03 juin 2009

Et si je tombe tombe tombe ...

J'avais envie de partager cette petite vidéo avec vous ... Parce qu'elle me retourne, qu'elle me transporte, qu'elle me mouille les yeux ... Parce que cette chanson, et ce groupe (les Karpatt) ont une place toute particulière dans mon petit coeur, que c'est un de mes groupes préférés, que leur talent est hallucinant, que cette chanson est tellement émouvante qu'il n'y a pas de mot pour la décrire ... Elle parle d'amour, d'amitiés, des gens indispensables qui rendent la vie jolie ... Elle est douce, tendre, si touchante. Et de voir Fred (le chanteur) et Julie (sa compagne) chanter avec tant d'amour et de passion dans le regard, ça me fout juste par terre ... C'est beau comme y a pas de mot pour le décrire !!

Evidemment avec cette chanson je pense à ma petite Rose, et à tant d'autres gens, et j'ai envie de leur dire que s'ils tombent, je serai là :)

Et voici les paroles de la chanson ... juste parfaites :


Avec l'envie follette de bousculer la terre
Défiant les voix qui elles-même exposent leur peurs
Je trace les yeux baissés pour éviter ma mère
Je tremble je suis petit et puis grand et je pleure

Alors je fais mon chemin en sautant dans les flaques
Je me salis les robes en rêvant de demain
Je rigole de tout je suis une tète a claque
Je veux je veux je veux toujours me porter bien

Ceux qui me freinerons
Sous prétexte qu'ils sont tristes
pourrons bien s'épuiser je ne les entends plus
Je compte m'éclater suivi de mes artistes
Afin de mettre au monde un bouquet d'ingénus

Alors la tête haute et le sang agité
Le corps dans mon armure et le coeur bien fragile
Je danse en avancant avec mes yeux mouillés
Telle une funambule je traverse mon fil ...

Et si je tombe tombe tombe tombe tombe tombe tombe
Les gens que j'ai conquis seront une centaine a tendre un drap de soie
Et si je tombe tombe tombe tombe tombe tombe tombe
Ou bien je serais seule et mon ange véritable s'occupera de moi


Avec l'envie follette de bousculer mon linge
Sa tète sur mon épaule
Ses petites fesse bien fragiles
J'avance déboussollé me creusant les méningue
Prenant soin d'un décor aux allures de famille

Alors ...

Alors je fais mon chemin en sautant dans les flaques
Je cultive l'innocence érudie de demain
En dessinant la cible, perfectionnant mon arc
Je veux je veux je veux toujours me porter bien

Ceux qui me freineront
Sous prétexte qu'ils ont peur
peuvent bien me juger
Mais ne me touchent plus
Je compte tout déchirer
Sans trop croire au bonheur
Pour donner goût de vivre
A ma belle ingénue

Alors la tête saine et le sang agité
Le corps sans mon armure et le coeur bien lucide
Je danse en avancant avec mes yeux comblés
Telle une funambule je traverse mon fil ...

Et si je tombe tombe tombe tombe tombe tombe tombe
Les gens que j'ai conquis seront une centaine a tendre un drap de soie
Et si je tombe tombe tombe tombe tombe tombe tombe
Ou bien je serais seule et mon ange véritable s'occupera de moi.

Karpatt - Le fil (Album "Dans le caillou")

26 mars 2009

Super Mamie

A l'approche d'un anniversaire funeste, et pour pallier à cette morosité, j'avais envie de partager avec vous cette chanson d'Aldebert (en duo avec Clarika) ... Parce qu'on a tous une "Super Mamie" ... Et que cette chanson donne la patate !!

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Mettez la musique à fond, savourez les paroles, dansez comme des fous ... Faites-vous plaisir !! :D

Vu que le lecteur débloque, je vous donne plutôt le lien sur Deezer : c'est ici !!!


12 mars 2009

Rock'n'roll star

Voici ici le tag qui tourne en boucle sur la blogosphère en ce moment et que je trouve carrément génial ! De tous les "albums" que j'ai vu jusque là, aucun ne m'a déplu !!! Ils ont tous un petit truc qui fait mouche, un détail ou une sonorité, une couleur  ou une ambiance qui donne une vraie identité ! Merci à Amy et à Miss Babooshka de m'avoir taguée ! :)

 

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Voilà les règles :


1 - Allez sur wikipedia, cliquez sur "article au hasard" ou suivez ce lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Page_au_hasard
Le premier article que vous trouvez est le nom de votre groupe.
2 - Allez sur ce site pour une citation en anglais : http://www.quotationspage.com/random.php3
ou ici pour une en français : http://www.lescitations.net/citations/hasard.html
Les 3 ou 4 derniers mots de la dernière citation sont le titre de votre premier album
3 - Suivez ce lien vers Flickr : http://www.flickr.com/explore/interesting/7days
La 3ème photo (quelle qu'elle soit, ne trichez pas) est votre pochette d'album
4 - Avec Photoshop ou un logiciel d'image quelconque, faites votre pochette d'album avec ces éléments.
5 - Postez la photo sur votre blog avec ce texte dans la description et taggez toutes les personnes que vous voulez voir participer :)

 

 

Et voici ce que donne mon album :

 

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Mon groupe s'appelle Kinta, et le titre de l'album est "Contemplation active". J'avoue que ça me plaît beaucoup, et je trouve que ça va particulièrement bien avec la photo ! Et puis contrairement à la majorité j'ai choisi un titre en français, je ne voulais pas renier mes liens particuliers avec la nouvelle scène française ! ;)


Voilà, je passe la main à Rose, Carobine et Mlleeli si elles veulent bien se prêter au jeu ! Amusez-vous bien !!!

16 décembre 2008

Encore heureux !

Samedi soir, mon fiancé et moa nous sommes rendus dans une petite salle de spectacle lyonnaise, la Cocotte Minute. Une salle aussi grande qu'un salon, avec quarante places assises tout au plus, un petit bar dans un coin, et une scène intimiste. Des affiches partout au mur, une déco ancienne avec de vieux postes de radio, des étagères pleine de babioles, et une dizaine d'horloges qui ne fonctionnent pas sur le mur du fond. Une ambiance très agréable, vieillotte mais accueillante. Et des gens qui se connaissent tous, des habitués, des amoureux de la musique. L'entrée coûte trois fois rien. C'est ce genre d'endroits que j'affectionne tout particulièrement, parce qu'ils nous font découvrir des petits groupes qui ne manquent pas de talent, et qu'ils font vivre le spectacle vivant même avec des moyens dérisoires.

Et ce soir-là, nous y allions un peu par hasard. Et nous sommes ressortis avec un énorme coup de coeur. Le groupe que nous avons découvert est un petit groupe lyonnais, et se nomme "Encore heureux" (rien que leur nom me plaît et me parle). Ils sont cinq, et jouent tour à tour de la guitare, du cajon, de la basse (à 6 cordes !!!), de la clarinette, du mélodica, du saxophone, et de la mandoline. Une pléiade d'instruments pour un mélange de sonorités très entraînantes ! Le chanteur a une voix qui me touche tout particulièrement, et possède un charisme et une gouaille formidables !

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J'ai adoré découvrir leurs chansons sur scène, me régaler de leurs paroles, me délecter des solos ou des envolées musicales. J'ai eu un plaisir fou à me laisser surprendre par la justesse de leurs messages et la palette de sujets proposés, j'ai frissonné sur un titre évoquant un papi éternel, j'ai été touchée en écoutant la chanson "Lomama" évoquant l'Exposition Universelle de 1877 et ses aberrations, j'ai ri des jeux de mots cachés ici ou là, j'ai aimé toute la bonne humeur et le positif qui se dégageaient de la plupart des chansons, cet hymne aux petits bonheurs de la vie qu'il faut savoir savourer m'a complètement séduite !

Bref, j'ai eu un gros coup de coeur pour ce petit groupe du coin bourré de talent et de créativité ! :)

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Voilà ce qui est écrit sur leur Myspace, je le recopie ici car je trouve ça terriblement juste et je ne l'aurai pas mieux dit !

Le groupe est né en novembre 2006. Représentatifs de la nouvelle chanson française, ces quatre musiciens mélangent avec plaisir les influences les plus diverses et nous emmènent en voyage à travers la chanson traditionnelle, le rock, le reggae, le jazz ou les musiques novatrices. La diversité des instruments rajoute à l’originalité du groupe : guitare acoustique, basse six cordes, mandoline, saxophones, flûtes, clarinettes, percussions espagnoles et orientales…Les textes naviguent entre humour et nostalgie, parlent d’amour parfois, d’amitiés aussi, de la solitude et de la joie, de tous ces actes que nous commettons et qui nous aident à grandir. Avec conviction et energie, le groupe défend sur scène son premier album « Lâcher la main » qui vient de sortir.

Forcément, à la fin du concert, le CD était mien ... A 10€ le CD -et d'une telle qualité-, ç'aurait été un crime de ne pas en profiter !

Je vous laisse avec une chanson, "Maux roses" ... A écouter sans modération ! Et si vous voulez aller visiter leur myspace, c'est par ici !

 


Découvrez Encore Heureux!

Bonne écoute !

 

17 novembre 2008

Marie Cherrier

Marie Cherrier, c'est une petite demoiselle sans prétention, souriante et enjouée, qui a 23 ans et du talent à ne plus quoi savoir en faire ! C'est un petit bout de femme impressionnant, plein de vie, avec une voix proche de celle de Vanessa Paradis, fluette et mélodieuse.

J'ai pu la voir pour la première fois en concert jeudi soir, et j'attendais ce moment avec une impatience enfantine, tant elle m'avait déjà séduit par son album, ses textes et sa voix magnifique. Elle a ce côté bohémienne qui la rend insaisissable et mystérieuse, cette grâce maladroite qui est tellement touchante, son sourire franc de petite fille irrésistible. Elle a composé et enregistré son premier album ("Ni vue ni connue") à 19 ans, alors qu'elle venait juste de décider d'arrêter ses études et de se consacrer à la musique, toute autodidacte qu'elle était.

S'ensuit "Alors quoi ?", l'album de la découverte pour moa, que je trouve particulièrement réussi, très touchant, à vif, et qui m'émeut terriblement. Des petites merveilles y sont cachées, comme "C'est pas d'ma faute", "Apprends-moi à en rire", "J't'ai inventé", "Ben alors quoi ?", magnifique chanson qu'elle a écrite sur Renaud, et qui au lieu de l'encenser, explique à quel point il a pu la décevoir en se bradant sur TF1 ...

C'est une demoiselle pleine de fougue, d'enthousiasme, qui écrit avec justesse et pertinence sur les petites choses de la vie, les grands bonheurs, les petites peines, et qui sait s'engager également, quand il le faut. Elle possède à la fois cette fragilité et cette sensibilité à fleur de peau, mais également cette force et cette détermination que j'admire. J'aime ces chansons car je m'y retrouve drôlement, à travers ses mots pour son grand-père disparu, ses petites anecdotes drôles, son amour pour la campagne, et sa délicieuse envie de vivre ! Et j'adore découvrir dans ses chansons les références communes qu'elle aime glisser ici ou là, que ce soit Prévert ou Malaussène, ça me donne vraiment la sensation d'être dans mon élément, de partager son univers ! :)

Bref son "Live à la Cigale", sorti depuis une semaine, est en vente à 12,81€ à la fnac en ce moment, donc ce serait dommage de s'en priver pour un prix si doux ... :) Surtout qu'il contient 17 titres, tous formidables !!

Il faut la voir sur scène, elle l'habite comme personne ! Entre insolence et sensualité, générosité et jubilation, elle fait la conquête de son public  en une chanson !

Je vous laisse avec deux vidéos : celle d'"Apprends-moi à en rire" qui est une des plus jolies chansons ayant réussi selon moa à mettre des mots sur la perte d'un être cher ... Bien sûr je pense très fort à Clo en ce moment, je te dédie cette chanson ma belle ... Et je t'embrasse très très fort ...

La deuxième vidéo est plus gaie et plus insouciante, elle s'appelle "C'est pas d'ma faute", et c'est aussi une de mes préférées.

Bonne écoute !!!

17 août 2008

Aldebert !

S’il y a bien un artiste qui mérite une part belle sur mon blog, c’est bien lui.

Il était donc temps que j’en parle, et que je vous le présente.

Aldebert, qui est-ce ?...

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Un petit bonhomme qui ne se prédestinait pas du tout à la chanson d’abord.

Un petit garçon qui a grandit en écoutant Brassens et Brel et qui se passionnait pour le dessin ensuite.

Un homme qui, après des études de photographie, décide de monter un groupe de musique avec des amis, à Besançon... C'est là que l’aventure Aldebert commence.

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Avec 5 albums à son actif (Plateau Télé en 2000, Sur Place ou à emporter en 2003, L’Année du singe en 2004, Aldebert en scène en 2005 et Les Paradis disponibles en 2006) il a réussi à se faire connaître dans le paysage musical français et à s’imposer dans ce qu’on appelle maintenant « la nouvelle scène française ». Certes moins connu que son confrère Bénabar, il a pourtant acquis un large public au fil des années, en enchainant premières parties et concerts en grand nombre, un peu partout en France ainsi qu’à l’étranger.

Ce qui fait l’originalité d’Aldebert, c’est sa façon de jongler avec les mots, de glisser des références et des anecdotes dans chacune de ses chansons, de faire des jeux de mots à tout va, de parler du quotidien avec des petits détails très parlants et tellement significatifs. Ses chansons sont universelles, elles nous parlent de la vie et de ses difficultés, de ses errances, de ses petits bonheurs. Le verbe haut, le sourire dans la voix, Aldebert nous fait partager sa vision du monde en parlant de son père, de sa hantise pour son professeur d’histoire-géo, de sa mélancolie du dimanche soir, de sa difficulté à arrêter de fumer, de son envie de partir et de ne surtout pas faire partie des normes. C’est avec sensibilité, humour et tendresse qu’il nous dresse un portrait touchant d’un trentenaire encore un peu enfant, pas complètement adulte, avec les questionnements que cela induit. Un peu d’autobiographie par ci, un peu d’imagination par là, et le tout donne un univers simple et drôle, agréable à écouter et à partager.

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Mais attention, Aldebert, ce n’est pas seulement un homme, c’est une équipe. Derrière ce nom se cache un groupe d’excellents musiciens, qui font entièrement partie du spectacle ; et plus qu’un homme que l’on applaudit en concert, c’est une belle bande d’amis taquins et de bonne humeur qui partage son plaisir de la musique avec nous. Avec Touf au clavier, Thomas au violoncelle, La Chicane à la guitare, Groin-Groin à la contrebasse et Bitchon aux percussions, c’est une équipe qui gagne qui entoure Guillaume, qui lui, chante et joue de la guitare !

Cette fine équipe est à découvrir absolument en concert, tant elle est pleine de vie !!! Un concert d’Aldebert est avant tout un moment de musique extraordinaire, où la déconne a le droit de citer, où la mise en scène est rodée, où l’émotion a sa place, et où le bonheur d’être ensemble et de partager possède ce pouvoir rassembleur inestimable !!! C’est aussi et surtout un moment de musique entrecoupé de petites anecdotes ou de petites blagues qui ponctuent le spectacle et donnent la sensation de passer un agréable moment avec des amis de longue date !

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De plus, Aldebert a toujours aimé être proche de son public et le faire monter sur scène pour participer directement au spectacle, pour tenir des pancartes, pour jouer le rôle de sa dernière cigarette ou simplement faire la fête et danser pour la dernière chanson du concert ! Cette proximité a ce petit quelque chose de plus qui donne aux concerts un brin de magie. Et puis, les musiciens et Guillaume Aldebert en tête sont toujours disposés à signer des autographes et à échanger avec leur public à la fin des concerts, et c’est réellement une humilité et une gentillesse dont on les remercie. Être proche de son public et écouter ce qu’il a à dire, c’est un trait caractéristique du groupe plus qu’appréciable.

Aujourd’hui, il revient avec un album pour enfants, « Enfantillages ».

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Un album composé de duos qui promet, avec entre autres Maxime le Forestier, Renan Luce, Les Ogres de Barback, Riké, Anne Sylvestre … Un retour aux sources et aux questionnements de « Sur place ou à emporter », qui rappelle les « Tête en l’air » et « Rentrée des classes » de l’époque. Alors certes, c'est un album pour enfants, mais qu’on ne s’y méprenne pas, c’est également un album pour grands, car les thèmes et le traitement de ces derniers ne sont pas destinés qu’aux enfants, ou alors aux grands enfants également. Cette faculté de s’adresser à un public âgé de 7 à 77 ans est réellement une très grande richesse pour cet artiste qui sait manier la plume et les instruments de manière à plaire à tout le monde. Cet album promet donc des vrais petits chefs d’œuvre, tels que « J’ai peur du noir » en trio avec Vincent Baguian (qui fait le narrateur) et Elodie Frégé (oui moa aussi j’ai été réticente en l’apprenant, mais j’ai été ô combien agréablement surprise de cette collaboration !) et « On ne peut rien faire quand on est petit » avec Renan Luce (et qui va résolument très bien aux deux hommes puisqu’ils sont tous les deux de petite taille !!! :D). Ces deux extraits sont donc à écouter de toute urgence sur le myspace d’Aldebert ici ! 

Et puis autant vous dire qu’Aldebert a une place toute particulière dans mon cœur, puisque c’est en fréquentant le forum qui lui est consacré que j’ai rencontré mon fiancé, et quantité d’amis … Une belle communauté qui compte beaucoup pour moa aujourd’hui.

Je vous laisse enfin avec la vidéo de son premier clip, « L’appétit du bonheur », tiré du dernier album, avec une guest-star en prime ! Bonne découverte … ;) 

09 mai 2008

Les Blérots de RAVEL

Ça faisait un moment que je n’avais pas vu la joyeuse bande en concert, presque un an … Et puis, après le départ de 2 anciens musiciens et l’arrivée de 2 nouveaux, après un nouvel album et une tournée toute neuve, on peut dire qu’un souffle de changement semblait s’être opéré dans un de mes groupes chouchous de ce qu’on appelle « la nouvelle scène française » !

C’est donc toute excitée et remplie d’attentes en tous genres que je me suis rendue à Annonay, petit patelin ardéchois perché à 1h de chez moa … C’est que ça se mérite ce genre de concerts, et s’il faut faire une folie pour aller voir ce groupe formidable, je ne compte plus les kilomètres ! Arrivés aux alentours de 20h30 sur le lieu du concert avec mon doudou, nous avons attendus un petit moment que la première partie débarque sur scène … Positionnés stratégiquement au premier rang, dans une toute petite salle, intime juste ce qu’il faut, nous étions d’attaque pour profiter de la soirée !! Après « Les colporteurs du petit bordel », petit groupe du coin pas désagréable mais pas transcendant non plus, la petite scène de la Presqu’île a fait place aux 7 musiciens des Blérots de RAVEL (RAVEL signifiant ici Renouveau Artistique Volontairement Elaboré par des Loosers … les jeux de mots, c’est leur marque de fabrique : j’aime !!!)

Que c’est bon de retrouver leurs petites bouilles plus attachantes les unes que les autres, leurs mimiques pas possibles, leurs sourires à profusion et leur complémentarité touchante !! Ce groupe sur scène, c’est une véritable ode à la vie, à la simplicité, et au plaisir ! Ils ont une gouaille pas possible (notamment le chanteur), des mélodies épatantes soutenues tour à tour par la clarinette, l’accordéon, la guitare et une multitude de cuivres … J’adore les frissons que leur musique me procure, ajoutés au plaisir d’entendre des mots et des paroles pleines de sens et qui résonnent parfois tellement en moa !!! Leur joie de vivre est carrément communicative …  je crois sincèrement que mon sourire n’a pas bougé d’un iota durant les 2h que durait le concert, il est resté intact et franc. Pas moyen de le décrocher !

C’est vraiment rare qu’un concert me fasse autant d’effets, et pourtant ce n’est pas faute d’en faire régulièrement … Mais je ne sais pas, les Blérots ont une place à part dans mon cœur, c’est comme une bande de joyeux drilles que j’aurai connu depuis longtemps et qui feraient un peu partie de ma famille … Ce sont les seuls qui me retournent complètement l’estomac, qui me font tellement rire aux éclats, qui m’émeuvent au plus haut point, que je me retrouve presque à cette limite extrême de verser quelques larmes de joie et d’euphorie pendant le concert …

Leur univers est complètement décalé, voir dérangé, je ne connais aucun groupe qui leur ressemble … et puis chaque musicien a ce petit quelque chose d’unique … Alice avec ses tics complètement loufoques, Fred et sa carrure qui en impose, Claire et son sourire indéfectible, Camille et sa spontanéité, Matthieu et sa bouille de gamin … Je ne sais pas, c’est un tout …

Mais en tout cas c’est un groupe à découvrir en concert et à revoir, parce que c’est vraiment une expérience très forte, quasiment inexpliquable … J’ai du mal à mettre des mots sur les sensations et les tonnes d’émotion que j’ai pu ressentir durant la soirée de mercredi, parce que vouala, pour comprendre il faut les voir …

Une telle osmose dans le groupe, une telle générosité à donner et à partager, une telle énergie sur scène, un tel entrain et un tel amour de la vie … C’est les Blérots de RAVEL tout crachés, et c’est ce qui fait d’eux un groupe unique dans mon panthéon des concerts exceptionnels !! Pour tout vous dire, je retourne même les voir dans un mois, un peu plus près de Lyon cette fois-ci … Et je sens que le mois à venir va me sembler bien long, avant de les retrouver tous sur scène pour un moment haut en couleurs et en émotions !!!!

Pour les non-connaisseurs, je mets une petite vidéo ici, histoire de découvrir … Ils chantent généralement cette chanson en acoustique, dans la fosse, en plein milieu du public, à la fin des concerts … Je trouve ça génial, car il y a une telle communion dans la salle du fait que tous les musiciens viennent se mélanger à nous, que ça en devient vraiment magique …

Ils chantent également cette chanson dans les gares, rapport au titre de la chanson … Quelques voyageurs chanceux ont eu l’occasion de les voir entre 2 trains, et le groupe a  vadrouillé comme ça entre diverses stations, à différentes occasions … C’est beau de faire rentrer le spectacle vivant dans les lieux publics je trouve, et d’offrir ainsi la musique aux gens, de partager comme ça, juste pour le plaisir …

Avec un tel état d’esprit, je ne peux qu’adhérer à 300% à ce qu’ils font, à ce qu’ils sont !!!

Bref, je les aime ces petits gars-là, et c’est non négociable !!!

Bonne découverte, ou bonne écoute !... ;)

 

Les Blérots de R.A.V.E.L. : " Dans les gares"

29 mars 2008

Batlik

 

Ça n’est pas possible de ne pas faire un petit mot sur lui, qui fait partie des coups de cœur qui durent vraiment. Un artiste, un vrai. Dans le sens le plus noble du terme. Un petit chapeau vissé sur la tête, un marcel blanc de préférence, une guitare enfilée par-dessus l’épaule, et le vouala dans son élément. Un univers bien à lui, qu’il crée avec son compère Jean-Marc Pelatan. A eux deux, ils font un duo du tonnerre. Leur complicité est plus que palpable durant les concerts. Ils se complètent parfaitement, autant dans le caractère semble t’il, que dans la virtuosité qu’ils mettent à pratiquer leurs instruments de manière tout à fait impressionnante. J’ai déjà assisté à trois concerts de Batlik. Les deux premiers étaient il y a à peu près un an, à Lyon et à Annonay, le troisième était il y a tout juste deux semaines. C’était au Chat Noir, à Genève. Pensez donc, venir de Lyon pour aller voir un artiste en concert à Genève, c’est quand même qu’il doit grave déchirer sa race sur scène quand même !!! Bah c’est rien de le dire.

Les chansons s’enchaînent et défilent à toute allure, je m’en mordrais presque les doigts de voir le temps courir si vite. Alors je profite, j’en prends plein les mirettes et je garde en mémoire tous les moments du concert qui m’ont touchés, émus, étonnés ou qui m’ont fait éclatés de rire. Je garde les moindres petits détails en tête, comme des petites miettes de magie pour rendre la vie et les jours d’après plus colorée. Et encore deux semaines après, je me souviens. De cette toute petite salle, toute en longueur. De la proximité de la scène, qui n’est pas bien haute et qui place les artistes juste là, à un mètre, tout près tout près. De cette sensation étrange, cette impression d’avoir été invitée par un copain, qui va faire un petit concert tranquille, à la maison, entre nous. Je me suis sentie proche et en adéquation avec la centaine de personnes qui étaient là, comme si le concert nous rapprochait, nous unifiait. Comme si pendant 2h de temps, nous n’étions qu’une petite communauté, sans animosité, tous là pour simplement profiter et savourer. Et c’est ce genre d’ambiance bon-enfant et solidaire que j’aime terriblement. Cette espèce d’osmose qui se décline à l’infini avec tous ces inconnus, tout ça grâce à la musique.

Et forcément, le fait que Batlik dialogue avec le public quasiment entre chaque chanson, renforce ce sentiment de complicité, de proximité. Suffit que l’une ou l’autre personne du public réclame une chanson en particulier, et il l’a joue, même si elle n’était pas prévue dans la play-list, même si elle date un peu et qu’il ne se souvient que partiellement des accords. Cette réceptivité et cette écoute du public sont vraiment rares de nos jours, et c’est bon de croiser des musiciens qui pratiquent leur passion avec un si grand respect des spectateurs.

Les concerts de Batlik font partie de ces moments à part, hors du temps, desquels je sors toute ragaillardie, toute euphorique, toute ravie, et qui me font plâner un moment au-dessus du sol avant de me reposer délicatement sur la terre ferme, le temps que la magie ait fini d’officier.

Les chansons s’enchaînent, entre mélodies entraînantes et chansons mélancoliques, là où les yeux commencent à piquer et le cœur à battre plus fort.

Ce que j’aime particulièrement dans ce bonhomme, c’est sa simplicité, celle qui fait les vrais artistes. A Genève, j’ai été particulièrement touchée par son humilité, sa façon d’être presque gêné quand une chanson générait beaucoup d’applaudissements, et d’enchaîner avec une autre, comme si c’était trop pour lui, toute cette reconnaissance et cet enthousiasme. Et puis, quand j’ai pu échanger trois petits mots avec lui à la fin du concert, j’ai été littéralement sous le charme de ce ptit gars qui était totalement ouvert, disponible, et qui m’a demandé ce que je pensais du concert, de ce projet de CD live, comme si l’avis du public comptait avant tout. Je trouve ça diablement génial pour un artiste.

J’aurai du mal à dire quelles sont mes chansons préférées, tant chacune me parle, me retourne ou m’interroge.

Mais dire que Batlik est un ovni (objet virtuose non identifié) à découvrir absolument, ça oui, je le crie même haut et fort !!!

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