13 juillet 2010
Partons vite
J'ai retourné le problème dans tous les sens, pesé cent fois le pour et le contre, continué à essayer encore, mais l'envie, l'inspiration, le besoin cathartique de me mettre à nu devant vous n'est plus là ... Je ne suis plus dans le même état d'esprit qu'il y a 3 ans et demi quand j'ai ouvert ce blog, ni dans celui d'il y a plus de 2 ans quand j'ai décidé de m'ouvrir à la blogosphère pour découvrir les trésors qu'elle recélait ... J'adorais m'épancher ici, vous dire ce qui me trottinait dans la tête quand les mots n'arrivaient pas à sortir de ma bouche, mettre des sentiments sur ce qui me tourmentait, partager cette part intime de moi ... Mais je suis arrivée au bout du chemin, de tout ce que j'avais à vous donner, et je n'ai plus envie de me confier si impudiquement à des regards inconnus ou non, je n'ai plus envie de m'offrir en pâture aux jugements ni même à la bienveillance de ce petit microcosme qu'est le monde des blogs. Je n'ai plus besoin de ça et pour une fois j'ai envie d'être égoïste et de m'écouter. De ne pas continuer à écrire pour faire plaisir, de ne pas me forcer. De faire ce que je sens bon pour moi ...
Alors bien sûr que tout cela va me manquer, vous, nos échanges, vos avis parfois différents des miens ou bien si similaires et si compréhensifs, le bonheur d'écrire à n'importe quelle heure et de savoir que quelque part, sur cette folle planète, quelqu'un me lisait ... Oui je suis triste de quitter ça mais c'est le moment pour moi de partir.
Je repense à tous les blogs qui se sont fermés, avec ou sans explication, et qui m'ont rendue triste par la même occasion. Je me souviens de cette sensation d'abandon que cela créait en moi, comme si ces personnes avaient ouvert une porte avec plein de jolies choses derrière, et l'avait refermé violemment, me la claquant au nez, comme pour me dire "voilà, ce que j'ai partagé jusqu'à aujourd'hui avec toi est fini, débrouille-toi pour vivre sans". Pour moi, certains blogs étaient une ouverture vers autre chose, et les voir se fermer c'était comme m'enlever une possibilité, un plaisir quotidien, une amie potentielle. J'en étais peinée, vraiment. Et aujourd'hui c'est à mon tour de vous fermer ma porte, et j'en suis désolée ... Je crois que le moment est venu, tout simplement, et qu'il faut se rendre à l'évidence : les blogs sont éphémères, c'est une très jolie partie de ma vie qui m'a apporté quantité de belles choses, de rencontres virtuelles ou réelles géniales, de sourires et de larmes, d'amies précieuses qui se comptent sur les doigts d'une main, dont une en particulier qui me rend honteusement chanceuse ... mais tout cela n'aura été qu'une jolie parenthèse pour me montrer que ce qui compte malgré tout, c'est la vraie vie, les vrais gens, le contact de la vie réelle, beaucoup plus que les tonnes de commentaires d'inconnus qui flattent votre ego en allant dans votre sens ... Peut-être que j'ai envie de me recentrer sur moi, sur mes nouveaux projets, mes envies, ma vie de femme mariée qui compte bien être furieusement heureuse ...
Je ne dénigre pas pour autant l'univers des blogs, je suis persuadée qu'il a encore de beaux jours devant lui et je continuerai à vous lire pour ceux et celles qui possèdent un blog, même si je ne vous promets pas de commenter systématiquement ... Peut-être que de cette façon, j'occuperai simplement mon temps autrement, en téléphonant à mes amis plutôt qu'en les mailant, en prenant des nouvelles plus régulièrement, en continuant à écrire mais juste pour moi ou pour ce roman qui me chatouille les doigts depuis bien trop longtemps. Peut-être que le temps est venu d'agir et de tout faire pour que ma vie change, plutôt que de m'épancher ici pour dire tout ce qui ne va pas dans ma vie. Peut-être que le travail amorcé sur moi-même depuis quelques mois, sur mes fêlures et mes traumatismes, sur ces choses qui commencent à s'échapper de moi sans que j'en ai honte parce qu'elles font partie intégrante de ce que je suis, sur ces autres choses que personne ne sait et qui petit à petit se débloquent, peut-être que tout ça continuera à sortir et à guérir encore mieux si je m'y consacre encore plus ardemment.
Ou peut-être pas ... Mais j'ai envie d'essayer. J'ai envie d'y mettre tout mon coeur et de voler de mes propres ailes sans avoir besoin de retours bienveillants de gens que je connais à peine. Je veux me détacher du regard des gens parce que je n'ai pas besoin de ça. Ma vision et ma façon de faire les choses ne requièrent qu'un seul juge : moi, et moi-même seulement. Tant pis pour ce que les autres en disent. Je m'en fous. Je connais les personnes importantes dans ma vie, celles qui méritent de me guider ou de partager leurs expériences avec moi pour m'éclairer quand je suis dans le noir. Et c'est bien tout ce qui compte, au final.
Evidemment, cela ne veut pas dire que je vais disparaître de la surface de la terre, vous avez encore la possibilité de me suivre sur Twitter ou Facebook si vous le souhaitez, d'échanger avec moi par mails si l'envie vous en dit, et même d'amorcer une correspondance par courrier avec moi (j'adore recevoir et écrire des lettres !!!), je ne ferme pas la porte à clef. J'ai juste décidé de l'entrebailler à peine, plutôt que de la laisser grande ouverte aux quatre vents ... Mais rassurez-vous, j'aime toujours autant les gens, les découvrir et apprendre à les connaître dans les creux comme dans les bosses ... Etre curieuse et me nourrir des autres, partager nos différences et grandir à leur contact. Donc n'hésitez pas, vraiment !
Et aussi (surtout !) MERCI à vous d'avoir partagé, débattu, commenté ici ... Merci pour tout ce que vous m'avez apporté sans même le savoir. Merci à tous, même aux gens de passage ou aux silencieux, parce qu'être simplement lue, c'était déjà beaucoup, quelque part.
Peut-être que ce n'est que la fin d'une parenthèse et que je déciderai dans quelques mois d'en ouvrir une autre avec un nouveau blog ... Il ne faut jamais dire jamais paraît-il ! Alors simplement, à bientôt, et bonne route ! :)
00:41 | Commentaires (34) | Tags : entrer des mots clefs
24 juin 2010
Considérations maternelles
Ces derniers temps, je pense beaucoup à la maternité, je me pose plein de questions là-dessus, et mes envies se réveillent en bouillonnant tant et si bien qu'elles sont difficiles à contenir et à raisonner.
Des enfants, j'ai toujours voulu en avoir. Aussi loin que je me rappelle, j'ai toujours voulu être maman. ça fait un peu cliché dit comme ça, mais je connais des femmes qui ne ressentent pas ce besoin, qui n'ont pas envie d'avoir d'enfant, et qui ne seront peut-être jamais maman. A l'inverse, pour moi ça a toujours été une évidence, un désir, une joie future à laquelle j'aime songer depuis que je suis haute comme trois pommes.

Je n'ose imaginer la douleur que doit être le fait de ne pas pouvoir avoir d'enfant, de faire une fausse couche, ou de perdre un enfant. Je crois que ce sont des situations à affronter parmi les plus difficiles et les plus horribles au monde, en tout cas selon moi. Elles font partie de mes pires cauchemars ...
Donc, j'ai toujours voulu des enfants. Je pensais que j'en aurais assez tôt, car à partir du moment où j'ai été en couple à l'âge de 15 ans avec un homme de 9 ans mon aîné et que nous avons eu une relation sérieuse qui a duré 4 ans, cela me semblait être la suite logique des choses. Je me voyais maman à 21 ans, et lui en aurait eu 30. Mais finalement cette relation s'est éteinte et j'ai rencontré mon futur mari (enfin celui qui allait être mon futur mari, on est bien d'accord que maintenant il n'est plus le futur, il est mon mari tout court ! ^^). Je crois que sans penser à concrétiser les choses rapidement, nous avons parlé d'enfants assez vite. C'est venu naturellement ... Pour rigoler, pour se projeter, pour voir si nos envies étaient similaires. Et puis on a commencé à débattre des prénoms potentiels, sans jamais réussir à nous mettre d'accord ! De là à dire que nous sommes tous les deux infiniment têtus ... :D
Alors faire des enfants oui, là-dessus nos envies se rejoignent, mais dans quelles conditions ? Et sommes-nous seulement prêts pour ça ?
Parce qu'un enfant, quoiqu'on en dise, ça demande du temps, un minimum d'argent, une patience d'ange et beaucoup d'amour. ça demande des compromis, des efforts, des insomnies. ça change la vie.

Alors est-ce que je suis prête à ces concessions-là ? En toute honnêté, je pense que oui. Je suis prête. J'ai l'impression d'avoir suffisamment profité de la vie et de ma jeunesse pour ne pas avoir de regret : je suis allée à des centaines et des centaines de concert en l'espace de quelques années, j'ai voyagé en Suisse, en Belgique, aux Pays-Bas, à l'ïle Maurice, à la Réunion, en Espagne, bientôt en Nouvelle Calédonie, j'ai beaucoup bougé en France, j'ai fait du théâtre pendant 10 ans, j'ai joué au Festival d'Avignon à l'âge de 16 ans, j'ai fait de la figuration dans "Un long dimanche de fiançailles" à 18 ans, j'ai vécu en région parisienne, en Bourgogne, à Lyon ... J'ai rencontré des amis un peu partout en France grâce au forum d'Aldebert, j'ai lié des amitiés sans lesquelles je ne me verrais pas vivre grâce aux blogs, j'ai encore grandi et mûri entre temps, et je sais mieux qui je suis maintenant. Alors franchement, quand je fais le bilan de mes 24 années d'existence, je ne vois pas bien ce qui pourrait me donner la sensation de "profiter" encore davantage de la vie. J'ai mené ma vie comme je l'entendais, j'ai fait des bêtises, j'ai subi des traumatismes, je me suis relevée, j'ai vécu des bonheurs immenses, j'ai fait des rencontres exceptionnelles, j'ai traversé des périodes tumultueuses, j'ai essuyé des déceptions, je me suis encore relevée, et j'ai constaté l'immense vérité du précepte qui dit "ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort". Je n'ai pas l'impression d'avoir encore des choses primordiales à essayer, ni d'avoir manqué de choses indispensables dans ma construction.
Par contre, je sais pourquoi le contexte actuel ne correspond pas idéalement à mon envie de maternité. Parce que pendant une grande partie de ma vie, j'ai eu la sensation de galérer. Quand j'étais ado, mon papa s'est retrouvé au chômage, et les années qui ont suivi ont été compliquées financièrement. Puis, quand je me suis retrouvée en couple avec mon ex en étant toujours étudiante, l'argent a continué à être un problème. Et ce qui me manque aujourd'hui, c'est un boulot pour cette rentrée d'argent supplémentaire qui nous permettrait de vivre plus à l'aise, de ne pas compter l'argent éternellement, de taire l'inquiétude et la peur lancinantes de manquer.

C'est l'aspect financier qui me chagrine le plus, car je n'ai pas envie d'avoir un bébé sans pouvoir lui offrir ce que j'estime être nécessaire, sans pouvoir assurer derrière en cas de problème, sans subvenir à ses besoins aussi bien que possible. Je ne veux pas faire un bébé par égoïsme pur, c'est-à-dire pour me faire plaisir à moi, je veux un enfant pour lui-même, pour qu'il devienne une personne à part entière, pour l'élever le mieux possible et faire de lui quelqu'un de bien, pour le rendre autonome et indépendant et pour qu'il s'accomplisse dans la vie. Je ne veux pas faire un enfant par caprice. Rien ne m'attriste plus que les gens qui font des enfants pour sauver leur couple ou pour combler le vide de leur vie. Moi je refuse de faire ces choix-là ...
Et au-delà de l'aspect financier, il y a aussi ce problème d'épanouissement personnel qui me titille. Et je crois qu'avant de me lancer dans la maternité, c'est important pour moi de me prouver que je suis capable de créer quelque chose, d'aller au bout de mes envies, d'avoir un boulot qui me plaît et de le faire bien, de me démontrer que je peux vivre par moi-même et m'accomplir en tant que femme. C'est un espèce de challenge personnel qui me tient à coeur.
Après, je ne suis pas bien sûr qu'il y ait de bons moments pour être mère. Il y aura toujours quelque chose dans le contexte ambiant qui me fera dire que ce n'est pas le bon moment. Il y aura soit un déménagement, un nouveau boulot, des problèmes de santé, soit des travaux à faire, des crédits à rembourser, des études à reprendre, ou que sais-je encore ... Parce que comme c'est très bien dit dans un des derniers épisodes de Grey's Anatomy, il n'y a pas de moment parfait pour être mère. En fait, il n'y a que le moment où on prend la décision de l'être. Autrement, on peut attendre une vie entière et ne jamais trouver de moment adéquat ... Et moi je ne veux pas être maman tardivement, j'ai envie que mes enfants profitent de leurs grands-parents, peut-être parce que j'ai à peine connu mes grands-parents maternels ... ça me tient vraiment à coeur d'être une "jeune" maman.
Et puis, on a qu'une vie ! Et comme on ne connaît pas à l'avance sa durée et son déroulement, j'aime autant réaliser les choses qui me tiennent à coeur sans trop tarder, plutôt que d'avoir des regrets plus tard à force d'avoir attendu trop longtemps ...

Voilà où en est mon cheminement et mes réflexions sur la maternité et ma façon de la concevoir, je ne sais pas si ça vous parle ou pas du tout, si certaines choses vous semblent abérantes, si je vous parais d'une naïveté sans commune mesure ou d'une sagesse exemplaire ... En tout cas, à force d'en parler et d'y penser, j'avais besoin de coucher sur mon clavier mes ressentis, parce que je suis comme ça et que j'ai besoin de considérer toutes les options et les possibilités quand je me lance dans quelque chose ou que je me projette, pour éviter de faire des bêtises sur un coup de tête. Peut-être que je réfléchis trop et que je manque de spontanéité, au fond ...
Mais parfois, je ne peux m'empêcher de voir des signes un peu partout, j'y peux rien ... Je vois qu'au bout de 5 ans, on a réussit à se mettre d'accord sur les prénoms de nos futurs enfants, et qu'on en est tous les deux très satisfaits. Après nos longues batailles sur le sujet, on a trouvé un terrain d'entente après tout ce temps, et c'est déjà un grand pas ! Je vois que le hasard me mène parfois dans des boutiques pour bébés, où des bodys trop marrants où il est écrit "Avant moi, mes parents avaient un chien" me font sourire jusqu'aux oreilles. Je vois que je me sens de plus en plus sereine par rapport à plein de choses, et que je commence vraiment à être indulgente avec moi, à accepter mon corps, à arrêter cette quête utopique d'un corps parfait (le corps parfait ce ne sont pas des mensurations bien précises, des formes idéales, un ventre plat ... le corps parfait c'est celui où on se sent bien, malgré les kilos en trop ou en moins et les imperfections. Le corps parfait c'est accepter que notre corps sera toujours imparfait, finalement ...). Et puis, je me sens suffisamment "grande" pour élever un enfant, pour lui inculquer des valeurs humaines et une ouverture d'esprit auxquelles je crois dur comme fer, pour lui offrir tous les jours un cadre familial stable et épanoui, une vie douce et pleine d'amour, remplie de découvertes et d'apprentissage.
Et je sais pertinemment qu'avoir un enfant n'est pas une partie de plaisir, que c'est difficile parfois, compliqué souvent, très fatiguant, et qu'il faut s'accrocher. Je sais qu'être parent, c'est un challenge de tous les instants. Je sais que parfois on voudrait du répit mais qu'on ne peut pas en avoir, parce qu'un enfant ce n'est pas un chien, ça ne se laisse pas au bord de la route quand on est agacé ou contrarié. J'ai conscience de ce que ça comprend comme changements et comme efforts, comme volonté et comme implication, comme douleurs et comme renoncements, et j'en ai quand même envie, malgré tout.

21:13 Publié dans Mes envies de ..., Un peu plus de moa ... | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Tags : maternité, être prête, attente, envies, bébés, accomplissement
15 juin 2010
Le plus beau jour de ma vie ...
Toute la journée de ce fameux 29 mai 2010, j'ai plané. C'était comme si j'étais à l'intérieur de moi-même, et en même temps à l'extérieur, à regarder les gens évoluer dans mon environnement, et à me regarder vivre ce grand jour, émue d'y être enfin. J'étais bien présente, à savourer chaque instant et à me laisser surprendre par des bouffées d'émotion, et à la fois ailleurs, comme échappée de mon corps, comme si je regardais ce film parfait se dérouler sur un grand écran de cinéma. C'était un sentiment très étrange. Peut-être que c'est ça, le lâcher-prise ?... Laisser faire les choses, et profiter ...

Je parle du 29 mai mais tout a commencé le vendredi 28 au soir, quand une grande partie des invités sont arrivés pour le barbecue que nous avions organisé pour étirer le week-end autant que possible et profiter de tous ces gens si chers venus pour nous voir nous unir. La journée du vendredi a été infiniment stressante, elle m'a poussé dans mes retranchements et mes angoisses, nous avons couru partout sans nous arrêter avec mon Doudou et nous avons été sollicité à un point qu'il est difficile d'imaginer. Mais quand nous sommes arrivés au moment d'accueillir nos convives et de manger ainsi, presque tous réunis, la pression est retombée, pour ne laisser sortir que le plaisir des retrouvailles, des rires et de l'enthousiasme ô combien collectif !
Etrangement, je crois que ce barbecue m'a offert un de ces moments de joie les plus intenses que j'ai pu vivre ce week-end là. Car au fur et à mesure des arrivées des uns et des autres, j'ai vu les gens se présenter, discuter, se mélanger. J'ai vu les gens que j'aime découvrir mon monde, mes indispensables, j'ai vu les gens que j'aime se rencontrer et rire, et ça c'était tout simplement merveilleux. D'autant plus que mon Doudou et moi, nous avons des amis et de la famille qui sont venus aussi bien de la région parisienne que de Lyon, de Savoie, du Sud, de Normandie, et j'en passe encore ... Alors autant dire que tout ce petit monde ne se connaissait évidemment pas, et que le fait de les voir tous rassemblés en cette occasion si spéciale, c'était un sentiment de bonheur intense comme j'en ai peu connu dans ma vie ...

Je sais que la tradition veut que les mariés ne dorment pas ensemble la nuit précédant le mariage, mais nous n'avons pas fait honneur à la tradition. A vrai dire, je ne me voyais pas me réveiller le jour de mon mariage autrement que dans ses bras ... Nous nous sommes levés, un peu stressés tous les deux (mais j'étais étonnamment plus zen que je ne l'aurais cru, je crois que mon Doudou était beaucoup plus angoissé que moi, ce qui est suffisamment rare pour être relevé !), nous avons déjeuné dans la cuisine collective avec nos invités pour profiter de l'excitation ambiante, et nous nous sommes séparés pour aller nous préparer chacun de notre côté. Ensuite, tout s'est enchaîné pour moi : l'étape maquillage, la coiffure, l'habillage, les retrouvailles avec ma famille chez mes parents pendant que je me préparais, la venue d'une amie si chère et de son doux prince charmant, pour me donner cette sensation encore plus belle et plus intense d'être dans un cocon ... Et puis le départ à la Mairie, dans une BMW rutilante et fraîchement prêtée grâce à mon tonton. Et là, le coeur qui cogne, l'émotion, le cerveau qui se met sur pause parce que l'afflux d'informations et de bonheur est trop important ... Devant la Mairie, les voir tous là, former une haie d'honneur de chaque côté du passage ... Sortir de la voiture au bras de mon papa, et enfin, le voir lui, m'attendre à la porte de la Mairie. Sentir mes jambes flancher, mais continuer à marcher, continuer à sourire, continuer à entendre les gens applaudir et ne pas pouvoir m'empêcher de baisser les yeux ...


La Mairie a été une bulle de rêve, et la salle était si petite que tout le monde ne pouvait pas rentrer. Cet entassement et cette promiscuité, dans cette petite salle de 30m2, avec ceux qui me sont chers, c'était quelque chose ... Et puis voir ceux qui n'avaient pas pu rentrer passer leur petite tête par la fenêtre, nous faire des coucou et nous sourire, alors que la pluie commençait doucement à tomber ... C'était magique, touchant, infiniment émouvant ! Et puis les rires sont arrivés, avec les anecdotes du Maire qu'on n'attendait pas, et la prononciation d'un nom de famille à l'accent chti bien écorché. C'est bien simple, j'ai l'impression que sur les trois-quarts des photos, nous sommes tous en train d'éclater de rire ! Pas de gêne, non, mais de bonne humeur trop longtemps contenue qui a besoin de s'exprimer, d'envie de ne pas rendre ça trop formel, de faire de ce moment un partage, mais aussi d'excitation et d'enthousiasme mêlés.




A la sortie de la Mairie, il y a eu ce mur de photographes qui nous barrait la vue, impressionnant, presque flippant. Bon, après on a reconnu des petites têtes bien connues se dessiner derrière, et on ça nous a rassuré. On nous a demandé "Le bisou, le bisou !", alors nous, comme on est sympas, on s'est exécutés ! ;)



Notre convoi est parti à l'Eglise, et cette fois je n'étais plus assise à côté de mon papa dans la voiture, mais à côté de mon mari. Oui, mon mari. Je répète ce terme encore et encore depuis 2 semaines et il sonne toujours aussi bien à mon oreille, toujours aussi musicalement.



L'Eglise a été un moment très intense émotionnellement, parce que nous avons voulu que cette cérémonie nous ressemble, qu'elle ne soit pas pareille à quantité d'autres, qu'elle soit la nôtre. C'est pourquoi nous avons souhaité faire lire à nos proches des textes qui nous touchaient particulièrement, comme L'Eternelle Chanson de Rosemonde Gérard par exemple. Et puis, pour éviter les siestes intempestives de l'assemblée ou simplement pour donner un peu de vie à la cérémonie, nous avions engagé un groupe de Gospel pour chanter et animer cette célébration. Les chants étaient somptueux, très bien interprétés, et l'ambiance que met un "Happy Day" dans une petite église de campagne de 100 personnes est juste exceptionnelle ... Les gens ont tapé dans les mains et ont vraiment été enthousiastes et réactifs aux chants, c'était très beau à voir. Quand nous sommes sortis de l'Eglise mon mari et moi, une pluie de confettis nous ont accueillis (et toujours quelques gouttes, mais heureusement plutôt éparses et peu nombreuses).

















Puis nous avons envahis la salle de réception pour une longue nuit pleine de surprises ... Certaines à notre intention, d'autres à l'égard de nos invités. Invités qui ne se doutaient pas qu'en ouvrant le bal avec un slow, nous enchaînerions avec une petite chorégraphie endiablée sur Surfin' bird des Trashmen. Nous-mêmes avons été pris au dépourvu et nous sommes bien éclatés avec les jeux organisés durant la soirée qui ont permis à toute la salle de rire ensemble (et de se moquer de nous aussi, un peu parfois ! :D). Car bien sûr il y a eu le traditionnel diaporama de photos de nous en bas âge, et les choix parfois douteux de notre habillement, ou encore de notre façon de nous maquiller, qui ont été dévoilés au grand jour et sans aucun ménagement ! :D


Et puis, alors que je préparais ça dans ma tête depuis des mois, j'ai osé (malgré le stress et la peur de mal faire), et j'ai chanté une chanson d'Amélie-les-crayons à mon mari, Ta p'tite flamme, accompagnée par mon beau-frère au piano, devant tous nos invités ... Cette chanson était idéale pour tous les souvenirs qu'elle contenait, mais aussi pour les paroles qui correspondaient parfaitement à l'occasion ... "Est-ce que tu veux me donner ta main, pour tout l'temps qu'on sera bien ? Est-ce que tu veux partager mon chemin ? Moi j'dis oui pour le tien ..." Et le découvrir particulièrement touché par ma chanson, c'était beau, et sentir sa main serrer si fort la mienne une fois la mélodie finie, ça n'avait pas de prix ...


Il y a encore eu bien des choses et des moments que je pourrais vous raconter, comme le brunch du lendemain matin qui nous a vu tous fatigués et hébétés mais heureux, ou les aurevoirs avec tous ces gens que j'aime follement et qui ont été particulièrement douloureux, sans que les mots puissent sortir tant l'émotion était grande ... Tous ces mercis que nous avons pu dire alors qu'un camion entier de mercis n'aurait pas suffit pour certaines personnes ...

Voilà, c'était ça, le plus beau week-end de ma vie. C'était beaucoup d'émotions contenues, de rires beaucoup moins contenus ^^, de retrouvailles joyeuses, de souvenirs hilarants, de surprises, de joie euphorique, de bonheur, de bonne humeur, de sourires extra-larges, de complicité et d'amour ... Etre entourée de tout cet amour pendant deux jours a été quelque chose d'exceptionnel, de grandiose, de profondément intense, quelque chose qui dépasse les mots ... Et cet amour, j'en ai pris plein les mirettes 48h durant, mais j'en ai quand même attrapé un petit peu au passage, et je l'ai glissé dans ma poche, bien au fond, pour que jamais il ne parte, et que son souvenir soit toujours aussi chaud et doux à mon coeur ....

23:20 Publié dans Mes grands bonheurs | Commentaires (29) | Tags : mariage, photos, big day, bonheur
06 juin 2010
Retour sur terre
Une semaine plus tard après le grand jour, je me décide enfin à venir écrire ici.
Il y a à la fois tant de choses à dire, et tout à taire. Des moments magiques que je ne pourrais même pas raconter tellement ce serait les trahir que de mettre des mots dessus. De l'émotion, des rires en cascade, des surprises, de la fierté. Des photos par milliers qu'on compulse et qui nous font sourire comme des enfants. Des centaines de merci distribués à la pelle, et qu'on pense sincèrement, profondément, qu'on a envie de dire et de redire, tellement ils prennent toute la place là-dedans, et tellement on se sent redevables de tout ce bonheur qu'on nous a offert sur un plateau.
Et puis, il y a aussi ce sentiment de vide après ces deux années à s'activer autour de cet événement important, ce grand vide qui est difficile à vivre, à combler, qui me colle un peu trop à la peau.
Le mariage, ce n'est pas une finalité en soi, c'est une promesse, c'est un commencement. Alors pourquoi j'ai l'impression d'avoir clos une période de ma vie avec lui, de tourner une page, et de me sentir toute petite face à l'immensité et l'incertitude de ce qui m'attend ? Le contre-coup est rude, ou alors, bêtement, je ne m'y attendais pas, et j'en paye aujourd'hui les frais. J'ai beaucoup pleuré, cette semaine. Voilà, je crois qu'on peut dire que j'ai le wedding blues. Ironique, presque pathétique, non ?
Tout a été tellement chouette, tellement beau, tellement empli d'émotions, tout s'est tellement déroulé à merveille, tout a été comme nous l'avions souhaité, que je me prends en pleine face les lendemains de trop-plein de bonheurs qui, en contrastant trop méchamment avec la veille, font pâle figure et mal au coeur. J'avais tout préparé, tout pensé, sauf ça. Ce sentiment effrayant, tétanisant, de vide intersidéral. Et cette question, omniprésente, presque lancinante : "et alors, la suite ?..." Il va falloir que je me batte de nouveau avec ma peur de l'inconnu, de l'avenir indécis, que j'apprenne encore et encore à lâcher prise sur ce que je ne peux pas contrôler, que je fasse avec ce qui fait le piment de la vie, c'est-à-dire l'inattendu ... Se laisser porter et se faire surprendre, savourer chaque petit rien, ce ne doit pas être si difficile que ça ...
Mais à trop s'investir dans un projet, à trop le vivre et à trop le préparer, le choc est violent quand l'événement arrive à échéance, et qu'on n'a plus rien à préparer, à prévoir, à penser, à projeter, à rêver. Voilà, c'est ça, je vais devoir trouver un nouveau sujet de rêve, de nouveaux projets, de nouvelles envies, après ces longs préparatifs de 2 ans qui ont occupé toute ma tête et mon temps dernièrement. Il faut que je rebondisse, que j'essaye de voir plus loin, que je considère ce qui m'attend comme un champ des possibles plutôt que comme une infinitude qui fait peur.
Et puis il est temps que je me pose des questions importantes, que je remette en cause certaines choses, que je fasse des choix par rapport à la vie que je veux avoir, et que j'assume tout ça. Il est temps que je fasse de ma vie ce que je veux, ou en tout cas que je m'en rapproche le plus possible. Il est temps d'agir. D'y croire bien fort. De vivre. Tout simplement ...
Ce n'est sûrement pas la note que vous attendiez, et comme toujours je me sens un peu idiote de ressentir les choses en décalé par rapport à ce qu'il serait logique de ressentir, mais c'est tout moi ça, je vous livre les choses comme elles viennent, je ne sais pas mentir ...
Je vous prépare rapidement des notes sur le mariage, c'est promis, avec des photos à gogo, quelques anecdotes, et une nuée de doux souvenirs !
See you :)
18:27 Publié dans Mes petits bonheurs, Un peu plus de moa ... | Commentaires (11) | Tags : mariage, bonheur, choc, retour à la vie réelle
25 mai 2010
Toc toc, c'est le 29 mai !
Bon, d'accord, j'ai un peu déserté ici ... Mais ce n'est pas ma faute ... C'est parce que je me marie samedi !
OUI, SAMEDI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Et qu'entre mon nouveau boulot assez chronophage et tous les préparatifs à faire (on ne pense pas comme ça, quand on prépare son mariage depuis 2 ans, qu'il va nous rester une montagne de choses à faire le dernier mois, et que tout va se bousculer d'une manière hallucinante), je n'ai pas réussi à sortir la tête de l'eau plus de 5 petites minutes (et encore, je suis large !).
Je voulais quand même mettre un petit mot ici pour vous remercier de vos commentaires sur la note précédente (personne n'a encore atteint le 3000e commentaire pour l'instant, allez je vous donne un petit indice et je vous confie que vous avez encore un peu de marge), et vous faire un petit clin d'oeil avant le Big Day ! ;)
Je pars tout à l'heure en Seine-et-Marne, pour gérer les derniers détails et organiser le barbecue qui aura lieu vendredi soir et le brunch dimanche matin (donc pas mal de cuisine à faire en perspective !). Car oui, nous on est comme ça : non contents de profiter de nos invités pendant une journée, on a étendu la fête à tout le week-end, comme ça on fait durer le plaisir et on pourra passer (un peu) plus de temps avec tous les gens qu'on aime et qui seront réunis exprès pour nous ! ;)
Merci à vous pour les petites pensées et les messages de soutien, désolée d'avoir un peu disparu de la circulation (notamment sur Twitter et sur vos blogs), mais promis je reviens dans le courant de la semaine prochaine, avec des photos pour les curieuses ;) , et tout plein de choses à vous raconter je pense !!!!
Je check la météo tous les jours, et pour l'instant ça s'annonce pluvieux ... :( Si vous voulez bien priez le Dieu du beau temps pour qu'il vienne faire un tour dans le sud de la Seine-et-Marne ce week-end, vous serez bien charmantes !
En attendant, passez une bonne semaine, profitez du beau temps, faites-vous plaisir, et ayez une petite pensée affectueuse pour moi samedi ...
See you soon ! (et vous aurez même le droit de m'appeler Madame quand je reviendrai !! ^^)

09:08 Publié dans Mes grands bonheurs | Commentaires (18) | Tags : mariage, préparatifs, organisation, grand jour
09 mai 2010
Effervescence
J'ai un peu délaissé cet endroit malgré moi, mais le résultat est le même : ça fait trois semaines que je n'ai pas écrit ici ... (bouh, j'ai honte !!)
Par manque de temps plus que par manque d'envie, rassurez-vous !! J'ai plutôt mille choses à vous raconter que l'inverse mais le temps file à toute allure et j'ai du mal à l'attraper !
Déjà, j'ai trouvé un boulot pour deux mois !! En tant que rédactrice pour un site internet à Lyon ! Le boulot idéal en quelque sorte (enfin pour moi) ! Je suis payée pour écrire, et rien que ça, ça signifie tellement !... Une expérience de plus à mon arc, un maillon supplémentaire dans la longue chaîne qui fera peut-être qu'un jour, j'aurai la sensation d'être à ma place quand je postulerai pour un boulot de journaliste/rédactrice ... et peut-être que ce sentiment d'illégitimité parce que je n'ai pas le BON diplôme ou que je n'ai pas fait une école de journalisme arrêtera de me poursuivre, et que je me sentirai par conséquent plus légère ! ;) Toujours est-il que ce boulot arrive à point nommé pour me redonner un petit coup de boost, pour m'offrir un soupçon de confiance en moi, et pour m'aider à continuer à croire en l'avenir et en ses (bonnes) suprises !!

Par contre, jongler avec le travail et la préparation du mariage n'est pas une mince affaire ! Je manque cruellement de temps (et j'ai mille choses à faire et à penser), mais j'essaye de m'organiser au mieux pour être la plus efficace possible ! Ne m'en voulez pas donc, si je me fais plus rare sur ce blog et sur les vôtres ... Une fois la date du mariage passée (pour ceux qui ne le savent pas encore, c'est le 29 mai ! :D), je pense que je retrouverais un rythme de mise à jour un peu plus régulier ici !
En ce qui concerne le mariage, tout se met en place de plus en plus concrètement, et toute cette préparation n'augure que de bons moments !! (en tout cas on y travaille !!) Et je suis si touchée d'en parler ici et là, et de voir les gens s'enthousiasmer, discuter tenues et organisation avec un plaisir non dissimulé ! Toute cette effervescence et cette bonne volonté qui m'entourent à l'approche du jour J est si précieuse, et représente un vrai moteur pour moi !! J'ai tellement hâte d'y être, je suis toute fébrile quand je vois le décompte s'amoindrir de jour en jour !! Encore 3 petites semaines et on y sera !!!

Jeudi, nous serons le 13 mai. Et ce sera notre anniversaire à mon fiancé et moi, notre anniversaire de couple celui à partir duquel on a décidé d'être des amoureux (si tant est que ce soit quelque chose qui se "décide" ...). Nous avons prévu de passer le week-end à Montauban, dans une adorable chambre d'hôtes, puis de retrouver des amis à l'occasion d'un festival de chanson française formidable qui s'appelle "Alors, chante !" et qui fête ses 25 ans cette année. Je sais déjà que ce week-end va être riche en bonheur, en surprises, en rires, en souvenirs à se créer, en déconne et en bonne humeur ! Il va falloir que je bosse beaucoup en ce début de semaine pour être à jour pour mes articles et partir dans le sud l'esprit tranquille, mais je sais que ça vaut bigrement le coup ! :D
Mardi, j'ai rendez-vous pour mon dernier essayage de robe de mariée avec ma belle-mère, et si tout va bien et que les retouches couture conviennent, je pourrai repartir avec ma beeeeelle robe sous le bras !!!
Tous ces petits signes qui sont la preuve que la date approche à grands pas me font battre le coeur plus fort, si vous saviez !...

Ce week-end, j'étais à Paris pour mon enterrement de vie de jeune fille. C'était grandiose !! Préparé avec soin par mes amies et par ma grande soeur, ça a été un sans faute, un vrai moment de détente, de bonheur et de rires !! J'étais tellement touchée par le soin que chacune a mis à participer à cette journée et à la rendre exceptionnelle, tellement épatée de l'organisation et de leur réactivité à toutes face aux imprévus, tellement ravie d'être là avec elles, simplement, que je ne suis pas encore totalement remise de cette journée de samedi ! J'ai été de surprise en surprise tout au long des différentes étapes de la journée, et à chaque fois charmée par le programme qui me correspondait tellement bien ! J'ai eu le droit à un pique-nique magistral au jardin du Luxembourg, un massage au chocolat en institut, un chocolat chaud et un macaron délicieux à Ladurée, un cours de "comment porter des talons et ne pas avoir l'air ridicule" avec Talons Academy, et une soirée crêpes à Montmartre dans l'appartement d'une amie !! Et pour finir, à quelques invités surprises en fin de soirée, ce qui a donné une drôlement chouette assemblée et beaucoup de bonne humeur ! :D

Autant dire que j'ai passé un week-end mémorable et que j'ai beaucoup ri, et que je ne risque pas d'oublier de si tôt ce moment entre filles !! :D C'était très sympa, et très loin du "traditionnel EVJF" avec strip-teaseur et déguisements ridicules, ce qui était parfait et me ressemblait bien mieux !!
Autrement, les 3000 commentaires arrivent à grands pas, je réfléchis à un petit truc à offrir à la personne qui postera le 3000e ... Restez connectés ! ;)
21:52 Publié dans Mes indispensables, Mes petits bonheurs, Un peu plus de moa ... | Commentaires (20) | Tags : enterrement vie de jeune fille, mariage, week-end parisien, boulot, anniversaire, surprises
19 avril 2010
Un peu de tout et de rien !
Quelques petites nouvelles sous forme de petites brèves (enfin je ne sais pas vraiment faire court, mais je peux essayer !) :
- J'ai passé 8 jours à Paris qui ont été fabuleux !! Ils m'ont fait un bien fou, m'ont permis de décompresser, de régler certaines choses pour le mariage, de voir beaucoup de monde et de découvrir des adresses sympathiques à Paname ! :)

- J'ai eu la chance de rencontrer Mary, Fifi et Amy, et ces demoiselles-là sont aussi chouettes en vrai que sur leurs blogs (j'ai envie de dire plus, même !! ^^) Le passage de l'échange par le biais des commentaires sur les blogs ou par mails à celui de la vraie vie est toujours un peu délicat, un peu impressionnant, et un peu stressant ! Mais tout s'est déroulé pour le mieux et je suis vraiment heureuse d'avoir pu concrétiser ces rencontres qui me tenaient à coeur depuis longtemps !!! :)
- J'ai revu Eré, Fée Clochette, Poleen et Rose (et Elizabeth en tête à tête) et c'était vraiment bon de se retrouver et de papoter, même si ce genre de moments passent décidément toujours trop vite ...

- J'ai loupé Carobine à cause de la grève des trains ! :(
- J'ai passé quelques jours chez mon frère, chez ma soeur et chez mes parents, j'ai fait du shopping avec toute ma clique en souvenir de notre escapade à Port-Louis cet été, à l'île Maurice, pour trouver des tenues pour le mariage !
- J'ai revu mon témoin et sa moitié, ainsi qu'une amie ... Ils ont réussi à braver les grèves de train pour venir me voir en voiture de Rouen, et ça ça fait quand même sacrément plaisir (et les revoir est juste un bonheur sans nom) !... Une journée pleine de rigolades qui passe à vive allure et qu'on a envie de retenir encore un petit peu ...

- J'ai testé le Thé Cool en face du Luxembourg (girly à souhait, !!) le Loir dans la théière dont j'entendais parler depuis longtemps, un super resto de salades à Miromesnil, deux crêperies délicieuses (Crêpes show et la Belle ronde), le Starbucks de Beaubourg, un resto super classe du côté de Volontaires (Le Marcab), j'ai goûté mon premier cheesecake maison (merciiii Gabiiii !), j'ai mangé du camembert pâné avec de la salade et je n'en suis toujours pas remise tellement c'est bon ... ^^ Bref, je me suis ré-ga-lée !!
- A force de charme, je suis rentrée avec ma grande soeur dans la cabine du conducteur du métro et j'ai été impressionnée comme une petite fille pendant les quelques stations parcourues (et puis le conducteur était charmant, ce qui ne gâche rien et a rendu la conversation d'autant plus intéressante !! ^^)
- J'ai trouvé ma robe pour le mariage d'un couple d'amis cet été (elle est rose et elle est belle), et je suis tombée tellement en amour quand Rose me l'a montré en vitrine que je n'ai pas pu résister ! Elle est juste parfaite et idéale pour l'occasion !!
- Je suis passée à Lush 3 fois en deux jours (avec Rose, ensuite avec ma soeur et ma belle-soeur, puis avec mes parents que j'ai converti aisément) ! Et c'est bien simple : je veux et j'exige une boutique Lush à Lyon !!!
- J'ai trouvé ma maquilleuse à domicile pour le mariage et validé l'essai que nous avons faits ensemble ! :)
- J'ai vu l'épisode 16 de la saison 5 de Bones et j'en suis restée sur les fesses ... :O Où comment découvrir un épisode à la fois tellement attendu et si frustrant, et se sentir toute retournée de ce mélange de sentiments contradictoires !! Le coeur qui bat, les larmes qui montent, l'appréhension qui surgit, l'excitation qui s'installe, la peur d'être déçue ... et ce déroulement inattendu, qui laisse un peu sonnée, pleine de questions, triste et euphorique à la fois ! Je dis chapeau aux scénaristes, parce que là ... C'est un épisode de haute-voltige !! Et puis je m'arrête là, car je ne veux spoiler personne ! ;) (mais quand même, fallait que j'en parle !!! Il FALLAIT que ça sorte !!!) (oui je suis trop émotive et je m'identifie énormément aux personnages de série, que voulez-vous, il y a des choses qu'on ne change pas ! ^^)





- J'ai passé le week-end en Haute-Loire, pour fêter les 30 ans d'un ami ... Et c'était BIEN !!! :D ça fait partie de ces moments, de ces rires et de ces discussions qui remplissent, qui comblent les vides et les failles ... et c'est drôlement bon !!

- Les retrouvailles avec mon fiancé ont été repoussées de 2 semaines (à cause de sa mission qui a été prolongé et des soucis d'avions) ... Un mois et demi en tout sans le voir, c'est long ... :( J'espère que le nuage de cendres se sera dispersé dans 2 semaines, pour son retour, car je vais quand même avoir besoin de ma moitié, moi, à un mois du mariage, pour finaliser tous les préparatifs !! :p

- Et justement, désormais, je peux dire que je me marie le mois prochain !!! Non mais vous vous rendez compte ?? Et le stress monte, monte, monte !!! Est-ce que tout sera prêt à temps ? Est-ce qu'on arrivera à tenir nos objectifs, à faire tout ce que l'on souhaite ? Je crois que je commence à réaliser toute la machinerie nécessaire au bon déroulement de cette journée, et j'espère qu'il n'y aura pas de couacs !... La préparation de ce grand jour commence à contenir une certaine dose de stress et des impératifs à gérer rapidement, et pfiouuuu c'est aussi excitant qu'angoissant !! Deux ans pour préparer une journée de fête et de bonheurs, deux années entières ...
(Maman j'ai peur !!!)
Hop là, en espérant que ces petites infos en vrac vous auront intéressés, je vous dis à bien vite !!! ;)
00:36 Publié dans Les copines blogueuses, Mes petits bonheurs, Mes séries favorites, Un peu plus de moa ... | Commentaires (29) | Tags : paris, escapade, bones, mariage, rencontres, blogueuses, famille, amis
14 avril 2010
Remember me ...
Après une semaine à Paris, me voilà de retour pour écrire de nouveau ici !! Il faut croire que l'envie n'est pas tout à fait partie, et j'ai même des idées de notes à vous faire partager, et plein de choses à vous raconter ... ;)
Il y a des films qui nous attirent, comme ça, qu'on a envie de découvrir avant même de voir la bande-annonces, juste en prenant connaissance du casting, ou en passant devant l'affiche du film dans le métro. On sait d'avance qu'on aimera, on a ce pressentiment en tête, et on a envie de vérifier qu'on ne s'est pas trompé, qu'on a vu juste sur ce coup-là !
Et pour Remember me, ça n'a pas loupé !! ça n'était pas ce à quoi je m'attendais en fait, mais ça m'a beaucoup plu, et complètement emportée pendant presque 2h ! Ce n'est pas une comédie romantique, on en est loin même. ça tire plutôt du côté des films indépendants au niveau de l'état d'esprit, et ça tient plus du drame qu'autre chose. Si le jeu de Robert Pattinson reste discutable en tant qu'Edward dans Twilight, on lui donne ici l'occasion de faire ses preuves et de montrer qu'il n'est pas un acteur mono-expressif , et c'est une très bonne chose !! Le couple qu'il forme avec Emilie De Ravin est touchant et sonne juste, et j'ai aimé découvrir la jolie Claire de Lost dans un autre rôle.


Les personnages secondaires sont également formidables, je pense à Pierce Brosnan en père trop peu présent, et à l'adorable Ruby Jerins en petite soeur surdouée ! Ces histoires de famille, ces blessures et ces fêlures qui hantent les personnages de l'histoire font de Remember me un film bouleversant, pudique, inattendu. La relation que Tyler (Robert Pattinson) entretient avec sa petite soeur est magnifique, très poignante, et joliment évoquée.



Je me suis laissée porter et surprendre par le film, du début à la fin, et je n'en ai été que plus émue !!
Le film raconte à différents moments la fragilité de la condition humaine, et nous met régulièrement devant le fait accompli que notre vie est bien peu de choses. J'ai trouvé qu'il évitait les clichés, les facilités, qu'il parlait de la vie brute, comme elle est, comme nous la vivons. Et c'est en ça que ce film est déstabilisant et bouleversant : il parle de choses vraies, de difficultés réelles, des traumatismes du passé, d'histoires universelles vécues d'un point de vue personnel.


Dans ce rôle bien loin du personnage torturé d'Edward (bien que Tyler soit torturé aussi, mais d'une autre façon, d'une manière impulsive, coléreuse, fougueuse, celle de la jeunesse et des idéaux pour lesquels on se bat), Robert Pattinson nous montre qu'il n'est pas qu'un acteur à midinettes. Si vous êtes restées jusqu'ici insensibles à son charme, pas sûre que vous pourrez en dire autant après ce film ! ;) En tout cas, moi je me suis complètement laissée séduire par le bonhomme ... (je vais faire de beaux rêves cette nuit, d'ailleurs !! ^^)


01:24 Publié dans Mes sorties ciné | Commentaires (16) | Tags : remember me, robert pattinson, emilie de ravin, drame
28 mars 2010
Continuer, ou partir.
Je ne me fais pas très présente ici en ce moment, vous en conviendrez. J'ai déjà été plus prolixe et volubile sur vos blogs également. Je crois que l'envie est en train de s'amenuiser ...
Et pourtant, presque 2 ans que j'ai rejoint la blogosphère en ouvrant mon blog au public, 2 ans que j'ai commencé à vous lire ici et là, 2 ans que je vous confie ici mes états d'âme. J'aime tellement écrire ici, lire vos commentaires et vos réactions, échanger avec vous, vous découvrir ... Et pourtant j'ai un petit quelque chose d'amer au fond de la bouche, comme si j'avais trouvé ici beaucoup de belles choses, mais aussi des déceptions. Je ne sais pas trop comment expliquer cela mais ... je me pose des tas de questions. Quand j'ai commencé à écrire sur ce blog, je savais, clairement, que ce ne serait pas éternel. Que le monde des blogs se rattacherait à une période de ma vie, mais pas à toute ma vie. Qu'il faudrait prendre tout le bon de cette expérience, et envoyer bouler les mauvaises rencontres ou les méprises au loin. Je le savais. Et il y a encore peu, je ne me sentais pas le goût d'arrêter, ni la volonté. Cela étant, même si j'ai une idée ou deux de notes dans la tête, l'inspiration est en train de manquer, de s'amoindrir. J'ai l'impression de me répéter, de ne parler que mariage, chômage, projets mis en pause, de me plaindre à longueur de temps, et d'avoir fait le tour de ce que j'avais à dire, finalement. Je ne sais pas si cette sensation est fugitive, ou si elle est bel et bien là, complète, entière, déterminée à me faire prendre conscience de quelque chose. Je ne sais pas si je vais arrêter d'écrire ici, ou recommencer de plus belle. Je voudrais changer la déco, la mise en page, repartir sur du neuf, sur quelque chose de simple, de moi. Ou bien m'arrêter là ?...
Et si j'adore répondre à vos commentaires et constater parfois les discussions passionnantes que cela suscite, ces derniers temps je suis fatiguée de prendre un temps infini à répondre à chacun d'eux en détails, et je finis par ne plus trouver l'envie de le faire, et je culpabilise. Et je veux que ce blog reste un plaisir, une distraction, un petit bonheur de tous les jours, un lieu d'échange, un endroit cosy où il fait bon s'arrêter, mais surtout surtout pas, qu'il devienne une contrainte.
En fait, je ne suis plus sûre d'avoir encore de belles choses à vous offrir. J'ai peur d'arrêter, et en même temps je ne sais pas quoi faire d'autre. Peut-être que je vis trop dans ma bulle, et que ce serait bon pour moi de me détacher un peu de ce monde des blogs (mais je sais que ça me manquera, extrêmement). Sauf qu'un jour ou l'autre, il faudra s'en détacher. Je n'écrirai pas ce blog jusqu'à mes 80 ans (encore que l'image est belle, mais vous voyez ce que je veux dire !). Alors quoi ? C'est juste une petite crise passagère, pour vous demander de me supplier de rester en flattant mon tout petit égo ? Je ne crois pas, non. C'est juste un vrai doute, qui s'installe et me questionne, et dont j'avais besoin de vous parler, simplement. Demain sera peut-être de ces jours où tout s'éclaire et devient limpide, et j'effacerai peut-être cette note sans queue ni tête en faisant comme si de rien. Ou peut-être pas.

19:35 Publié dans Mes doutes | Commentaires (20) | Tags : blog, blogosphère, pause, fin ?
19 mars 2010
Confidences
Taguée par Mary, je m'exécute :
Un signe particulier : Mon rire. Je ne ris pas tous les jours à gorge déployée, mais quand je ris vraiment, pleinement, que je me marre comme une baleine, tout le monde le sait. J'ai conscience que ça peut gêner certaines personnes, parfois. C'est idéal pour se faire remarquer, c'est sûr. J'essaye d'être plutôt discrète au cinéma pour ne pas trop déranger les autres (cela dit, à l'avant-première de l'Arnacoeur, je n'ai pas pu m'en empêcher, c'était tellement drôle !! Mais la salle était pleine et riait de bon coeur, donc c'est passé plutôt discrètement !). Une fois, j'étais au resto avec des amis, et l'idiot qui me sert de témoin a fait référence à une blague faite plus tôt, et ça m'a fait hurler de rire (mais vraiment le bon gros fou-rire difficilement contrôlable). Et là, tous les clients présents dans le restaurant se sont mis à applaudir !! (mon rire communicatif vaut bien ça). Je crois que ça fait entièrement partie de ma personnalité, cette façon de rire. D'ailleurs on rit tous comme ça dans ma famille (surtout mon frère et ma mère), de ce même rire qui ressemble à des hoquets mis bout à bout. J'ai plutôt un rire grave, et un de mes amis tire plus sur l'aigu quand il rit. Quand on se met à rigoler ensemble, c'est comme si on se répondait, le rire de l'autre nous fait rire inexorablement, et ça se transforme ainsi en concert de rires, c'est grandiose ! Moi je vous dis, ça va être folklorique au mariage !! :D

Un mauvais souvenir : Entendre mon père au téléphone m'annoncer le décès de mon grand-père. C'était inattendu, c'était brutal, et j'étais à des centaines de kilomètres de chez moi, de ma tribu, des miens. Mon fiancé était en déplacement dans le Nord. Ce jour-là je m'en suis voulue d'être partie vivre à Lyon, vraiment voulue. Je me suis sentie toute petite, toute seule. Heureusement, j'ai eu la chance d'avoir une amie avec moi ce soir-là, et je ne sais pas comment j'aurais fait sans ça.
Je crois que ce mauvais souvenir est au moins aussi horrible que le jour où j'ai appris par sa petite voix fluette et bienveillante, au téléphone, que ma grand-mère avait un cancer. Cela faisait plusieurs mois qu'elle avait des soucis de santé sans que les médecins ne sachent de quoi il retournait, et ça devenait insupportable pour elle et pour mon grand-père, et pour nous aussi, bien sûr. Voir souffrir et aller de mal en pis quelqu'un qu'on aime, c'est juste terrifiant. Mais avec ce diagnostic, nous mettions un mot sur le mal qui la rongeait, un mot qui rimait avec chimiothérapie, souffrance, dégradation. Cela déclarait officiellement que c'était grave, que oui, il y avait lieu de s'inquiéter, et de pleurer. A l'hôpital, elle m'avait dit, le sourire fragile et sa main si douce dans la mienne, qu'une fois qu'elle aurait traversé tout ça, on ferait une grande fête tous ensemble, avec notre tribu réunie, pour se réjouir de sa guérison. Quelques mois plus tard, elle faisait un AVC, et ne reconnaissait plus ses enfants : elle était déjà partie, ma petite mamie de 72 printemps. Et elle laissait mon grand-père tout seul, malheureux comme les pierres ... Il lui a survécu une poignée d'années, avant de passer l'arme à gauche lui aussi, incapable de vivre sans elle.
Les souvenirs comme ça, ils restent ancrés à l'intérieur, ils grattent comme des plaies mal cicatrisées de temps en temps. Mais de ce malheur, je retiens une chose, une seule chose : c'est que l'amour, c'est ça, c'est exactement ça, et vivre plus de 50 ans ensemble avec toujours la même flamme et la même envie, c'est possible. J'en ai eu l'exemple parfait sous les yeux pendant des années. (Et je ne peux pas m'empêcher d'être émue quand je vois un couple d'adorables petits vieux se donner la main dans la rue, c'est comme ça.)

Un trait de caractère : Je suis une indécrotable romantique ! J'ai beau avoir eu une adolescence mouvementée, vide de relations amoureuses à en pleurer puis remplie d'une relation "amoureuse" très nocive, j'ai toujours eu une foi inébranlable en l'amour. Pour moi, c'est ce qui fait tourner le monde, c'est ce qui fait qu'on ne devient pas tous fous, c'est ce qui vaut le coup dans cette drôle de vie chaotique. Et quand je parle d'amour, je parle de toutes les formes d'amour bien sûr : celui qui nous rattache à notre famille, à nos amis, à notre Amour. J'ai de la chance car je suis tombée sur un amoureux qui adore se surpasser en me faisant des surprises épatantes, décorant ma minuscule chambre d'étudiante de pétales de roses pour mon anniversaire, me kidnappant à Rome pour me demander en mariage, m'emmenant choisir un petit chat à 1h de route chez des particuliers pour me consoler d'un entretien universitaire râté ... Il se débrouille toujours pour m'étonner encore et encore, malgré les années qui passent et le fait que je le connais par coeur. On s'est drôlement bien trouvés tous les deux, parce que ces petites attentions que l'on se porte, quotidiennes ou exceptionnelles, sont autant de petites pépites de bonheur qu'il fait bon découvrir et capturer l'espace de quelques instants. Ainsi, quand on croit si fort en l'amour, et qu'on a tout autour de soi des modèles de vie épanouissante à deux, comme mes grands-parents ou mes parents, mes oncles et tantes, mon parrain et ma marraine, c'est la suite logique de penser au mariage comme à une union importante et sacrée, à laquelle on rêve depuis bambine (et qui pour moi va bientôt se réaliser) ...

Un souvenir d'enfance : Ce n'est pas vraiment un souvenir, mais ma mère m'a raconté l'anecdote tellement de fois que c'en est devenu un, avec le temps. Quand j'étais gamine, je prenais le bain avec mes barbies. Ma mère me laissait jouer dans le bain tranquillement un petit moment, et puis elle me lavait. Du coup j'adorais le bain, c'était un terrain de jeux pour moi ! Une fois, ma maman, constatant que la pratique était récurrente, me demanda : "Mais pourquoi tes Ken et Barbies sont toujours tout nus ?" (sous-entendant qu'ils avaient aussi des maillots de bain et des supers bikinis pour se baigner). Et là, je l'ai regardé, comme si elle me prenait pour une idiote, et je lui ai rétorqué, le verbe haut : "Ben parce qu'ils font l'amour, tiens !" (J'avais 3 ou 4 ans, oui oui).

Un de mes défauts : Héhé, pas facile de n'en trouver qu'un seul quand une tripotée de mots vous viennent en tête !! :D Je pourrais dire bordélique, pas assez sûre de moi, timide, gourmande, exigeante, angoissée ... Mais ça vous le savez (ou avez pu le deviner en me lisant). Il y en a un autre dont mon fiancé profite aisément : je suis une grande froussarde ! Je sursaute (ou même crie) pour un rien. Forcément, me faire peur est un jeu d'enfant et mon Doudou s'en amuse follement !! Tous les moyens sont bons pour me faire faire des bonds, et en général je ne marche pas, je cours !! Tant et si bien que je pense que Leeloo est devenue peureuse à mon contact (faut dire que si je me mets à sursauter quand elle est en train de me faire un câlin par exemple, elle prend peur aussi, forcément) ! Parfois je suis dans le lit, assise en train de bouquiner, et elle à mes pieds, on entend un gros bruit toutes les deux (genre un volet qui claque), et on sursaute en même temps, de concert !! :D (Dixit une fille qui est en train de dévorer en ce moment les épisodes de "Supernatural", oui oui, mais le pire c'est que j'adore me faire peur en fait !!)

Un film bonne mine : Good morning England ou Little Miss Sunshine ! Ils font partie des films que j'adore car ils me font à la fois rire et pleurer. Ils me divertissent mais pas bêtement, car ils me font aussi réfléchir et revoir sur certains points mon état d'esprit, ma façon de penser. Après avoir vu un de ces films, j'ai le sourire vissé aux lèvres un bon moment, comme si l'enthousiasme et l'espoir des personnages déteignaient sur moi, et j'adore cette sensation d'avoir le coeur bien rempli à la fin d'un de ses visionnages. C'est tellement bon !! :)

Un ou une meilleure amie : Je me suis longtemps raccrochée à ce terme de meilleur(e) ami(e) comme à une bouée de sauvetage ! J'en ai eu une à la fin du collège avec qui c'était très intense, très fusionnel (tellement fusionnel qu'on a partagé le même copain), donc je crois que le concept-même de meilleure amie ne m'a pas franchement réussi (et je ne parle pas de celle qui, en 5e, a réussit à retourner tout notre groupe d'amies contre moi en balançant des mensonges à mon sujet, ce qui m'a permis de passer quelques mois à manger en solitaire et à me sentir la paria du collège). Maintenant j'essaye de me détacher de ce terme un peu réducteur et trop possessif, même si je sais que malgré moi, ces dernières années, j'ai toujours été plus ou moins à la recherche de quelqu'un qui pourrait répondre à cette dénomination. Toujours est-il que je vois désormais l'amitié comme quelque chose qui n'est pas exclusif, et qui peut prendre des traits très différents d'une personne à l'autre, et c'est ce qui est chouette. Avoir des amis avec des caractères, des métiers et des objectifs différents, être entourée de cette mixité, de ce regard autre, mais que ce soit toujours des gens intéressants, avec un état d'esprit et des valeurs qui rejoignent les miennes (parce que ça, c'est très important). Et je dois dire que je suis plutôt très bien entourée de ce point de vue là !! :)

12:35 Publié dans Un peu plus de moa ... | Commentaires (22) | Tags : tag, souvenir, caractère, films
09 mars 2010
De bric et de broc
En ce moment, c'est l'effervescence. Autour de moi, dans ma tête, dans mon coeur : partout. Il se passe tant de choses que je ne suis pas sûre de tout assimiler, mais peu importe. J'aime bien mieux ça au sentiment de vide intersidéral qui me saisit parfois la nuit venue, et qui me décourage.
J'avais commencé à regarder Supernatural un peu par hasard, pour en avoir entendu parler de loin. D'abord, c'était pour me changer les idées et ne pas retomber dans des séries trop réalistes et dramatiques, afin d'éviter les questionnements dont j'avais justement envie de sortir. Je me suis dit que l'alliance "beaux garçons" et "surnaturel" serait parfait pour passer un bon moment, pour me déconnecter, pour penser à autre chose que mon quotidien, et être transportée dans un univers rien qu'un peu éloigné de la réalité. (Et puis mon passé de fan de Buffy contre les vampires ne devait pas être étranger à l'affaire !! ^^ ).

Et finalement, je me suis laissée prendre tranquillement au jeu. J'ai fini la fin de la saison 1 pleine de questions, déchirée par le suspense, impatiente de connaître la suite, et la saison 2 est déjà entamée : je me régale. J'aime découvrir petit à petit que cette série est bien plus profonde qu'elle n'en a l'air au premier abord, plus touchante et plus drôle qu'elle n'y paraît ! Je suis séduite (comment ne pas l'être avec deux frères aussi charmants l'un que l'autre ?? Remarquez, Jeffrey Dean Morgan en papa n'est pas mal dans son genre non plus, depuis son rôle dans Grey's de toutes façons je suis charmée !), vraiment séduite. Ce n'est peut-être pas le coup de foudre coup-de-poing que j'ai eu pour Bones ou pour Felicity, mais c'est tout de même quelque chose, et cette série fait clairement partie de mes réjouissances de ces dernières semaines !! Si vous avez l'occasion de vous plonger dedans, si vous aimez avoir peur et ne craignez pas le côté fantastique de la série, alors tentez votre chance, vous risqueriez de vous retrouver pris au piège, comme moi !! ;)

J'ai pas mal lu ces derniers temps également, notamment un livre qui m'a beaucoup remuée : Soeurs d'un été, de Judy Blume. Je l'ai littéralement dévoré, m'y suis retrouvée totalement, ai revécu des périodes de mon adolescence à travers les personnages de Caitlin et de Vix (surtout Vix !!) ... Je me suis revue gamine, à vouloir à tout prix prouver que je n'en étais plus une, indécente de naïveté et avide de sensations fortes. J'ai refait mon parcours d'enfant à ado puis d'ado à jeune femme, m'arrêtant sur les creux, les vides, les fêlures, les traumatismes que l'on n'ose pas nommer car les mots sont trop forts, alors que ce sont les bons, malheureusement. Autant dire que ce livre parle de l'adolescence avec une telle justesse que c'en est parfois blessant, de se retrouver ainsi transportée des années plus tôt, en plein dans ces moments charnières qui marquent une vie. Si je garde un souvenir très bon de "la Mousse-manie" et de "Tiens-toi droite" du même auteur, tous les deux lus quand j'étais petite, "Soeurs d'un été" m'a complètement chamboulée, moi, la Zou de 24-ans-bientôt-25 ... Je ne saurais l'expliquer, ou seulement par cette justesse de ton et cette perspicacité dont je vous parlais juste avant ! Mais si vous avez l'occasion, lisez-le, pour moi c'est un très joli roman d'apprentissage !!



J'ai pu constater dernièrement que les candidatures spontanées ne marchaient pas franchement mieux que les réponses aux offres d'emploi ... La réponse est la même, toujours : "notre équipe est au complet, nous vous recontacterons si une opportunité se présentait" ... Parfois, je me demande bien quand mon tour viendra. D'autres fois, je me dis que ça ne va plus tarder, que je n'ai jamais été aussi proche. Comme un bon pressentiment. Mais il ne faudrait pas non plus qu'il tarde trop à se réaliser ... Au moins, j'ai l'avantage de savoir de plus en plus clairement ce que je veux, et ce que je ne veux pas pour ma future vie professionnelle. ça se dessine. Il ne reste plus qu'à trouver les fondations pour construire tout ça ! Et puis si quelques personnes croient résolument en moi, c'est qu'il y a matière à faire quelque chose, et à devenir quelqu'un dont on peut être fier, non ? :) C'est pas facile tous les jours, mais je m'accroche bec et ongles, je m'accroche, promis, et je sais que le vent va tourner en ma faveur, je le sens, vous voyez ?

Une semaine en région parisienne se profile début avril, j'en suis tellement ravie !! Il reste encore beaucoup de choses à organiser, de rendez-vous à caser, de retrouvailles à prévoir ... Mais j'ai déjà hâte d'y être !!! :) Retrouver certaines d'entre vous, en rencontrer d'autres, mettre des prénoms sur des bouilles sympathiques, oublier sa timidité, et découvrir avec plaisir EN VRAI (!!) des blogueuses que je suis -pour certaines- depuis bien longtemps ... Cette petite parenthèse me fera le plus grand bien, pour sûr !!
Dans moins de 2 semaines, mon Doudou va repartir pour la Réunion, en déplacement, pour son boulot. Un mois entier. J'appréhende et je me prépare en même temps. Je me suis rendue compte que quand il n'était pas là, pendant ses longs déplacements, j'apprenais à vivre seule. Ce que je n'ai jamais vraiment eu la possibilité de faire avant, passant de chez mes parents à la vie en couple avec mon ex, repartant ensuite chez mes parents, m'installant à Lyon dans ma chambre d'étudiante de 9m² dans laquelle je dormais finalement avec mon fiancé (j'ai du passer seulement 2 nuits dans l'année seule dans cette petite chambre !) ... Je crois que c'est bien, finalement. ça me prouve que je peux parfaitement vivre seule, m'occuper de moi-même, m'organiser, vivre à mon rythme, prendre soin de moi, être autonome et indépendante. J'aime ces moments de solitude, de face-à-face avec moi-même. Et j'aime le retrouver après un long moment d'absence, car alors j'ai l'impression que sa bouche est encore plus douce, et que ses baisers ont une autre saveur, plus intense ... Comme si je le redécouvrais, avec surprise et enchantement. Comme si nous nous rencontrions de nouveau pour la première fois, et que tout restait encore à écrire ...

01:03 Publié dans Mes goûts, Mes livres de chevet, Mes séries favorites, Mes sorties ciné | Commentaires (11) | Tags : supernatural, judy blume, soeurs d'un été, adolescence, abandon, une éducation, chômage, espoir, blogueuses
02 mars 2010
Pieces of the people we love
J'aime les longues conversations téléphoniques.
J'aime quand les choses sont dites, même celles qu'on voulait garder pour soi, qu'on se faisait un devoir de taire, pour ne pas déstabiliser l'autre ou l'influencer ou la peiner. J'aime qu'on n'aie pas de secret, que tout, absolument tout puisse être dit (même les choses qui font mal). J'aime (re)découvrir qu'elle et moi on a les mêmes failles, cette même peur d'être abandonnée, oubliée, laissée pour compte, jetée au bord du chemin. J'aime pouvoir la rassurer là-dessus, et être infiniment touchée par le fait qu'elle puisse autant être chamboulée par des doutes sur ce qui me semble être, à moi, une évidence.
Parce qu'il y a des évidences qu'on sait par coeur, qui prennent toute la place, mais qu'il faut tout de même rappeler à l'autre de temps en temps, pour lui prouver que rien n'a changé, et que non, on n'a pas prévu de partir, ni aujourd'hui ni demain ni jamais.
J'aime les discussions comme ça parce qu'on se met à nu, on dit les choses comme on les ressent, on comprend, certaines choses s'éclaircissent, et même s'il y a des pleurs, au final ce n'est que du positif, une avancée, un pas de plus pour aller mieux. J'aime la communication, cette volonté de partager, d'écouter, de comprendre, d'avancer, de se libérer parfois.
J'aime j'aime j'aime, et j'aime savoir que je sais où sont les personnes qui comptent, celles qui sont là et qui seront là, que je sais les distinguer des autres, et que je suis la plus chanceuse du monde d'avoir ces personnes-là à mes côtés, ce cercle si restreint d'indispensables.
J'aime cette sérénité qui s'empare de moi, ces projets qui fourmillent dans ma tête, ces envies en pagaille, ce pressentiment que tout va bien aller, finalement. "Tu vas voir", j'ai envie de me dire. L'espoir est revenu avec son grand vent de légèreté, de positivité, de renouveau. Certaines choses se concrétisent, d'autres ne demandent qu'à grandir, qu'à se développer, qu'à évoluer. Et certaines blessures arrivent presque à se refermer, la cicatrisation est en cours, j'y passe de la pommade tous les soirs.
Il ne manque plus qu'à prendre toujours plus confiance en moi (le chemin est long, je le sais, mais je peux y arriver). A cesser de me comparer aux autres, bêtement, parce que c'est toujours me rabaisser, au fond. A être toujours plus moi-même, dans mes convictions, mes idées, mes principes, mes envies, mes bêtises, mes passions, mon romantisme exacerbé, ma folie, mes coups de gueule et mes imperfections on ne peut plus humaines.

21:23 Publié dans Mes indispensables | Commentaires (11) | Tags : amour, amitié, ceux qui comptent par-dessus tout
25 février 2010
De l'étrangeté des discussions nocturnes quand on est un couple un peu fantaisiste
Parfois, la nuit, alors qu'il dort depuis une heure et que je lis tranquillement à côté de lui dans notre lit, mon fiancé me fait des drôles de blagues, malgré lui. Quand je lui demande doucement, pour ne pas le réveiller brutalement, s'il peut se tourner pour que je me love dans ses bras, il me répond, encore tout endormi, mais sûr de lui : "Je peux pas, je dors sur le canard".
Cette semaine, il m'a dit dans son sommeil "Mais il faut qu'on écrive cette lettre !!", je lui réponds, surprise : "Qu'est-ce que tu racontes mon doudou, tu dors !", et lui de rétorquer : "Mais non, il faut qu'on écrive la lettre, je te dis !!". Un peu plus tard dans la nuit, endormie profondément moi aussi, je lui dis qu'il faut qu'on se dépêche, qu'on est en retard, et il me répond "Mais tu dors ma chérie", et là je commence à me mettre en colère et à lui dire "Me prends pas pour une conne, c'est toi qui me parlais de lettre tout à l'heure dans ton sommeil, je m'en souviens très bien, sauf que là je ne dors pas, je suis complètement lucide et consciente, et je te dis qu'il faut qu'on y aille, bordel !!!" (oui je suis vulgaire dans mon sommeil quand je suis en retard)
Encore mieux ! Cette nuit, je l'entends se lever, et quelque chose me semble bizarre, donc je lui demande, étonnée, "Mais pourquoi tu te lèves ?", il me répond que c'est l'heure, qu'il doit aller au boulot, je lui réplique que le réveil n'a pas encore sonné, qu'il peut rester encore un peu au lit. Et lui m'assure que "Non, non, faut que j'y aille, rendors-toi". Il file à la salle de bain, et je me tourne vers le réveil, sentant comme une incohérence là-dedans... En effet, l'horloge indique qu'il est 2h !! Je me lève donc et me dirige dans la salle de bain pour lui dire qu'on est en plein milieu de la nuit et qu'il peut encore dormir 4h30, le bougre !!
Voilà comment je me retrouve souvent, en pleine nuit, à rire comme une perdue des extravagances de mon chéri (et des miennes un peu, aussi, parfois).
(A part ça, on est un couple très équilibré et sain d'esprit)
15:31 Publié dans Mes rêves | Commentaires (36) | Tags : rêve éveillé, discussion nocturne, n'importe quoi
19 février 2010
Ma maison du bout du monde
Je ne vais pas tarder à partir rejoindre mon fiancé à la sortie de son boulot, et ensuite, roulez jeunesse : direction ma maison dans les bois, les sourires à la pelle de mes parents, les petites attentions affectueuses, les moments en famille où il fait bon rire et se moquer tendrement ! Encore un week-end bien chargé en perspective, avec une journée de préparation au mariage avec d'autres couples (le fiancé appréhende, je ne vous dis que ça ! :D Moi ça m'amuse, et puis j'aime bien rencontrer des gens nouveaux !!), les anniversaires de début d'année à fêter (on se croirait presque à Noël : mon père, ma mère, ma soeur, mon beau-frère et ma belle-soeur vont souffler leurs bougies !! Mon frère, mon fiancé et moi seront les seuls à ne pas avoir de cadeaux :( ... Oui oui, plaignez-nous !!) !
Je pensais avoir trouver une maquilleuse pour le jour J, et finalement mon plan est tombé à l'eau ... Alors je fais appel à vous, blogueuses de l'ombre ou lectrices assidues, si vous avez des adresses ou si vous connaissez des maquilleuses à domicile qui sont prêtes à venir se perdre dans le Sud de la Seine-et-Marne, n'hésitez pas à me le dire et à me faire passer leurs coordonnées !! Mine de rien il est temps que je trouve quelqu'un, car il faut quand même faire des essais avant le jour J (ce qui n'est pas forcément évident à caser pour moi qui habite Lyon désormais !).
Je me plais à rêver de notre voyage de noces en Nouvelle-Calédonie (les prix des hôtels font beaucoup moins rêver, étrangement !! ^^), les devis tombent et il va falloir prendre des décisions ... J'ai hâte que cela soit bouclé, arrêté et définitivement validé, que tout se concrétise, et que l'on soit tranquilles de ce côté-là (déjà savoir si on sera obligés d'emprunter serait pas mal !) ...
Désolée pour cette courte note écrite rapidement (mais voilà, j'avais envie de vous faire un petit clin d'oeil quand même !) ...
Passez toutes et tous un bon week-end (et plein de courage à ceux et celles qui travaillent !!) :)
16:33 Publié dans Mes indispensables | Commentaires (18) | Tags : ma maison du bout du monde, week-end, relâche, famille
15 février 2010
Méli-mélo
Quelques petites nouvelles, en vrac ...
* Ce week-end nous a permis de régler plein de petites choses par rapport au mariage, des détails plus ou moins importants mais sur lesquels il faut cependant s'arrêter et se décider ! La déco va être fabuleuse, ma belle-mère et la tante de mon fiancé travaillent d'arrache-pieds dessus et elles font des merveilles, aidées par d'adorables lutins !! Tout commence à se dessiner avec précisions, j'imagine le jour J de plus en plus concrètement ... Et puis j'ai fait mon premier essai coiffure ce week-end, et si je ne peux pas vous dévoiler exactement de quoi il retourne (fiancé oblige !), je peux vous dire que c'est joli, simple et que ça me correspond vraiment. Et voir mon reflet dans le miroir, coiffée ainsi, m'a complètement transportée et emmenée le jour J, entourée de tous ceux que j'aime, dans cette belle robe rouge, et avec à mes côtés l'homme qui me rend heureuse. Evidemment, l'émotion était plus que présente avec ce voyage dans le temps !! Je me suis rendue compte à quel point tout allait passer si vite, et quel bonheur m'apportait cette préparation ... Même si les questions et les soucis se font souvent entendre, organiser ce grand jour à deux et y mettre tout notre coeur, notre imagination et nos envies, c'est vraiment quelque chose d'excitant, qui nous plonge dans une douce euphorie !...

* Je suis en train de faire mes chaussures pour le mariage à la maison depuis quelques jours, et les talons ne sont décidément pas mes amis !!! Je souffre, disons-le clairement ! Je souffre d'autant plus que mon voisin du dessous, frustré de base et imbécile notoire, est venu râler l'autre jour pour me demander d'enlever mes talons ! Je lui ai expliqué que j'étais désolée mais que je faisais mes chaussures pour le mariage, et que pour cela j'étais obligée de les mettre à la maison ... Je lui ai fait remarquer que pour déranger le moins possible, je ne les mettais que la journée justement. Sauf que monsieur travaille chez lui et ça le dérange ... J'ai donc réussi tant bien que mal à lui soutirer le droit de mettre mes talons entre midi et 14h, pendant son temps de repas ! Ce qui fait que je m'exerce à marcher avec mes chaussures le midi seulement, et le reste du temps je ne les mets pas ou je marche sur la pointe des pieds pour ne pas faire de bruit (un comble !!). Je me demande quand même si je vais mettre les chaussures que j'ai prévu initialement (7 ou 8 cms de talons) ou me rabattre sur la paire que j'ai prévu de mettre le soir, plus confortable (4 cms de talons). Evidemment, les premières sont bien plus jolies (mais je ne tiens pas avec bien longtemps, elles me font mal très rapidement), et les secondes plus communes, mais je me dis de plus en plus que le confort c'est super important ce jour-là, et si je n'en profite pas à fond pour cause de pieds traumatisés, ce serait dommage !! Et puis je me connais, si ça arrive, je vais me focaliser là-dessus, et ne plus penser qu'à mes petons martyrisés ! Il faut bien préciser que je ne porte JAMAIS de talons, donc même les 4cms risquent de me faire un peu mal au bout de quelques heures, alors pourquoi tenter le diable avec le double de talons ??

* En ce moment, je lis "Contes à guérir, contes à grandir" de Jacques Salomé, offert par ma Rose. Je me retrouve dans tellement de situations, tellement de blocages, tellement de traumatismes enfouis ... J'ai compris certaines choses sur moi, sur ma construction, notamment que j'ai du malgré tout être affectée par le fait qu'avant que je vienne au monde, mes parents avaient décidé d'adopté un petit africain. La procédure d'adoption était en cours depuis 2 ans, et je suis arrivée sans crier gare, alors qu'on ne m'attendait plus, ce qui a annulé l'adoption. Je pense que j'ai porté longtemps en moi la culpabilité d'avoir pris la place de quelqu'un d'autre. Et mon handicap n'a pas du aider, dans le sens où j'ai imposé à mes parents beaucoup de soucis, de nombreuses opérations coûteuses, des inquiétudes supplémentaires ... Ma culpabilité n'en a été que plus vive, j'imagine. Aujourd'hui, j'essaye de faire la paix avec tout ça. En parler est déjà une forme de guérison, car le sujet est resté de longues années tabou, comme refoulé. Désormais j'arrive à en discuter et à m'en détacher. J'avance, pas à pas.

* J'ai postulé à un job juste parfait pour moi, dans le Sud. Deux semaines déjà, et je n'ai toujours pas eu de réponse. Le site du pôle emploi indique que le recrutement est en cours. C'est bête, mais je mettais beaucoup d'espoir dans cette candidature, pour une fois je la sentais bien, je la sentais faite pour moi, c'était évident, logique, tangible. Je m'y voyais vraiment. Et pour l'instant, même pas l'ombre d'un entretien ... ça va faire 6 mois que je suis au chômage, et cette constatation est déprimante au possible. J'essaye de me dire que ce n'est pas moi qui coince, que ça va se décanter, qu'on va me donner ma chance, que je la mérite. Mais j'y crois un jour sur deux. Enfin, je me sers de ce temps qui m'est imparti pour réfléchir à ce que je veux vraiment faire de ma vie professionnelle et à ce que je ne veux pas. Je crois que ça se clarifie dans ma tête. Même si du coup je m'éloigne un peu de mon domaine d'études, et que je m'enfonce dans un domaine où je n'ai encore pas totalement fait mes preuves ... Wait and see ...

* La semaine dernière, j'ai eu mes jours noirs, mes jours "grosse déprime latente", les jours où rien mais alors vraiment rien ne va. Je me sentais incapable, triste, inutile. Et puis certaines personnes trouvent les bons mots, les bons électrochocs, et tout repart avec légèreté. J'ai mille choses à faire qui m'attendent, mille envies et mille bonheurs à préparer !! Le sourire est revenu, la plume s'est mise à réécrire, les projets fourmillent, les idées sombres se sont fait la malle, et j'ai rangé mes vilaines peurs au placard. Et puis, allez savoir, peut-être est-ce la Saint Valentin et son fourmillement de bonnes intentions, mais je me sens plus amoureuse que jamais ... Je crois que j'ai compris certaines choses, que j'ai arrêté de me focaliser sur d'autres. Que nos 5 ans d'amour qui se profilent dans 3 mois, même s'ils ont parfois été chahutés ou compliqués, sont la preuve qu'on n'est pas ensemble par hasard, qu'on en a fait du chemin, et que le bonheur à deux se cueille tous les jours, dans une attention, un sourire, un coup de fil, un éclat de rire ou dans les nombreuses promesses de nos projets à venir ...

15:21 Publié dans Un peu plus de moa ... | Commentaires (22) | Tags : mariage, coiffure, talons, travail sur soi, traumatismes, boulot, bonheur
06 février 2010
Ecrire, c'est quoi pour moi ?
Ecrire ...
Voilà un verbe qui me parle, un verbe qui m'interpelle, qui me pousse, qui m'appelle.
J'ai toujours eu un rapport très intense à l'écriture, une façon de m'en servir d'une façon cathartique, pour me soulager, pour sortir de moi mes peurs ou mes souffrances, pour me libérer.
Ecrire, pour moi, c'est ...

Respirer. Quand j'écris ici, bien souvent, c'est parce que je ressens le besoin impérieux de le faire, d'écrire, d'évacuer certaines choses. C'est pour cela que je serai incapable de me restreindre à écrire une note tous les jours sur ce blog, et que celles qui arrivent à le faire forcent mon admiration. Pour moi, c'est tout bonnement impossible. La note vient avec l'envie d'écrire et de parler de quelque chose en particulier. C'est comme un appel, un besoin irrésistible. C'est pour cela que mes notes n'ont aucune régularité, car elles dépendent de quelque chose d'incontrôlable : l'inspiration. Cela paraît très pompeux, dit comme ça, mais ça ne l'est pas, loin de là. Je n'ai pas la prétention de me déclarer écrivain, poète ni même artiste. J'aime écrire, ça oui ! Je crois que c'est la seule de mes passions qui vient du fin fond de mon enfance et qui n'a jamais bougé, jamais failli. Je me souviens le bonheur ô combien merveilleux qu'a suscité chez moi l'apprentissage de la lecture, les mots qui dansaient devant mes yeux et qui semblaient me crier "apprends-moi, comprends-moi, déchiffre-moi !". Ratus, Mina, Marou et Belo qui m'accompagnaient dans cet excitant challenge, compagnons infaillibles de ma soif d'apprendre à lire. Puis ensuite, l'écriture, l'orthographe, les exercices d'imagination où inventer une histoire devenait le plus gratifiant des jeux ! Dès que j'ai su lire, dès que j'ai écrit, je suis rentrée dans un monde passionnant qui n'a jamais cessé de me fasciner, de me nourrir, de me surprendre. Mon envie de découverte était insatiable. Je lisais, sans cesse. Je crois que je peux compter sur les doigts de mes mains les soirs où je me suis couchée sans lire avant de m'endormir, depuis que je sais lire. J'ai pris cette habitude de mes parents, lecteurs assidus eux aussi. On a toujours lu dans ma famille, les livres sont légion dans ma maison du bout du monde. Il y a des bibliothèques dans presque chaque pièce. Des vieux livres, des neufs, des livres de cuisine, des collections complètes, des petits et des grands livres. A l'âge de 10 ans, je m'amusais à lire une demi-douzaine de livres en même temps. Ils traînaient tous au pied de mon lit, et suivant l'humeur, suivant comment la journée s'était déroulée, je choisissais de continuer un bouquin entamé plutôt qu'un autre. J'aimais cette variété, cette possibilité, je me nourrissais de ces mélanges des genres.

Depuis toute petite, j'écris des histoires. Ou plutôt des brouillons. Des brouillons d'histoire qui ont toutes un début, mais jamais une fin. J'ai du commencer des centaines de romans, au moins. Que je n'ai jamais finis. J'avais des millions d'idées, beaucoup trop pour ma petite tête, alors je commençais toujours une nouvelle histoire, je débarquais dans un nouveau monde pour évoquer ce qui se tramait dans mon imagination bouillonnante. Mais je m'éparpillais dans toutes ces histoires. Je n'arrivais pas à en mener une au bout. Un jour, peut-être que j'y arriverai. Comme un grand rêve secret, enfin réalisé. Comme un challenge difficilement gagné, à force d'années à essayer, et à essayer encore.

Ecrire, pour moi, c'est aussi ma façon de m'abandonner. De dire les choses qui restent coincées en travers de ma gorge, et qui ne veulent pas sortir autrement que sous la plume d'un stylo ou sous le clavier d'un ordinateur. C'est ma façon d'être vraie, entière, honnête, complète. Ce qui ne veut pas dire que je ne le suis pas à l'oral. C'est juste que j'arrive bien mieux à m'exprimer, à trouver mes mots et à être claire, par écrit. A l'oral, je m'emmêle les pinceaux, je bafouille, je laisse ma passion déborder et prendre toute la place. A l'écrit j'arrive à être plus posée, à m'expliquer, j'arrive à ne pas me laisser submerger par tout ce qui m'habite. Ecrire est pour moi ce moyen de communication qui m'offre la liberté d'être à la fois triste, heureuse, mais surtout vraie. J'adore les mots, la sonorité qu'ils s'offrent les uns aux autres en s'associant ou en s'opposant. J'adore jouer avec eux, les faire sonner, les pousser dans leurs retranchements, les faire vivre et cohabiter. J'adore lire une écriture fluide et dénuée de toute contrainte, une écriture aérée et musicale à l'oreille, je trouve qu'il y a quelque chose de magique dans le fait d'écrire des choses et de leur donner une âme et une respiration particulière. C'est d'ailleurs probablement de l'amour pour les phrases qui sonnent juste, qui sonnent de manière poétique, dont me vient ma passion pour le théâtre et les grandes déclamations. Petite, j'adorais lire à voix haute, en classe j'étais la première à lever le doigt pour me proposer, et même chez moi, dans mon lit, j'aimais à lire tout fort ce que déchiffraient mes yeux fatigués. Lire pour les autres, raconter des contes ou des histoires, a toujours été un véritable plaisir. Mettre l'intonation, embarquer avec moi les quelques paires d'oreilles qui m'écoutaient pour nous plonger tous ensemble dans un univers parallèle, m'identifier au personnage principal en vivant à voix haute ce qu'il traversait, tout cela a toujours été pour moi source de joie et d'émerveillement. Je me suis longtemps vue bibliothécaire, rien que pour l'idée de lire des contes à des enfants tous les mercredis après-midis.

Je crois que je serais la plus malheureuse du monde si je ne pouvais plus écrire, un jour. Ecrire, pour moi, c'est se livrer, donner, exprimer ce que l'on est vraiment, derrière les apparences, là, tout au fond. Ecrire c'est comprendre ce qui nous entoure, l'appréhender tout du moins, s'en servir, apprendre de tout ça. Ecrire c'est cesser de prétendre, écrire c'est être. Ecrire c'est partager un peu de soi, et se rapprocher un peu des autres. Ecrire est un cadeau, parce qu'avec l'aide d'un crayon et d'un morceau de papier seulement, on peut toucher au divin.
17:57 Publié dans Un peu plus de moa ... | Commentaires (21) | Tags : écrire, passion, catharsis
29 janvier 2010
Du problème de travailler le week-end quand tout le monde est en week-end justement !!
Hey !
Rassurez-vous (ou réjouissez-vous ^^), je n'ai pas encore trépassé ! J'ai juste du mal à jongler avec mes trois boulots, avec les petites choses du quotidien qu'il faut bien faire malgré tout, et avec l'organisation du mariage qui devient de plus en plus précise et prenante. Ajoutez à ça que cette semaine je me suis retrouvée avec une rhino-pharyngite bronchiteuse et de la fièvre (sans ça c'est pas drôle), et vous comprendrez aisément l'état physique et psychique dans lequel je suis actuellement !! :D
J'avais envie de pousser un petit coup de gueule aujourd'hui, sur le fait de bosser le week-end. Certains diront que c'est une chance, que ça permet de se reposer quand tout le monde bosse, qu'en semaine pour faire les courses les magasins sont moins bondés, que vivre en décalé par rapport aux autres est un rythme comme un autre, qui peut même avoir ses avantages. Oui mais voilà, pour moi je ne vois que les inconvénients : mon fiancé ne vit pas en décalé, lui, il a des horaires de semaine (parfois il est de soirée) alors je vous laisse imaginer le temps qui nous est imparti pour nous voir !! Et c'est vraiment frustrant de se croiser comme ça, de ne pas trouver (ou si peu) de moments à deux pour se détendre, et de ne pas avoir le même rythme, tout simplement. Et puis, franchement, rien ne me déprime plus que de voir tout le monde se réjouir ici et là d'être en week-end, quand moi-même je calcule mentalement à quelle heure il faudrait que je me couche pour ne pas avoir une tête de déterrée le lendemain au travail ! Je vous passe évidemment les vendredis ou les samedis soirs bruyants, les gens qui font la fête en bas de l'immeuble ou qui mettent la sono à fond, les répétitions des groupes du coin dans la salle à côté à minuit passé ... Et puis zut, le week-end pour moi c'est une institution : c'est le moment où on sort, où on se détend, où on voit du monde, où on va au cinéma, où on se couche tard sans culpabiliser, le moment de repos et de fun qu'on a attendu toute la semaine !! Et quand il manque cette notion-là, mine de rien, c'est dur ! Quand en plus, à cause de mes deux autres boulots j'enchaîne les semaines de travail ET les week-end au Musée, là c'est drôlement rude !! Et puis les week-ends sont en général des moments très chargés au travail, où les clients sont nombreux et où il faut être particulièrement réactive et dynamique, donc j'aurais tendance à dire que travailler le week-end peut être plus intensif qu'en semaine.
Je crois que la seule chose que j'aime, dans le fait de travailler le week-end pendant que tout le monde se repose et profite, c'est de partir au travail le dimanche matin, et de voir la ville encore toute endormie, de constater que les rues et le métro sont vides, que tout est calme, désert, comme si tout semblait être entre parenthèses. J'aime bien cette sensation.
Mais sinon, je crois que je ne suis définitivement pas une personne à qui le rythme "boulot le week-end" convient. Je pourrais m'adapter, si mon amoureux était aussi dans ce cas-là, car nous aurions tout de même des moments privilégiés, à deux, week-end ou pas. Mais si je veux voir mes amis, quand moi je suis de repos, c'est-à-dire en semaine, c'est à ce moment-là que tous les autres travaillent et ne sont pas disponibles pour aller boire un verre ou papoter quelques heures. Et je n'aime vraiment pas ce décalage en fait, je me sens flouée dans l'histoire ! C'est peut-être idiot, peut-être que ça vient de moi ... mais voilà, même si j'aime beaucoup mon boulot au musée, j'ai hâte de retrouver mes week-ends et de pouvoir en faire ce que je veux !!
Sur ce, je vous souhaite un bon week-end à tous :D, et je reviens dès que possible avec un article un peu moins scrogneugneu que celui-ci ! ;) (mais ça fait du bien parfois, de vider son sac ! ^^)

20:01 Publié dans Mes coups de gueule | Commentaires (26) | Tags : boulot, week-end, vivre en décalé
20 janvier 2010
This is not a love song
L'avantage de travailler dans la librairie d'un Musée, c'est qu'on a parfois du temps libre. Beaucoup de neige, peu de clients, du temps à tuer une fois qu'on a vérifié que tout était en place dans la boutique ... Tellement de temps libre qu'en l'espace de quelques jours j'ai eu l'occasion de dévorer dans leur entier une belle poignée de romans (et dévorer est le terme adéquat, je vous assure !). J'avais envie de vous parler de l'un d'entre eux en particulier ...

"This is not a love song" est un livre qui aborde des thèmes universels comme l'amour, la famille, la trahison, le secret, l'adultère, les changements internes ou externes auxquels on doit faire face, l'amitié, la fidélité à soi, aux autres. Rien de bien original, vu sous cet angle ... Détrompez-vous, car ce livre est loin d'être conventionnel. A travers le portrait de Vincent, époux et père de famille exemplaire, il raconte comme parfois notre avenir se révèle bien différent de nos attentes, des chemins tout tracés que l'on pensait suivre. Il évoque comme les a priori ont la dent dure. Il exprime la perte des repères, les schémas dans lesquels on s'enferme, nos peurs profondes, la solitude avec laquelle nous vivons tant bien que mal. Ce très joli roman de Jean-Philippe Blondel transpire d'une grande sensibilité, d'idéaux abandonnés ou revus, et fait preuve d'une ironie mordante, presque trop lucide. Et puis, ce livre fait irrémédiablement réfléchir, sur la vie, sur nos choix, sur ce que nous considérons ou non comme essentiel. Si ce livre m'a interpellé, c'est justement parce que je me pose quantité de questions sur la vie que je mène en ce moment, sur ce qui me semble important, essentiel. Et je me dis que parfois il est primordial de se recentrer sur ces notions-là, sur ces questions existentielles qu'on balaie d'un revers de main régulièrement. De s'arrêter et de se demander si nous sommes bien fidèles à nos idées, à nos principes, à nos valeurs. Parce que parfois, il arrive qu'on se perde en route. Parfois on oublie l'essentiel, ou on l'adapte tant bien que mal à nos vies pour ne pas se sentir désarçonnés, en se mentant un tout petit peu à soi-même, rien qu'un peu. Parfois on a du mal à se regarder dans la glace parce qu'on se dit qu'on pourrait être quelqu'un de meilleur, finalement. Mais on ne fait pas toujours tout ce qu'il faut pour. Ou pas comme il faut. Et parfois, on est même incapables de se réjouir de ce qu'on a déjà. On veut plus, on veut mieux, on veut encore. En espérant que ça nous rendra plus heureux ...
Mais au fond, quand je cherche, quand je me questionne, je sais bien qu'un gilet Hermine de Pashmina, aussi joli soit-il, ou un MacBook, aussi performant soit-il, ne me rendront pas foncièrement plus heureuse. Ou en tout cas seulement jusqu'à la prochaine envie, jusqu'à la prochaine "folie". Ce ne sont que des choses, pour combler des vides. Des choses qui ne nourrissent pas spirituellement. Des choses qui contentent, un cours laps de temps. Et moi, au fond, je sais bien que ce n'est pas ce que je recherche, même si parfois j'en ai l'illusion. A quoi sert de posséder ? Moi, je me nourris des rapports humains, des rencontres, des amitiés, de l'amour des miens, des sourires des autres, du plaisir de partager, d'être ensemble. Je me nourris de la simplicité d'une soirée sans chichi où le seul plaisir de se voir remplit de joie. C'est vers ça que je tends, vers ces bonheurs simples et vrais, authentiques. Evidemment, les choses que l'on achète ont aussi leur utilité. Elles font plaisir, rassurent, aident, permettent de se sentir mieux. Mais elles ne sont pas essentielles. Et c'est important de ne pas tout mélanger, de savoir quelles sont nos priorités, de déterminer ce qui fait notre véritable bonheur, et de ne pas l'oublier, surtout.
Et quand on prend des claques comme celles données par ce livre, on se dit que ça ne fait pas de mal, au fond, que ça nous donne l'occasion d'y voir un peu plus clair, de reconsidérer certaines choses, et de se retrouver, finalement. ça nous donne la possibilité de se remettre en question, de changer, et de devenir une meilleure version de soi, tout simplement.

16:03 Publié dans Mes livres de chevet | Commentaires (26) | Tags : this is not a love song, jean-philippe blondel
19 janvier 2010
Bonheurs en vrac ...
Encore un week-end qui passe à toute allure (et pourtant il était de 4 jours celui-là !) et encore plein de beaux souvenirs ramenés sous le bras de ces 4 superbes journées parisiennes !! Pour ces sourires à la pelle nés ce week-end, j'avais envie de faire un listing des petits bonheurs de ces derniers jours :

* La rencontre avec le prêtre qui va nous marier, et avec qui le courant est vraiment bien passé ! Il est ouvert, accueillant, drôle ... Nos appréhensions ont été rapidement levées à ce sujet, et c'est très rassurant de savoir que le prêtre qui officiera pour notre mariage est à l'image de ce que nous voulons faire passer à travers cette cérémonie !!
* Les repas prévus entre les parents de mon fiancé et les miens se sont bien passés, c'était bon-enfant, agréable et détendu ! ça fait plaisir de voir qu'il y a un bon feeling entre eux, même si nous n'en doutions pas !
* Le bonheur de retrouver ma meilleure amie du collège, d'apprendre les jolis projets à venir pour elle, d'échanger des nouvelles, de se présenter nos hommes ... et l'immense plaisir de voir que même 10 ans après, rien n'a changé.
* Une troisième visite du Moulin où aura lieu la réception du mariage, plus concrète que les précédentes, plus technique, plus pratique ... Parce que ça annonce l'approche du mariage, parce qu'on s'imagine de plus en plus dans ces lieux le jour J et que l'on commence à penser aux détails, à la décoration, au fignolage ... Et ça rend tout ça tellement plus vrai, tellement plus palpable, et c'est terriblement excitant !!
* Le spectacle de notre petite église de campagne illuminée dans la nuit, et la joie de se marier dans un endroit si intime, si joli, si pittoresque.
* Une (courte) répétition du groupe de gospel qui chantera pendant notre cérémonie à l'Eglise, qui nous a conforté dans l'idée que nous avons bien faits de les choisir ! ça nous a donné un bel aperçu de ce à quoi ça ressemblera, et ça promet de l'émotion et un vrai moment de vie et de partage !!
* Un brunch très chouette, en petit comité, qui m'a permis de rencontrer deux nouvelles têtes très sympathiques, de ces rencontres qui donnent une nouvelle profondeur à certaines relations tissées sur la toile ! :)
* Une soirée endiablée autour d'un Trivial Pursuit et des gorgées de rires ... Le bonheur de voir que le courant passe, que tout semble naturel, logique, évident. Une soirée où l'on apprend que les mammouths vivent dans les pays chauds (!!), que le kiwi est un animal aptère, que le prénom de Bourvil pourrait être Jean, et que le Trivial Pursuit moins de 14 ans nous convient parfaitement !! Un chaton tellement beau et chou qu'on a envie de le manger (ou de le voler, au choix !). Une maison atypique où l'on se sent bien, parce qu'elle est chaleureuse et pleine d'amour. Des bons moments qui passent trop vite, décidément, mais qu'on n'oubliera pas.
* Des projets très attendus, comme ces deux venues à Lyon en février, qui me font déjà trépigner d'impatience !! :)
* Un nouvel essayage de robe de mariée qui se profile début mars, pour toutes les retouches couture à faire ...
* Et puis, dans 4 mois et 10 jours, ce moment tant attendu, tant préparé, imaginé et rêvé tant de fois ...

14:13 Publié dans Mes petits bonheurs | Commentaires (18) | Tags : mariage, préparation, prêtre, gospel, amies, brunch, blogueuses, rencontre, lyon, trivial pursuit, rires
07 janvier 2010
La vie c'est comme ça
La note de Rose m'a donné envie de replonger dans mes souvenirs d'il y a 10 ans et de prendre conscience du chemin parcouru, et celle de Petite Fleur m'a conforté dans cette envie, dans ce retour en arrière, dans cette note-bilan. Parce que si je suis parfois dure avec moi-même (voire intransigeante), en me retournant et en prenant un peu de recul sur ces 10 dernières années, je ne peux que reconnaître le fait que j'ai évolué, que j'ai fait du chemin (un bon bout de chemin même), et que j'ai plutôt de quoi être fière de ce que je suis devenue, finalement. Il faut dire que je partais de loin.

Il y a 10 ans, j'avais 14 ans, l'âme timide d'une jeune fille trop sage, trop lisse et trop gentille, complexée, qu'on ne remarque pas, quelqu'un de désespérément transparent. Je regardais mes meilleures amies sortir les unes après les autres avec les garçons dont j'étais follement éprise, mais je leur disais que ce n'était pas grave, qu'elles avaient raison d'en profiter, qu'ils ne voulaient pas de moi de toutes façons, alors autant que l'une de nous soit heureuse. Et les garçons en question disaient qu'ils me trouvaient gentille, sympa ... mais dès qu'il était question de sortir avec moi, c'était non. La réponse était toujours la même, et la raison idem : "Dommage qu'elle ait son bec-de-lièvre ...". Dommage, oui. Dommage que ce genre de phrases m'ait plombé mon adolescence, pompé toute ma confiance, et donné la sensation d'être inutile et insignifiante. Alors forcément, devant cette débauche de refus, moi la grande amoureuse romantique qui ne jurait que par l'amour avec un grand A, qui me mourait d'amour pendant une année entière pour un garçon qui ne me regardait même pas, je me suis dirigée naturellement, bêtement, vers des personnes plus âgées, des personnes qui voudraient bien de moi, peut-être. Et je me suis retrouvée à me faire draguer par un garçon de 10 ans mon aîné, flattée comme pas deux, étourdie, amoureuse folle en à peine dix secondes. Et forcément, je suis tombée sur quelqu'un qui en a bien profité, qui a su se servir de moi, m'asservir même, qui est sorti dans le même temps avec ma meilleure amie, qui m'a fait miroiter une belle relation alors qu'il n'en voulait pas, qui m'a fait faire des choses horribles tellement son emprise sur moi était forte, qui a agrandit mes fêlures et créé des traumatismes irréversibles en moi ... Et malgré tout ça, je ne l'ai pas quitté, malgré toute cette souffrance, je suis restée. Parce que c'était mon premier amour, parce que c'était le seul à avoir bien voulu de moi, parce que je ne pouvais pas m'être trompée à ce point et repartir à zéro avec une confiance encore plus bringuebalante qu'avant. Au bout de 9 mois, c'est finalement lui qui m'a quittée, lâchement. J'aurais du m'en libérer avant, mais je n'avais pas le courage, et le plus beau cadeau qu'il m'ait fait, c'est de partir. Après tous ces traumatismes, j'ai rencontré une personne fabuleuse qui a su cette fois me faire croire en l'amour, le beau, le vrai, l'indestructible. Qui m'a donné confiance, et qui a été mon support, mon repère. Qui m'a permis de me relever, de me reconstruire. Quatre ans d'une belle histoire qui a finit par s'étioler, et par mourir.
Et puis, un certain 13 mai 2005, il y a eu une éclaircie, l'espoir d'une autre aventure, d'une autre histoire. Un grand chevelu aux cheveux ébouriffés et à la taquinerie facile, qui m'a ouvert ses pensées, puis son coeur. Comment repart-on dans une relation quand on a connu tour à tour l'affront de l'infidélité, et l'amour immense qui s'éteint ?... Je ne sais pas. Mais je suis repartie de plus belle cette fois-ci, peut-être un peu plus fragile, un peu plus désabusée. Et ça a marché. ça a marché tellement fort, tellement beau, tellement grand, qu'après 5 années de relation passionnée et passionnante, un mariage se profile au printemps.

Alors quand je me retourne et que je me vois il y a 10 ans, jeune, influençable et prête à tout pour un petit rien d'amour, sur la mauvaise pente à cause d'une mauvaise personne, loin de ressembler à ce que j'étais réellement à l'intérieur, je me dis que oui, y en a eu, du chemin. Je crois qu'à l'époque, sans exagérer, j'aurais pu finir sur un trottoir. Et aujourd'hui je suis soulagée d'avoir échappé à tout ça. De m'être construite malgré tout. De m'en être sortie, et plutôt pas mal. D'avoir un fiancé qui tient à moi, qui m'aime pour ce que je suis, qui me connaît par coeur, qui me comble, qui ne me comprend pas toujours mais qui essaye, en tout cas.
Si je fais le tour de mes relations amicales de l'époque, je peux dire que j'en ai essuyé des déceptions, des rejets inexpliqués, des cruautés, des bassesses, des idioties, des injustices, des bris de coeur. J'ai douté un long moment de l'amitié, parce que je n'ai pas toujours su m'entourer des bonnes personnes, ou que j'ai donné ma confiance trop facilement. Aujourd'hui, je suis capable de faire le tri. De me détacher des personnes qui m'apparaissent comme néfastes ou incompatibles, et qui me feront plus de mal que de bien au fond, je le sais, je le sens. Et je suis entourée de pilliers qui ne sont pas près de bouger. Des personnes qui me font du bien, qui m'aiment, qui ne cherchent pas à me détruire ou à m'humilier, des personnes saines et belles, avec de vraies valeurs. Des personnes à qui j'espère offrir la même chose en retour.

Il y a 10 ans, je voulais être comédienne. Et aujourd'hui, même si c'est une passion bien ancrée et que j'espère pratiquer de nouveau et pour un long moment, je sais que ce n'est pas fait pour moi. J'ai fait le deuil de ce rêve qui aujourd'hui ne me correspond plus. Aujourd'hui, mes envies me poussent toujours plus vers ce besoin viscéral d'écrire, de jouer avec les mots, de jongler avec, de les apprivoiser aussi, parfois. Ma deuxième passion a pris le pas sur la première, et c'est tout à fait logique, tellement plus évident, finalement. Parce que j'ai toujours été introvertie, timide, observatrice, et que les mots sur le papier ont été longtemps ma bouée de sauvetage ; ça me correspond tellement mieux que les grandes déclamations au théâtre. La pratique théâtrale m'a permis de m'ouvrir aux autres, de me connaître, d'appréhender mon corps, de m'exprimer, de me faire entendre. Mais ce n'est pas une finalité en soi, en tout cas pas pour moi. C'est un moyen de m'améliorer, mais pas de me réaliser.
Je découvre que mes attentes et mes envies se réorganisent, que des priorités s'imposent à moi, que laisser certaines choses s'en aller n'est pas un mal, que ma vie n'est rien d'autre que ce que je décide d'en faire. Je me dis qu'il m'a bien fallu 10 ans pour assimiler vraiment tout ça, et ce sont toutes les expériences du passé qui ont contribué à me faire comprendre certaines choses indispensables !! Alors, c'est que toutes ces casseroles que j'ai traînées valaient le coup ! ;)
Encore aujourd'hui, je me cherche, je ne suis pas tout à fait "finie". Je tâtonne, j'apprends à discerner ce que je ne veux pas, pour mieux savoir ce que je veux. Je ne suis pas encore complète. Et c'est tant mieux, j'ai envie de dire. J'ai encore une vie entière pour me comprendre, m'aimer complètement, m'épanouir dans différents domaines, me réorienter, m'adapter. J'ai encore une vie entière pour grandir, apprendre, me tromper, repartir, y croire de nouveau. Et je compte bien en profiter pour être aussi heureuse que possible durant les 10 prochaines années !!! :)

00:44 Publié dans Mes débuts ..., Mes rêves, Un peu plus de moa ... | Commentaires (14) | Tags : 10 ans, bilan, évolution
