24 juin 2010

Considérations maternelles

Ces derniers temps, je pense beaucoup à la maternité, je me pose plein de questions là-dessus, et mes envies se réveillent en bouillonnant tant et si bien qu'elles sont difficiles à contenir et à raisonner.

Des enfants, j'ai toujours voulu en avoir. Aussi loin que je me rappelle, j'ai toujours voulu être maman. ça fait un peu cliché dit comme ça, mais je connais des femmes qui ne ressentent pas ce besoin, qui n'ont pas envie d'avoir d'enfant, et qui ne seront peut-être jamais maman. A l'inverse, pour moi ça a toujours été une évidence, un désir, une joie future à laquelle j'aime songer depuis que je suis haute comme trois pommes.

 

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Je n'ose imaginer la douleur que doit être le fait de ne pas pouvoir avoir d'enfant, de faire une fausse couche, ou de perdre un enfant. Je crois que ce sont des situations à affronter parmi les plus difficiles et les plus horribles au monde, en tout cas selon moi. Elles font partie de mes pires cauchemars ...

Donc, j'ai toujours voulu des enfants. Je pensais que j'en aurais assez tôt, car à partir du moment où j'ai été en couple à l'âge de 15 ans avec un homme de 9 ans mon aîné et que nous avons eu une relation sérieuse qui a duré 4 ans, cela me semblait être la suite logique des choses. Je me voyais maman à 21 ans, et lui en aurait eu 30. Mais finalement cette relation s'est éteinte et j'ai rencontré mon futur mari (enfin celui qui allait être mon futur mari, on est bien d'accord que maintenant il n'est plus le futur, il est mon mari tout court ! ^^). Je crois que sans penser à concrétiser les choses rapidement, nous avons parlé d'enfants assez vite. C'est venu naturellement ... Pour rigoler, pour se projeter, pour voir si nos envies étaient similaires. Et puis on a commencé à débattre des prénoms potentiels, sans jamais réussir à nous mettre d'accord ! De là à dire que nous sommes tous les deux infiniment têtus ... :D

Alors faire des enfants oui, là-dessus nos envies se rejoignent, mais dans quelles conditions ? Et sommes-nous seulement prêts pour ça ?

Parce qu'un enfant, quoiqu'on en dise, ça demande du temps, un minimum d'argent, une patience d'ange et beaucoup d'amour. ça demande des compromis, des efforts, des insomnies. ça change la vie.

 

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Alors est-ce que je suis prête à ces concessions-là ? En toute honnêté, je pense que oui. Je suis prête. J'ai l'impression d'avoir suffisamment profité de la vie et de ma jeunesse pour ne pas avoir de regret : je suis allée à des centaines et des centaines de concert en l'espace de quelques années, j'ai voyagé en Suisse, en Belgique, aux Pays-Bas, à l'ïle Maurice, à la Réunion, en Espagne, bientôt en Nouvelle Calédonie, j'ai beaucoup bougé en France, j'ai fait du théâtre pendant 10 ans, j'ai joué au Festival d'Avignon à l'âge de 16 ans, j'ai fait de la figuration dans "Un long dimanche de fiançailles" à 18 ans, j'ai vécu en région parisienne, en Bourgogne, à Lyon ... J'ai rencontré des amis un peu partout en France grâce au forum d'Aldebert, j'ai lié des amitiés sans lesquelles je ne me verrais pas vivre grâce aux blogs, j'ai encore grandi et mûri entre temps, et je sais mieux qui je suis maintenant. Alors franchement, quand je fais le bilan de mes 24 années d'existence, je ne vois pas bien ce qui pourrait me donner la sensation de "profiter" encore davantage de la vie. J'ai mené ma vie comme je l'entendais, j'ai fait des bêtises, j'ai subi des traumatismes, je me suis relevée, j'ai vécu des bonheurs immenses, j'ai fait des rencontres exceptionnelles, j'ai traversé des périodes tumultueuses, j'ai essuyé des déceptions, je me suis encore relevée, et j'ai constaté l'immense vérité du précepte qui dit "ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort". Je n'ai pas l'impression d'avoir encore des choses primordiales à essayer, ni d'avoir manqué de choses indispensables dans ma construction.

Par contre, je sais pourquoi le contexte actuel ne correspond pas idéalement à mon envie de maternité. Parce que pendant une grande partie de ma vie, j'ai eu la sensation de galérer. Quand j'étais ado, mon papa s'est retrouvé au chômage, et les années qui ont suivi ont été compliquées financièrement. Puis, quand je me suis retrouvée en couple avec mon ex en étant toujours étudiante, l'argent a continué à être un problème. Et ce qui me manque aujourd'hui, c'est un boulot pour cette rentrée d'argent supplémentaire qui nous permettrait de vivre plus à l'aise, de ne pas compter l'argent éternellement, de taire l'inquiétude et la peur lancinantes de manquer.

 

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C'est l'aspect financier qui me chagrine le plus, car je n'ai pas envie d'avoir un bébé sans pouvoir lui offrir ce que j'estime être nécessaire, sans pouvoir assurer derrière en cas de problème, sans subvenir à ses besoins aussi bien que possible. Je ne veux pas faire un bébé par égoïsme pur, c'est-à-dire pour me faire plaisir à moi, je veux un enfant pour lui-même, pour qu'il devienne une personne à part entière, pour l'élever le mieux possible et faire de lui quelqu'un de bien, pour le rendre autonome et indépendant et pour qu'il s'accomplisse dans la vie. Je ne veux pas faire un enfant par caprice. Rien ne m'attriste plus que les gens qui font des enfants pour sauver leur couple ou pour combler le vide de leur vie. Moi je refuse de faire ces choix-là ...

Et au-delà de l'aspect financier, il y a aussi ce problème d'épanouissement personnel qui me titille. Et je crois qu'avant de me lancer dans la maternité, c'est important pour moi de me prouver que je suis capable de créer quelque chose, d'aller au bout de mes envies, d'avoir un boulot qui me plaît et de le faire bien, de me démontrer que je peux vivre par moi-même et m'accomplir en tant que femme. C'est un espèce de challenge personnel qui me tient à coeur.

Après, je ne suis pas bien sûr qu'il y ait de bons moments pour être mère. Il y aura toujours quelque chose dans le contexte ambiant qui me fera dire que ce n'est pas le bon moment. Il y aura soit un déménagement, un nouveau boulot, des problèmes de santé, soit des travaux à faire, des crédits à rembourser, des études à reprendre, ou que sais-je encore ... Parce que comme c'est très bien dit dans un des derniers épisodes de Grey's Anatomy, il n'y a pas de moment parfait pour être mère. En fait, il n'y a que le moment où on prend la décision de l'être. Autrement, on peut attendre une vie entière et ne jamais trouver de moment adéquat ... Et moi je ne veux pas être maman tardivement, j'ai envie que mes enfants profitent de leurs grands-parents, peut-être parce que j'ai à peine connu mes grands-parents maternels ... ça me tient vraiment à coeur d'être une "jeune" maman.

Et puis, on a qu'une vie ! Et comme on ne connaît pas à l'avance sa durée et son déroulement, j'aime autant réaliser les choses qui me tiennent à coeur sans trop tarder, plutôt que d'avoir des regrets plus tard à force d'avoir attendu trop longtemps ...


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Voilà où en est mon cheminement et mes réflexions sur la maternité et ma façon de la concevoir, je ne sais pas si ça vous parle ou pas du tout, si certaines choses vous semblent abérantes, si je vous parais d'une naïveté sans commune mesure ou d'une sagesse exemplaire ... En tout cas, à force d'en parler et d'y penser, j'avais besoin de coucher sur mon clavier mes ressentis, parce que je suis comme ça et que j'ai besoin de considérer toutes les options et les possibilités quand je me lance dans quelque chose ou que je me projette, pour éviter de faire des bêtises sur un coup de tête. Peut-être que je réfléchis trop et que je manque de spontanéité, au fond ...

Mais parfois, je ne peux m'empêcher de voir des signes un peu partout, j'y peux rien ... Je vois qu'au bout de 5 ans, on a réussit à se mettre d'accord sur les prénoms de nos futurs enfants, et qu'on en est tous les deux très satisfaits. Après nos longues batailles sur le sujet, on a trouvé un terrain d'entente après tout ce temps, et c'est déjà un grand pas ! Je vois que le hasard me mène parfois dans des boutiques pour bébés, où des bodys trop marrants où il est écrit "Avant moi, mes parents avaient un chien" me font sourire jusqu'aux oreilles. Je vois que je me sens de plus en plus sereine par rapport à plein de choses, et que je commence vraiment à être indulgente avec moi, à accepter mon  corps, à arrêter cette quête utopique d'un corps parfait (le corps parfait ce ne sont pas des mensurations bien précises, des formes idéales, un ventre plat ... le corps parfait c'est celui où on se sent bien, malgré les kilos en trop ou en moins et les imperfections. Le corps parfait c'est accepter que notre corps sera toujours imparfait, finalement ...). Et puis, je me sens suffisamment "grande" pour élever un enfant, pour lui inculquer des valeurs humaines et une ouverture d'esprit auxquelles je crois dur comme fer, pour lui offrir tous les jours un cadre familial stable et épanoui, une vie douce et pleine d'amour, remplie de découvertes et d'apprentissage.

 

Et je sais pertinemment qu'avoir un enfant n'est pas une partie de plaisir, que c'est difficile parfois, compliqué souvent, très fatiguant, et qu'il faut s'accrocher. Je sais qu'être parent, c'est un challenge de tous les instants. Je sais que parfois on voudrait du répit mais qu'on ne peut pas en avoir, parce qu'un enfant ce n'est pas un chien, ça ne se laisse pas au bord de la route quand on est agacé ou contrarié. J'ai conscience de ce que ça comprend comme changements et comme efforts, comme volonté et comme implication, comme douleurs et comme renoncements, et j'en ai quand même envie, malgré tout.

 

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Commentaires

T'étais pas obligée d'écrire tout ça, tu pouvais juste me dire "je t'attends dans le lit mon bibou", et j'aurais compris! ;)

Écrit par : Le mari | 24 juin 2010

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Elise, tu connais ou pas ma position sur la maternité qui est sans doute encore plus radicale que celle de J... en gros l'inverse exacte de la tienne :-) !
Mais au-delà de ça, tu n'as pas peur de regretter de te lancer là-dedans si jeune plutôt que l'inverse ? Il me semble qu'à notre âge, nous avons plein de temps... Enfin, c'est mon opinion et elle n'engage que moi.

Écrit par : Mona | 24 juin 2010

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Dites, vous pourriez attendre un peu avant de faire un bébé? Parce que ça veut dire qu'il va dormir dans la chambre et où est-ce que je vais squatter moi après??

Écrit par : Eli | 24 juin 2010

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dans la chambre d'amis je voulais dire.

Écrit par : Eli | 24 juin 2010

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selon la manière dont tu en parles, tu a l'air tellement prête, heureuse et sereine... j'ai 21 ans, bientot 22, et jamais, jamais pour le moment, avoir un enfant n'a été un souhait pour moi. Je crois que je me sens encore beaucoup trop jeune, pas prête à me poser, à m'occuper de quelqu'un, et rien que la grossesse, ca me ferait tellement peur!! en tout cas, j'admire ton état d'esprit :) bises!

Écrit par : la souris rose | 24 juin 2010

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Quel beau texte et quelle maturité! Mais ça ne m'étonne pas de toi ça ma Zou! Il faut absolument garder ces mots pour le livre de bébé car j'ai l'impression qu'il ne devrait plus trop tarder ce petit être tant désiré!

Écrit par : July | 24 juin 2010

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Vous écrivez " il n'y a pas de moments parfaits pour être mère", et c''est vrai ! Si on réfléchit trop il y aura tjrs une exxcuse...alors je dis du haut de mes 40 ans et 3 enfants (le 1er à 26 ans ): foncez puisque le désir est là pour vous 2, foncez!
On ne sait pas ce que réserve la vie...vous avez votre homme...allez-y !!! j'ai hélas des amies de mon âge qui ont trop hésité, pas le moment, pas l'argent, pas le mec (aussi!)...d'abord la carrière, et puis l'appart'...et aujourd'hui à plus de 40-42 ans , elles ne sont pas mères.
Bref, j'ai fait "ma vieille qui radote"...et bonne soirée !

Écrit par : samantha | 24 juin 2010

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C'est extremement touchant ... & je crois que tu seras la plus douce des mamans.

J'ai deux amies qui ont eu des "accidents" durant leurs grossesses (notamment à 5 mois de grossesse), mais j'ai aussi connu 6 naissances & bientôt une 7e & ces mamans-là fêtent leurs 30 ans cette année ;)

Écrit par : Miss Babooshka | 24 juin 2010

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Quel beau texte tu nous écris là Zou! Je crois que l'on était fait pour se rencontrer car nous avons beaucoup de choses en commun comme l'envie de bébés.
Daniel a l'école, quand on lui avait demandé "tu veux faire quoi plus tard dans la vie?" il avait répondu papa. Rien que de voir des photos de lui petit et de penser qu'il ait pu dire ça devant toute sa classe, ça me fiche une boule au ventre, je trouve ça très touchant et émouvant.
Je dois dire qu'avant de connaitre mon mari (haha, on parle entre femmes mariées là! ^^), l'envie d'enfants n'était pas vraiment là, je ne le sentais pas comme tu dis. Il y a un moment pour tout. Un jour on a commencé à parler prénoms et ça s'est enchainé sans problèmes. Le désir d'agrandir notre famille était née. On ne s'en rend pas compte comme ça mais de penser qu'on est mariés et que l'on veut avoir un enfant, ça te change une vie! C'est comme prendre une pilule de maturité d'un coup (tu matures quoi! XD) et tu te le prends comme ça un jour dans la figure. C'est comme ça que je l'ai ressenti.
Avant cette décision aussi, je me souviens que j'aimais bien les bébés, mais de loin, mais j'avais peur de les prendre dans mes bras, j'avais peur de les faire tomber ou encore les casser. Maintenant on va dire que je cours après! XD Je fais des "ooooh!" et des "aaaah!" à chaque fois que je vois des bébés dans la rue et puis attention, je vis en face d'un magasin énoooorme de fournitures pour bébés donc dès que je vais prendre le tram je vois des mamans enceintes ou des bébés.
Et puis il faut parler de la fibre maternelle... Certaines femmes l'ont, d'autres non. Je crois que je l'ai car va parler allemand avec des bébés hein! Mais le contact visuel est là, j'ai le droit à des sourires et même si l'on ne se parle pas, ils viennent me tendre leurs jouets ou essaient de grimper sur mes genoux.
Pour finir, j'adore les enfants et j'espère en avoir un bientôt pour le chérir autant que mon homme et faire de notre famille une magnifique bulle d'amour!
Des gros bisous ma Zou!

Ps : faut vraiment que je t'envoie une lettre!

Écrit par : Linda | 24 juin 2010

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Il est très touchant ton texte ma Zou. On te sent sereine mais à la fois réaliste, et malgré tout, l'envie est là !
Je ne me pose pas ces questions encore comme je te disais, enfin si,mais pas maintenant, mais finalement je suis comme toi, j'ai toujours su que je voulais des enfants et de préférence "jeune", car j'ai envie qu'ils profitent au maximum de leurs grands-parents et j'ai envie d'être le plus en forme possible plus tard quand ils seront grands mais auront encore besoin de moi !
Mais je sais aussi que ce n'est pas le bon moment, même si l'envie est là. On ne fait pas un enfant pour soi, mais pour lui avant tout, tu l'as très justement dit.
Et il faut s'assurer d'être dans de bonnes conditions pour s'en occuper au mieux, financièrement et émotionellement...
Je t'embrasse fort !
PS : Nous aussi on est plus ou moins accordé sur les prénoms, c'est bon signe ! :)

Écrit par : Poleen | 25 juin 2010

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J'ai 24 ans, je vis toujours chez mes parents, et je suis célibataire depuis longtemps.
Un enfant ce n'est donc pas au programme. En règle générale, ça ne me manque pas.
Mais quelques fois, je me prends à rêver d'une vie avec un mari, une maison, et un bébé. J'aimerais bien un jour quand même :o)

Écrit par : Pisinat | 25 juin 2010

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Moi je te trouve très sage, raisonnable et réfléchie et je comprends cette envie que tu as eue de rédiger tout ça. Je pense que tu es prête mais, comme tu le dis, les éventuels soucis d'argent peuvent être un frein. Comme tu le dis, il pourra toujours y avoir un frein quelconque mais je pense que si tu peux avoir un travail avant (même si c'est facile à dire), tu te sentiras davantage à l'aise. Toutefois, il faut penser aussi au fait que tu pourrais aussi te dire, une fois le travail eu, que ça ne va pas être facile de tomber enceinte, d'arrêter le travail à peine commencé pour partir en congé maternité. Et puis, la question viendra sûrement sur le tapis à l'entretien d'embauche. Financièrement, serait-ce vraiment trop serré? (tu sembles dire que oui) Du coup, si c'est le cas, je pense que ce que tu ressens : 1°) un travail, 2°) un bébé, est le bon ordre
Ah, et méfie-toi, ta remarque sur le toutou qu'on abandonne, même si ça ne veut pas dire que c'est quelque chose que tu ferais, risque d'en révolter plus d'un! :)

Écrit par : joey7lindley | 26 juin 2010

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J'avais tant de choses à dire sur ça, que j'ai préféré en faire un article! Il est prévu pour mardi !!!

Écrit par : Elizabeth | 27 juin 2010

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je crois qu'avant les considérations matérielles, d'âge etc le plus important c'est la personne

bien sur il faut pouvoir assumer ce bébé et je te trouve très responsable d'y penser

mais surtout je crois que c'est une question de trouver la personne avec qui on a envie de le faire ce bébé et je pense qu'en te lisant jepeux dire que tu l'as trouvé

moi je ne voulais pas d'enfant mais je dois dire que quand j'ai rencontré le père de ma fille cela a été une évidence, je ne voulais pas un enfant en général mais un enfant avec lui

et je peux te dire que c'est le plus beau cadeau que la vie m'ai apporté

bien sur tout est pas rose tous les jours, bien sur des fois on se sent fatiguée mais a aucun moment je n'ai regretté mon choix car ce petit bout de moi, de nous me remplie de bonheur chaque jour

Écrit par : laurence | 28 juin 2010

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Au dela de l'aspect financier (qui certes peut etre un frein, meme s'il y a toujours la possibilite de revoir ses priorites, la n'est pas la question), le plus important, c'est d'etre en paix avec toi-meme (et ca n'a rien a voir avec accepter son corps) avant d'envisager mettre un bout de toi au monde. Parce que tant que tu n'as pas resolue tes problemes, tant que tu n'es pas independante emotionnellement parlant, c'est vraiment pas la peine de faire un enfant. Il aura toutes tes casseroles en plus des siennes, son travail sera d'autant plus lourd et difficile. Penser a l'enfant en premier lieu, c'est aussi alleger son heritage emotionnel.

Écrit par : Pomme | 29 juin 2010

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C'est très intéressant pour moi de lire tout ça, parce que je ne me sens pas prête du tout à m'occuper d'un enfant, je n'en veux pas, en tout cas pas pour le moment. Mais je trouve les femmes enceintes magnifiques, et je suis très curieuse des sensations que cela donne, idem pour l'accouchement même si ça paraît quand même effrayant et un peu dégueu en toute honnêteté... Mais la responsabilité qui vient avec, je ne suis pas (encore ?) prête à l'assumer. Je ne sais pas si je le serai un jour. Donc je comprends parfaitement que tu aies besoin de te sentir "complète" avant de sauter le pas, même si tu en as très envie. Ça paraît plutôt adulte et réflechi comme comportement. J'espère que tout se passera comme toi et ton mari le souhaitez !

Écrit par : Shane | 29 juin 2010

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Je ne sais pas si écrire en long et en large mon avis ici t'est nécessaire, après tout on se voit souvent et on en a parlé. Mais là je ne peux pas me taire. Après on ne s'est jamais envoyé de long mails passionés pour se raconter nos sentiments par le détail mais je te trouve complète et émotionnellement indépendante. Nous manquons tous de confiance en nous, nous nous trouvons tous tous les défauts de la terre et nous avons tous de gros doutes et de grandes hésitations. Chez certaines personnes ça passe par une petite mélancolie qui freine un peu parfois, c'est vrai, mais c'est assez commun. Le blog est d'ailleurs je trouve une très bonne façon d'oublier un peu ses peurs parce qu'il y a toujours quelqun a l'autre bout du monde pour venir te dire que tu n'es pas plus nulle qu'un autre. ( Ce quelqun je ne lui fais pas de bisous et je ne lui dis pas ma belle, mais c'est accessoire!)

Physiquement tu ne manque de rien, pas besoin de cuiller d'huile de riçin pour que tu sois en bonne santé et tu ne m'as pas l'air dépressive, même si on vient te dire en commentaires que tes enfants auront des casseroles de ta faute... Au moins ils auront de quoi faire à bouffer ( et surtout qu'Olivier leur apprenne à faire de la buche au nutella, c'est trop bon!)

Voilà, ce commentaire ne donne pas mon avis sur la maternité à 25 ans, je suis comme Piscinat en fait donc pour moi 25 ans c'est super jeune. Niveau boulot, peut-être que tu peux essayer de trouver une formation dans la com d'un an ou deux en alternance, je sais que ça peut paraître long, mais pour trouver un job un peu "stable" dans le rédactionnel, il faut en passer par là et après ce serait plus facile pour vous de faire un bébé financièrement parlant. En alternance en plus (bts ou master pro) tu serais payée environ 800 euros par mois, de quoi mettre de côté!

Si tu te sens capable de le faire et si vraiment vous voulez un enfant, eh bien tu peux reprendre des études après un bébé. Il y a plein d'aide dans les crèches pour les étudiants. Renseigne toi bien. Ta soeur a peut-être des renseignements d'ailleurs.

En tous cas je vous trouve tout à fait capable Olivier et toi d'élever un enfant de manière plus que correcte, vous n'êtes peut être pas indépendant émotionnellement c'est vrai, puisque vous dépendez l'un de l'autre au niveau des sentiments :D Toi je te trouve très capable en tous cas, même si tu as illustré ton article avec des photos qui pour moi font " fille de 14 ans" :D, après tout comme tu le dis plus haut, tu as grandi vite et tu n'as peut-être pas eu le temps de développer des goûts de fille de 14/15 ans alors tu te rattrapes. En tous cas dans ta tête, tu n'es pas moins finie qu'une autre, bien au contraire, bien au contraire

( et ceci n'est pas un plaidoyer pour faire des enfants à 25 ans ou avant. Quand tu parles du fait que tu aurais pu avoir un enfant à 21 ans, j'en tombe presque de ma chaise)

Écrit par : camille | 30 juin 2010

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On n'est jamais prêt...car il n'y a jamais de "bon" moment pour avoir un enfant. On n'est jamais assez stable financièrement, jamais assez bien installé, jamais avec le boulot qu'on est sûr de garder toute sa vie, jamais en phase parfaite avec la famille et la belle-famille, jamais assez mince pour ne pas garder les kilos de la grossesse après, jamais assez jeune pour récupérer plus facilement de l'accouchement ou des nuits épuisantes...bref, il y a toujours une raison.

Tu te sens prête, Olivier se sent prêt, vous êtes un couple équilibré, plein d'amour, un foyer sain, même si vous avez un chat porteur d'allergies monumentales, bref, c'est l'essentiel, non?

Je ne crois pas que s'accorder sur le prénom soit un signe mais se sentir assez mûre pour avoir un enfant, ça l'est certainement. Si tu n'en as pas, il est très certain que dans 5 ou 10 ans tu te sentes à un moment moins mûre qu'aujourd'hui parce que la vie, c'est ainsi, en looping et dents de scie. Mais si on attends le futur pour comparer avec le présent, on en sort jamais. Ma mère m'a eue très jeune, plus jeune que nous aujourd'hui, et j'ai toujours trouvé ça top d'avoir une maman jeune. en même temps, je n'ai pas envie d'avoir des enfants maintenant et je ne crois pas à l'instinct maternel qui surgirait tel un deux ex machina. Mes avis ne concernent que moi et, si tiers concerné il doit y avoir, la personne qui partage ma vie. Si toi et Olivier vous sentez prêts à plonger la tête dans cette aventure qu'est la propagation de l'espèce humaine, je crois que tant que l'un de vous deux (ou les deux) n'est pas sous tutelle, curatelle ou reconnu mentalement déficient, il n'y a que vous pour juger de l'opportunité d'une telle décision. (Quoique, je dois t'avouer que pour moi la bûche au nutella me semble une telle abomination qu'elle s'apparente à une certaine forme de déficience mentale...).

Ma mère m'a eue jeune, te disais-je, et les circonstance de son éducation ont fait qu'elle n'a pas eu le droit de faire des études. elle travaillait déjà, depuis quatre ans, et trois ans après mois, enceinte de mon frère, elle passait le bac à 26 ans. Elle a un travail super stable et qu'elle adore, aujourd'hui. Tout est possible. Même avec des enfants.

Écrit par : Éré | 30 juin 2010

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Très beau texte et très belle maturité !
Je dirais plus on devient maman quand ça prend aux tripes, plutôt que quand on le décide, l'étape de la raison me semble être en amont.
Pour ma part, j'ai 33 ans et je suis enceinte de 6 mois, d'une petite fille.
C'est mon premier bébé, je pense souvent avec beaucoup de satisfaction et de sérénité que je n'aurais pas eu tant de chose à lui transmettre avant, plus tôt.
Notamment par rapport à ma situation professionnelle, qui est désormais claire et confortable, ce qui n'a pas été toujours le cas.
Maintenant, chacun/chacune voit midi à sa porte et c'est clair qu'à 24 ans je n'étais ni mariée, ni si avancée que toi quant à mon désir et ma réflexion, j'ai beaucoup voyagé, je suis beaucoup sortie, j'ai fait des formations, etc...
Voilà, moi tout ce que je peux te dire ici c'est que ça m'apporte beaucoup de quiétude d'être mère au bon moment pour moi, même si d'autres peuvent trouver ça tardif, comme pour toi d'autres pourraient trouver ça précoce...
De toute façon, le jour où ça prend aux tripes, ton cerveau est relégué au second plan, sans doute un truc pour assurer la survie de la race humaine....
;-)

Écrit par : Mais Pourquoi Je Deviens Mère Bordel ??! | 25 juillet 2010

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Bonjour j'arrive par hasard chez toi, et je lis ce beau texte ; je ne te connais pas, les comms me font penser que tu es jeune, mais tu me sembles tout à fait prête pour avoir un enfant ; comme tu dis, il n'est pas de moment parfait ! Si ton mari et toi êtes partants tous les deux (et même si le prénom n'était pas déjà choisi en parfait accord, là je sais de quoi je parle, mon conjoint et moi n'avons jamais pu nous mettre vraiment d'accord là-dessus, têtus, comme tu dis !!!), donc partants tous les deux, que demander de plus ?
Et puis mieux vaut être parents jeunes; et puis il n'y a pas que leurs grands-parents dans l'affaire, mais aussi tes futurs petis-enfants, que tu auras certainement à coeur de connaître le plus longtemps possible... Perso , depuis mes enfants, je me sens bien plus sereine, et bien plus adulte... Et non plus une vieille ado de trente années et quelques, comme avant !
Ya plus qu'à !
Finalement, un an après, tu t'es lancée ou pas ?

Écrit par : Hirondelle | 15 juin 2011

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