05 avril 2008
C'était mieux avant ?...

J'étais un peu dubitative sur ce site. Copains d'avant.
Je me disais « renier des liens avec d’anciens amis, pourquoi pas, mais si on n’a plus rien en commun, à quoi ça sert ? »
Et puis … On s’inscrit quand même …
Et puis, on voit quelques têtes connues, de celles qui font plaisir à entrapercevoir, des noms qui font surgir tout un tas de souvenirs …
Et me vouala embrigadée, moa aussi. Me voici à envoyer un message à une personne qui comptait vraiment, à l’époque, et à attendre fébrilement une réponse. A me demander plusieurs fois dans la journée « tiens qu’est-ce qu’elle est devenue ? », à m’imaginer sa vie, et à me remémorer des anecdotes vieilles de 10 ans, quand l’amitié c’était à la vie à la mort … Je suis nostalgique de tout ça, de toute cette insouciance, de ces années collège qui passent trop vite et de toutes ces convictions auxquelles on croit dur comme fer, adolescents.
Je revois tous ces visages dans ma tête, tous ces moments … la forêt où les téméraires allaient fumer, les retrouvailles le matin dans les couloirs du collège, les potins sur untel, le hangar à vélos comme point de ralliement, la verdure autour des bâtiments, les squattages de bancs, les minutes à s’attendre quand on allait aux toilettes entre filles, les virées à la vie scolaire, les razzias chez Billy l’épicier, les coups de cœur pour des garçons qui jamais ne nous remarquaient, les moqueries sur tel ou tel professeur, les tablées sans fin à la cantine, les éclats de rire qui fusaient parce qu’à l’époque, tout était tellement plus simple …
Ouahou, ça fout un coup de grandir. De voir que tout ça est derrière. De se retourner, et de se dire que ça manque. Les moments, les personnes, les circonstances. Tous ces petits riens.
On se croyait les plus forts. Nos seules peurs de l’époque, c’était d’avoir une mauvaise note, de se faire choper avec les fumeurs alors qu’on ne fumait pas, ou bien de ne pas avoir l’autorisation de nos parents d’aller à la super fête qu’organisait telle personne célèbre du collège.
On rêvait de grandir, d’être plus tard, d’avoir le droit de. Enfin. Pour de vrai.
Et maintenant on ferait n’importe quoi pour remonter un peu le temps et baigner de nouveau dans cette période d’insouciance, de naïveté, de légèreté.
Et vouala que Copains d’avant me permet de retourner sur mes pas. De revenir en arrière. De relire l’histoire avec mes yeux d’adulte. De retrouver des gens qui ont comptés. Vraiment. De renouer des liens avec certains, peut-être …
De se retrouver soi, tel qu’on était y a 10 ans.
Est-ce qu’on a changé, finalement ?
Pas tant que ça.
Peut-être pas tant que ça.
23:53 Publié dans Mes débuts ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10 septembre 2007
Et une nouvelle année qui débute !
Impression étrange. Plaisante et à la fois dérangeante.
Une nouvelle rentrée qui arrive. Une nouvelle année universitaire. La dernière. Normalement. Déjà, je me dis que depuis un an, j’ai quand même tracé mon ptit bonhomme de chemin. J’ai fait de cette nouvelle ville un ptit bout de moa. J’ai réussi à m’y plaire, à y trouver quelques repères, à la connaître un peu, et à m’y faire.
C’est un nouveau rythme, une nouvelle vie, pour quelqu’un qui vient comme moa de la campagne, qui ne connaît que la caresse des herbes hautes, la douceur de l’abri d’un arbre, le piaillement chantant des oiseaux. Je suis passée de ce calme là, au bruit de la ville, à la sonnerie qui marque le départ du métro, à une université trop grande mais qui offre tellement de possibles.
Et aujourd’hui, ma vie, c’est ça. Parfois, je rêve d’un peu de calme, de tranquillité, de paix. Je voudrais réentendre les oiseaux, observer les biches qui se promènent dans le fond du jardin, me laisser bercer par le vent qui souffle dans les arbres, et retrouver cette sérénité que m’apporte un ptit coin de verdure. C’est pour cela que les week-ends au vert, dans ma famille ou dans la sienne, sont tellement nécessaires. Tellement libérateurs. Tellement ressourçants.
Mais quand même, avec le temps, je m’approprie Lyon, je me familiarise avec cette grande et jolie ville, et on s’apprivoise mutuellement, lentement.
Et puis je commence à prendre mes repères … Je me réjouis d’avoir quelques ptites têtes amies pas bien loin, anciennes et nouvelles ; et ça me rassure. Cette année ne sera pas aussi douloureuse par rapport à la fac … Je ne serai plus l’anonyme de l’année dernière, celle qui ramait tellement et qui se débattait pour essayer de créer des contacts, pour faire connaissance avec untel … Cette année, j’aurais des copines à retrouver, des copines qui, je l’espère, deviendront des amies … Je ne serai plus la ptite nouvelle complètement paumée dans cette jungle universitaire, mais celle qui a un minimum d’expérience, qui se débrouille, et qui est à l’aise dans cet univers, qui le fait sien.
Alors oui, je vais continuer cette année ce que j’ai commencé l’année dernière, et même si un Master à Grenoble en diffusion de la culture aurait probablement répondu davantage à mes attentes, je vais quand même profiter de cette année pour en apprendre encore davantage et me former. Peut-être que l’année prochaine, je pourrais réfléchir à intégrer ce Master à Grenoble, si je ne m’y prends pas trop tard comme cette année, une fois les inscriptions déjà closes. Peut-être …
En ce qui concerne la fac, je me sens donc terriblement plus sereine que l’année dernière pour aborder cette nouvelle année. Ma rentrée est dans une semaine, et j’ai hâte d’y être. Vraiment.
Par contre, d’autres questions m’angoissent, me torturent l’esprit. Trouver un travail, est-ce si difficile que ça ?... Est-ce que je m’y prends mal ? Est-ce que mes expériences ne sont pas suffisantes pour prouver que je ne suis pas une incapable ? Je commence à me dire que plus le temps passe et plus cela va être difficile de trouver un travail. Et bien sûr, ça me fait peur. Surtout qu’avec mon stage, je ne suis disponible qu’au premier semestre, jusqu’à février.
Je n’essaye même pas d’imaginer comme cela va être difficile financièrement si je ne trouve pas de travail. Comme je vais galérer. Comme il faudra tout compter, mais vraiment tout. Comme les concerts tomberont aux oubliettes, comme les week-end aussi, comme les sorties vont s’évaporer, comme la famille va me manquer …
Bien sûr, ce ne sera que pour une petite année.
Mais, si en sortant de la fac je ne trouve pas non plus de boulot ? Si je rame, si j’en bave, si je finis à Mac Do ?...
Ce n’est pas de cet avenir là que je veux.
Et en ce moment, je rêve d’un futur boulot qui me plait, qui me convienne, qui me ressemble. Et qui nous permettra, à lui et moa, d’avoir une vie plus douce, plus simple, plus sereine. Parce que j’ai envie de voir loin avec lui, de faire des projets … Retaper l’appartement, le décorer à notre goût, avoir un joli aquarium tout plein de poissons … Faire des voyages, découvrir d’autres cultures, d’autres habitudes … Et puis je garde dans un coin de ma tête qu’un jour, peut-être, on aura un jardin, avec des ptits monstres à boucles d’or qui rigolent très fort …
Mais avant ça, il va falloir qu’on se fortifie l’un et l’autre. Qu’on prévienne les crises, qu’on sache mieux les gérer, qu’on ne se braque pas, qu’on s’écoute quoi … Les disputes, c’est classique dans un couple. Nécessaire, même. Mais pas quand ça stoppe complètement tout désir de communication, quand chacun s’enferme dans sa tour d’ivoire en pensant avoir raison, quand on se ferme à l’autre pour ne plus entendre que sa propre douleur... Là, ce n’est pas bon. Et pour ça, nous sommes encore fragiles. Nos disputes ne nous font pas avancer. La réconciliation n’est même pas une délivrance, quand le désaccord ne se trouve pas vraiment réglé. Après ça, ce n’est que de la tristesse et de la rancœur qui pourrissent, et des sourires qui se ternissent …
Je ne veux vraiment pas de ça.
De ces disputes pleines de larmes qui n’aboutissent qu’à un peu plus de mutisme de part et d’autre. Ça me fait trop peur.
Et pourtant, l’évidence est là, malgré la douleur parfois trop pressante : nous nous aimons. Ça ne fait pas de doute.
Il va juste falloir qu’on apprenne à gérer ces crises autrement, avant que ça nous détruise …
Et puis simplement savourer le fait de vivre enfin à deux … Enfin à deux.
13:15 Publié dans Mes débuts ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 mai 2007
Y a comme un p'tit air de fin d'année ...
Mon humeur est un peu changeante en ce moment … A l’image de ce temps : grosse averse impromptue suivie d’un grand beau temps l’instant d’après.
J’ai passé mes deux partiels du semestre. Déjà ça de moins …
C’est toujours ça de fait, et j’ai essayé de le faire bien. J’espère que les résultats suivront, que je ne serais pas aussi déçue et attristée qu’au premier semestre …
J’espère que ce passage en seconde année ne sera pas utopique pour moa.
Je suis déjà paumée quand à la suite de mes études … Je ne suis pas sûre d’être pleinement satisfaite de cette année de master à Lyon. Je me demande au fond ce qu’elle a bien pu m’apporter … Quelques connaissances croisées une ou deux fois par semaine dans des amphis, des numéros de téléphone venus orner mon répertoire, des questionnements sur la suite des réjouissances … Je ne suis pas sûre d’avoir bien avancé cette année, peut-être même que j’ai stagné.
Ça a été dur. Long. Laborieux. Difficile à certaines moments même.
Je me suis retrouvée plus souvent seule. Triste. Perdue.
J’ai eu des moments de doutes, des moments où je ne savais plus trop sur qui je pouvais compter ou non. J’ai eu comme l’impression d’avoir perdu toute l’insouciance qui faisait encore de moa, l’année dernière, une grande gamine courant dans les couloirs de la fac, saluant les gens à tours de bras, et souriant haut et fort.
Cette année, cette Elise là a disparu, tout comme la fac d’Evry, les rires ponctuant les cours, les blagues désastreuses, les anniversaires à organiser, les balades au centre commercial, les aprèm ciné, les profs à taquiner … Il ne lui ai resté que le côté désagréable de l’université, à Lyon : les cours interminables, les profs distants, la fatigue, les dossiers à rendre, le stress de l’attente des notes …
Mais ai-je vraiment bien fait de partir si loin alors, pour rejoindre des bras câlins ?
Je crois que oui … Parce qu’à Evry, même là-bas ce n’est plus pareil … Les têtes ont changé, les élèves se sont démotivés, les cours sont devenus rares.
Je crois que j’ai la nostalgie d’une époque pendant laquelle je ne connaissais pas ma chance.
Mais elle est bel et bien partie.
Ca doit être ça, grandir.
On ne m’avait pas prévenu que ça ferait un petit creux dans le cœur, que ça donnerait envie de pleurer parfois, et que ça ferait presque regretter certains choix trop évidents …
Mais puisqu’il le faut, grandissons.
Cette année j’ai aussi acquis des responsabilités, à travers ce travail intense de nounou qui me permet de tester mes futures aptitudes de maman, et à travers ce stage qui m’a beaucoup appris finalement. Mais je ne sais pas, il y a comme un arrière-goût amer derrière tout ça … Ce n’est pas une vraie fin d’année si je n’ai personne à qui dire « au revoir », « bonnes vacances » ou « à la rentrée ! »…
Je crois que je trouve tout simplement mon petit monde à Lyon trop hermétique, trop froid, trop distant. J’ai besoin de la chaleur des contacts humains, de rapports vrais et sincères, de sourires qui en disent long. Je veux autre chose que des relations banales et convenues entre collègues.
Les « bonjour – au revoir » de la boulangère ne me suffisent pas, les politesses trop lisses des voisins ne m’intéressent pas. J’ai besoin de concret, je veux de l’authenticité, de la vie, des éclats de rire.
Bien sûr il y a tous ces moments hors du temps, ces moments à part, que je garde bien au fond de moa pour me réchauffer quand ça va pas. Des moments comme ceux de ce week-end, comme ceux du week-end qui arrive, ces rencontres forumeurs où les amis sont nombreux et où j’ai pleinement l’impression de recharger mes batteries, enfin. Ce sont mes ptites bouffées d’air pur à moa, mes moments de détente et de décompression, mes instants de plaisir et de décontraction.
Heureusement qu’il y a ça, d’ailleurs.
Et heureusement qu’il y a lui.
Nous avons fêtés nos « 2 ans » ce dimanche. Une journée douce, lente, légère, appétissante, où nous n’avons fait que nous prélasser, regarder des épisodes de Lost, prendre un bon bain chaud, se taquiner, se chatouiller, se câliner, et se dire qu’on s’aimait.
C’était bon … C’était évident, logique, limpide.
Ça nous a fait le plus grand bien. S’occuper un peu l’un de l’autre, prévoir des surprises, des cadeaux secrets, des repas en tête à tête … Se donner l’un à l’autre une journée entière, sans que plus rien d’autre ne compte.
Et il est reparti au Mans hier matin, mais j’étais pas loin de m’en ficher. J’étais encore sur mon ptit nuage rien qu’à nous …
Je ne pleure plus toutes les larmes de mon corps quand il va en déplacement.
Je suis parfois triste, boudeuse ou mal lunée, mais je ne pleure plus.
Je crois que s’il y a quelque chose que j’ai appris cette année, c’est d’accepter ma solitude, de la vivre non plus comme un fait imposé mais comme un moment imparti pour profiter d’un moment rien qu’à moa, pour m’occuper égoïstement de ma personne et rien d’autre.
Et c’est tous les déplacements réguliers d’Olivier qui m’ont permis ça, qui m’ont aidé à prendre ce recul, à faire ce premier pas vers le plaisir d’être en tête à tête avec moa.
Alors finalement, année bénéfique ou pas ?... La balance doit être à peu près stable …
Et pour la suite, l’avenir nous l’dira ! ;)
16:10 Publié dans Mes débuts ... | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04 février 2007
Bienvenue chez moa !
Voilà.
Un nouveau blog ... Un commencement, ou un recommencement si on veut ... Mais un blog digne de ce nom, cette fois, un blog qui ressemble à quelque chose ... Et surtout, surtout, qui me ressemble, à moa ...
Voilà. Comme ça. Des ptits bouts de moa au creux de chaque endroit ... Pour mieux dire les choses, montrer que je suis là, me confier plus facilement, et parler de ce que j'aime, et de ceux que j'aime aussi !
Poser mes mots à moa, oublier que j'ai peur du regard des autres, écrire pour libérer mes idées froissées et mes envies qui font la gueule ... C'est mon but, c'est le but que je me suis fixée en ouvrant ce ptit coin d'herbe tendre sur la toile ...
Est-ce que j'y arriverais ou est-ce que ce sera une défaite cuisante ? Le temps le dira, et là maintenant tout de suite, de toutes façons, j'ai envie d'y croire ! Je veux, je veux y arriver ... Je veux avancer, et si ce blog ne m'y aide pas, il sera, j'espère, une bonne béquille pour aider à marcher l'estropiée que je suis ...
Coucher mes maux sur papier, sur clavier, je ne connais encore que ça qui me soulage, qui me libère, qui m'apaise ... Peut-être qu'un jour j'arriverais plus facilement à parler de tout ce qui me ronge le ventre de vive voix, qu'une oreille attentive se trouvera là au bon moment au bon endroit, que je n'aurais plus peur de tout à la fois, que je saurais me confier de nouveau sans préambule et sans faux semblant ... Y a pas d'raison que ce ne soit pas le cas !
En attendant, ce sera mon blog qui épenchera mes humeurs ...
Alors ...
Bienvenue chez moa !
Y a une petite place là, n'hésitez pas à vous asseoir ... et à rester, si l'envie vous en dit ...
Voilà.
17:50 Publié dans Mes débuts ... | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

















































































