour libérer mes idées froissées et mes envies qui font la gueule ... C'est mon but, c'est le but que je me suis fixée en ouvrant ce ptit coin d'herbe tendre sur la toile ...

Est-ce que j'y arriverais ou est-ce que ce sera une défaite cuisante ? Le temps le dira, et là maintenant tout de suite, de toutes façons, j'ai envie d'y croire ! Je veux, je veux y arriver ... Je veux avancer, et si ce blog ne m'y aide pas, il sera, j'espère, une bonne béquille pour aider à marcher l'estropiée que je suis ...

Coucher mes maux sur papier, sur clavier, je ne connais encore que ça qui me soulage, qui me libère, qui m'apaise ... Peut-être qu'un jour j'arriverais plus facilement à parler de tout ce qui me ronge le ventre de vive voix, qu'une oreille attentive se trouvera là au bon moment au bon endroit, que je n'aurais plus peur de tout à la fois, que je saurais me confier de nouveau sans préambule et sans faux semblant ... Y a pas d'raison que ce ne soit pas le cas !

En attendant, ce sera mon blog qui épenchera mes humeurs ...

Alors ...

Bienvenue chez moa !

Y a une petite place là, n'hésitez pas à vous asseoir ... et à rester, si l'envie vous en dit ...

Voilà.

 

 

17:50 Publié dans Mes débuts ... | Commentaires (4)